Maman travaille a rencontré Emmanuel Macron: on vous raconte !

Le réseau Maman travaille a rencontré Emmanuel Macron lors d'une réunion d'échanges avec le fondateur du mouvement En Marche et ex Ministre de l'Economie de l'industrie et du numérique, au Mans, mardi dernier. Nous allons vous raconter cette rencontre.

 

Emmanuel macron maman travaille

Pour une mise en contexte clair et précise avant cela, un rappel de ce que nous sommes et de ce que nous faisons :

Maman travaille, 1er réseau de mères actives qui existe depuis 2008 autour du blog Yahoo! que j'ai créé, a une vocation: lutter contre le plafond de mère, améliorer la conjugaison vie professionnelle / vie familiale via l'égalité femmes hommes dans toutes les sphères, du foyer au monde du travail. Pour ce faire, nous organisons des colloques, journées annuelles (la dernière au Ministère des affaires sociales, la précédente à la Cité universitaire de Paris) nous menons et publions des études statistiques ou des notes de synthèses, animons des formations et sensibilisations. J'ai publié une dizaine de livres sur le sujet dont "Plafond de mère - comment la maternité freine la carrière des femmes" (Eyrolles) co écrit avec l'expert en gestion des carrières Cédric Bruguière et je milite aussi pour changer les mentalités via des romans comme "Pas plus de 4 heures de sommeil" (Stock) en cours d'adaptation au cinéma (lire: "Mélissa Theuriau va adapter le roman de Marlène Schiappa au cinéma")

Maman travaille a organisé des prix pour récompenser les entreprises aux bonnes pratiques (embauche de jeunes mères post congé parental comme Avisdemamans; lauréat 2014), je suis intervenue pour sensibiliser les services RH, les réseaux de femmes ou les directions à l'égalité et la conciliation vie pro / vie perso dans plusieurs entreprises comme BNP Paribas ou Carrefour, nous avons des partenaires tels que Ooshop.com, BBBook et le leader des services à la personnes, O2 home services, nous suit depuis plusieurs années en soutenant nos événements. Nous n'avons jamais demandé de subvention publique. Récemment, nous avons lancé le Pacte Transparence Crèches et trois villes (Le Mans, Bordeaux et Paris) se sont engagées à rendre publics les critères d'attribution des places en crèches. Une pétition lancée par nous sur Change.org a rassemblé 22 000 personnes en quelques jours, (lire sur ELLE.fr) pour demander aux villes de France de mettre fin au clientélisme et alléger les process d'attribution des berceaux. Nous mettons aussi à disposition une lettre de recours gracieux pour faire face aux refus des places en crèches, réalisée par une avocate.

Notre association n'est pas orientée politiquement: ce sont exprimées à nos colloques NKM, Barbara Pompili, Olga Trostiansky, nous travaillons avec des élues du PS, de EELV, des Républicains. Nous avons interpellé ou interviewé pour le blog Maman travaille Anne Hidalgo, porte parole de Martine Aubry; Brigitte Collet adjointe au Maire de Bordeaux Alain Juppé est la première signataire de notre Pacte Transparence Crèches et nous avons travaillé avec elle, comme avec Isabelle Sévère adjointe au Maire Jean-Claude Boulard ou avec les équipes de la ville de Paris, autour de Dominique Versini et Nawel Oumer qui a également signé notre Pacte Transparence Crèches.

Nous pensons néanmoins que la question de l'égalité femmes hommes est politique, et que la question de la conciliation vie professionnelle / vie familiale l'est tout autant. Nous luttons contre l'idée selon laquelle les questions d'organisations familiales seraient accessoires et "féminines". C'est pourquoi nous nous appelons Maman travaille et pas "mes deux parents quel que soit leur genre exercent une activité rémunérée ou non." Via le blog, j'ai sensibilisé à des sujets comme les mères qui travaillent sans mode de garde pour leurs enfants ou celles qui doivent cumuler plusieurs emplois, ou encore sur les questions des femmes battues ou de celles qui réussissent à créer des entreprises à succès, voire encore des pères qui travaillent. Nous sommes aussi à l'origine des chiffres sur les mères épuisées (63%) par l'articulation de leurs doubles journées, chiffres relayés dans de nombreux médias.

Nous avons été auditionnées à l'Assemblée Nationale par la délégation aux droits des femmes menée par la députée Barbara Romagnan dans le cadre de la loi de 4 aout; et avons plusieurs fois interviewé et interpellé Najat Vallaud Belkacem. J'ai même échangé lors des rencontres Sciences Po ELLE avec Marine Le Pen autour du salaire maternel (je suis contre, elle est pour) et avec le QG de campagne de Nicolas Sarkozy où nous avions été reçues en 2012 pour faire passer nos messages. Dès lors que quelqu'un est en mesure de faire quelque chose pour les mères qui travaillent : nous fonçons pour expliquer nos analyses et nos propositions. Le Pacte Transparence Crèches de Maman travaille est contresigné par les secrétaires d'Etat aux responsabilités au moment de son lancement: mesdames Pascale Boistard et Laurence Rossignol, qui nous ont accueillies dans leur ministère pour cet événement.

L'association mène ses missions de lobbying et à titre personnel, "moi présidente d'asso" j'ai évidemment mes orientations, connues de tous ceux que ça intéresse: adjointe au Maire société civile, déléguée à l'égalité femmes/hommes, d'une majorité municipale de gauche; j'ai travaillé au cabinet d'une Ministre des droits des femmes socialistes, j'assume cela parfaitement, avec fierté, et ces informations sont publiques. C'est pour toutes ces raisons que nous avons été conduites à un échange avec Emmanuel Macron.

 

=>> Qui avons-nous rencontré ?

 

Macron Ancien Ministre de l'Economie, fondateur du mouvement En Marche !, Emmanuel Macron était en déplacement au Mans où il a tenu le soir même un meeting avec un millier de personnes, au Centre des Expositions. Accueilli par le Sénateur Maire du Mans Jean-Claude Boulard, il a visité la Ruche Numérique avec des entrepreneurs French Tech et un centre d'examens du code de conduite pour candidats libres, SGS / Securitest.

Emmanuel Macron a également pris, à cette occasion, des positions sur la question des inégalités hommes femmes en parlant notamment d'une "insécurité spécifique vécue par les femmes" dans leurs présences sur l'espace public.

En Marche n'est pas un parti politique mais un Mouvement, qui se revendique comme n'étant ni de droite, ni de gauche, et ambitionne de penser la politique différemment en partant d'un diagnostic avant de lancer des propositions.

 

Si vous sortez du couvent et n'avez jamais entendu parler d'Emmanuel Macron: sa notice Wikipédia, le lien vers le site de son mouvement En Marche !  et sa page Facebook.

 

 

 

=>> La rencontre avec Emmanuel Macron

Comme à chaque rencontre avec des responsables politiques, l'idée de cet échange est débattue avec le bureau de l'association et les organisatrices de journées et de nos événements. Comme à chaque fois, nous avons toutes été d'accord pour dire qu'il fallait foncer et rencontrer Emmanuel Macron. En toute transparence j'ai également bien sûr informé les membres présentes de mon rôle à titre individuel, de mon soutien à En Marche ! lors de ce déplacement d'Emmanuel Macron dans la Sarthe, au Mans où je suis élue. 

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Anaïs Lunet, déléguée générale du réseau Maman travaille au niveau national, en charge des futurs et jeunes parents et par ailleurs spécialiste de la périnatalité, a fait le déplacement ainsi qu'Aurélia Du Pasquier qui joue via l'agence BforBaby un rôle primordial dans l'organisation de nos événements.

Une quinzaine de femmes ont participé à ce rendez-vous avec Emmanuel Macron. Lors d'une discussion très libre de plus d'une heure, nous avons pu avoir des conversations sur l'ensemble des sujets qui nous intéressaient.

 

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Nous lui avons résumé l'étude Maman travaille en sortant quelques chiffres comme la part élevée, le nombre d'heures de sommeil plus faible chez les femmes que chez les hommes, l'inégale répartition des missions éducatives, les écarts salariaux... Nous avons souligné les liens entre inégalités au foyer et dans la vie professionnelle, et l'inadaptation des codes masculins du monde du travail avec les exigences de la vie familiale.

Même quand ce ne sont pas les mères qui se chargent de la vie scolaire, ce sont des femmes quand même: nourrices, assistantes maternelles, mamies... dans plus de 70% des familles, la mère porte seule les tâches ménagères et éducatives.

 

Emmanuel Macron a tenu à réellement écouter chaque mère présente, à les faire parler de leur vie, de leurs difficultés, de leurs attentes et à comprendre le problème de façon global sur la base des expériences de chacune.

En voici quelques extraits de verbatims :

 

 

" J'ai des facilités car je travaille pour ma mère. Mon mari est au chômage... Mais j'en prends mon parti car ça le rend très disponible pour notre organisation familiale. C'est une accumulation de cas particuliers, mais je veux positiver."

Nolwenn Ragot, responsable d'espace de coworking 

 

"Les mères qui ont arrêté de travailler et trainent devant l'école le matin, ce n'est pas parce qu'elles n'ont rien à faire: c'est pour tisser du lien social."

Caroline Bouillard, blogueuse Les Babyllages de Caroline

 

"Là je vous parle, monsieur Macron, et j'en suis ravie, mais en fait sachez bien je suis en même temps en train de penser à mes petits jumeaux qui sont malades et qui sont à la maison avec leur nounou; et je vais devoir foncer juste après les amener chez le pédiatre... C'est ça être une mère qui travaille ! "

Géraldine Durand, directrice communication marketing de o2 

 

"C'est anormal d'avoir aussi peu quand on va annoncer sa grossesse à son employeur. Même quand cela se passe très bien avec lui, c'est une angoisse qu'aucun homme ne connaît que d'aller frapper à une porte et de chercher ses mots pour annoncer que l'on sera absente les mois à venir, mais qu'on aime notre travail..."

Peggy Charmi, responsable de pôle à la CCI

 

"L'inadéquation vie pro / vie familiale touche aussi les pères, qui sont parfois moqués quand ils veulent partir plus tôt s'occuper de leurs enfants. Le congé paternité est un droit: mais pour exercer ce droit, on peut rencontrer des freins culturels forts... De même, ils sont souvent sous-informés sur leur possibilité à prendre un congé parental. Beaucoup croient que c'est une prolongation du congé maternité des femmes."

Marlène Schiappa, fondatrice de Maman travaille 

 

"Ces questions touchent à l'intime et la communication entre employeurs et salariées doit être plus fluidifiée et sécurisée, par exemple il est difficile pour une femme qui doit s'absenter pour des FIV ou pour des traitements liés à la pré-maternité d'expliquer qu'elle sera absente, et en même temps si elle ne le fait pas, elle sera jugée comme désinvestie..."

Olivia, directrice de l'agence Machin Bidule 

 

"Lorsque l'on est une femme, et que l'on crée une entreprise, on est regardée par des investisseurs ou des partenaires différemment: d'ailleurs j'ai attendu que ma fille soit grande pour créer la mienne !"

Isabelle Roncin, directrice de La Tribu Coworking 

 

"Quand on devient mère, on acquiert de nouvelles compétences, on fait tourner la machine en permanence."

Diana Higbee, chanteuse lyrique

 

"Nous traversons une époque où les couples divorcent bien plus qu'avant: des mères qui avaient construit une carrière importante se retrouvent célibataires, doivent faire face seules dans beaucoup de cas et peuvent se retrouver précarisées par la situation. Les changements de vie sont importants, ce n'est plus une situation linéaire de mariage / enfants / carrière."

Hélène Antier, psychothérapeuthe de couples

 

"Nous les femmes avons une responsabilité individuelle pour faire changer la situation pour toutes. Nous sommes trop perçues comme revendicatrices alors que notre volonté est simplement de permettre l'épanouissement, sur la base de l'égalité. Quand on est soutenue par son conjoint, on peut aller très loin !"

Fabienne Malhaire, artiste sculptrice

 

"Les mères qui travaillent doivent sans cesse se réinventer: avec 5 enfants, j'ai vécu dans plusieurs pays et à chaque fois j'ai été tenue de réfléchir à ma vie professionnelle."

Mélanie Schmidt-Ulmann, auteure et coach en parentalité positive 

 

"Trop de femmes sont encore dans le devoir: devoir familial, devoir professionnel... et s'oublient. Leur santé, leur vie personnelle, en pâtissent. Maman travaille a permis de libérer cette parole, nous nous disons des choses ici que nous ne pouvons pas dire ailleurs, à d'autres."

Anaïs Lunet, directrice de BforBaby 

 

Delphine, Aurélia, Nolwenn, Gabrielle, Mélanie, et les autres femmes présentes ont poursuivi le débat, sous forme de discussion, avec bienveillance et sans jugement comme dans toutes les rencontres. 

 

Nous avons conclu en insistant sur la responsabilité tripartite dans la construction du plafond de mère:

1/ pouvoirs publics (société, institutions, collectivités...)

2/ monde du travail (employeurs, culture...)

3/ individus (mères et pères aux-mêmes).

 

D'évidence, si l'acteur n°1 fait voter une loi (possibilité de congé parental) mais que l'acteur n°3 (les pères) n'a pas envie ou par le culture nécessaire pour profiter de cette loi, elle sera inefficace (2% de pères en moins dans les chiffres du congé parental entre 2012 et 2016). Idem, si l'acteur n°2 (employeurs) facilite l'embauche et la promotion de mères mais que l'acteur n°2 (collectivités) ne crée pas suffisamment de places en crèches ou de modes de garde pour que les bébés puissent être gardés, l'acteur n°3 (parents) ne peut pas en profiter.

C'est donc une action commune et uniquement une action commune, concertée, articulée et organisée entre l'ensemble de ces responsables que l'on pourra mettre fin au plafond de mère ou l'atténuer fortement.

 

Nous avons remis à Emmanuel Macron une synthèse de l'étude Maman travaille et différents documents et livres ainsi qu'une carte de Maman travaille pour son épouse.

 

"Pourquoi pour mon épouse uniquement ? Moi aussi ça m'intéresse Maman travaille !" 

Emmanuel Macron 

 

Lors de son discours au meeting le soir même, plusieurs éléments de nos échanges sont ressortis et il a évoqué plusieurs fois sa rencontre avec l'association.

 

Parmi les axes qu'il a évoqués, notamment:

 

- l'intervention de Caroline sur le lien social qu'apporte le travail, qui permet l'émancipation

- la possibilité pour chacun (pères aussi) de choisir de s'investir dans sa vie familiale 

- l'égalité femmes / hommes dans le choix de la vie professionnelle 

- la refondation du monde du travail qui doit tenir compte des nouveaux usages et revoir ses codes

 

 

Capture d’écran 2016-10-14 à 10.52.29Bien sûr, nous pourrons comme nous l'avons toujours été être amenées à rencontrer d'autres responsables politiques au cours des prochaines échéances.

Nous remercions très chaleureusement Emmanuel Macron d'avoir été, dans la période actuelle, le premier à échanger avec nous et de façon aussi construite et attentive.

 

Le lendemain, nous nous faisons une réflexion: en neuf ans d'existence et de rencontres avec des responsables politiques, Emmanuel Macron est le premier homme à échanger avec nous. A l'évidence, il n'est pas une "maman qui travaille" et donc pas concerné personnellement par nos interrogations, qu'il n'a pas vécues, et il ne peut donc pas se reporter à sa propre expérience pour rebondir. 

 

Pourtant, il a immédiatement percuté.

Parmi les membres et les sympathisantes présentes, toutes ont des orientations politiques variées, différentes, et personnelles.

 

 

 

Sur notre page Facebook, vous avez été plus sceptiques avant la rencontre:

 

" Demandez-lui s'il pense aux familles en intronisant le travail du dimanche..."

Aurélie, sur la page Facebook Maman travaille

 

Mais au cours du petit débrief, les réactions des présentes restaient enthousiastes:

 

"Je n'ai pas eu l'impression qu'il voulait me vendre quelque chose, mais qu'il venait pour comprendre. Maintenant, je demande à voir la suite, ce qu'il propose, et dans quel cadre il le propose  ! "

Une participante de l'échange

 

"En 9 ans, nous avons beaucoup travaillé avec des femmes responsables politiques. Emmanuel Macron est le premier homme politique à échanger avec Maman travaille."

Marlène Schiappa, fondatrice de Maman travaille 

 

Merci à son cabinet d'avoir pris le temps d'organiser cette rencontre !

 

 

Nous organiserons d'autres rencontres tout au long de la campagne présidentielle et législative : si vous voulez y participer écrivez-nous avec votre ville et vos disponibilités sur mamantravaille@yahoo.fr

 

 

Nous vous rappelons que vous pouvez toujours signer la pétition Change.org pour demander aux Maires de nos villes plus de transparence dans l'attribution des places en crèches.

 

 


Refus de place en crèche: votre recours gracieux, par Maman travaille et Maître Claire Quetand-Finet

Maman travaille mène depuis des années un véritable combat pour les places en crèches. Il en manque toujours plus de 350 000 en France (certains modes de calculs parlent même de 500 000)

Crèches transparence

Cette pénurie crée un marché en flux tendu où de nombreuses demandes sont refusées, sans que les raisons en soient exposées, parfois. C'est pourquoi Maman travaille a créé le PACTE TRANSPARENCE CRECHES qui engage les villes à rendre publics leurs critères d'attribution des places en crèches et les barèmes de ceux-ci, ainsi que la composition des commissions d'attribution. Nous avons fait signer 3 villes engagées sur cette question, dont Bordeaux et Le Mans qui ont déjà rendu publics leurs critères.

 

Marlene schiappa ministere

Pour répondre à des élu-e-s nous indiquant que "personne ne se plaignait auprès d'eux du manque de places en crèches", nous avons lancé une pétition sur Change.org qui a recueilli plus de 20 000 signatures en une semaine.

Enfin, nous voulons aider les parents qui doivent faire face à un refus et ne savent pas comment réagir à ce refus.

Nous avons travaillé avec Maître Claire Quetand-Finet, une brillante avocate au barreau de Versailles (titulaire d'un Doctorat de droit privé obtenu à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne avec la plus haute mention : « très honorable et les félicitations du jury », qui a enseigné de nombreuses années à l’Université de Versailles – Saint-Quentin et Paris-Dauphine et publie également dans des revues juridiques et scientifiques.) Très engagée sur ces questions auxquelles, en tant que mère, elle doit faire face elle-même, Maître Claire Quetand-Finet a décidé de faire profiter les autres jeunes parents d'une procédure de recours gracieux.

Claire quetant finet

Cela consiste en un courrier (que nous offrons aux lecteurs et lectrices de Maman travaille en téléchargement ici, bien évidemment, gratuitement) à adresser au Maire de votre ville, afin de solliciter légalement le ré-examen de votre dossier (qui repassera en commission) mais aussi d'alerter sur ce manque de transparence. En effet, tant que les parents ne se feront pas entendre, la question des modes de gardes ne sera pas une priorité, pour personne ! Il s'agit d'un document Word que vous devez compléter et envoyer. L'utilisation se limite aux personnes et aux familles, merci de ne pas la copier pour une utilisation commerciale.

En mettant à disposition des familles un recours gracieux conçu par une avocate, Maman travaille poursuit inlassablement son lobbying pour plus de transparence dans l'attribution des places en crèches, plus de modes de garde, et une meilleure conjugaison vie professionnelle / vie familiale pour tous les jeunes parents.

 

Marlène Schiappa, Fondatrice de Maman travaille

 

>>> Téléchargement Maman travaille Recours gracieux crèche

 

Signer la pétition Change.org "Maires, faites la transparence sur les places en crèches"

Transparence crèches: le combat de Maman travaille (Parole de Mamans)

Une pétition demande plus de transparence pour les crèches (ELLE)

25 000 parents demandent des comptes dans les crèches (France 5)

Marlène Schiappa, la lobbyiste des mères qui travaillent (Madame Figaro)

Les places en crèches ne sont pas des cadeaux (Huffington Post)

Le burn out des mamans actives (Atlantico)

Le site de Maître Quetand-Finet, avocate

Journée Maman travaille au Ministère des Affaires sociales 

 

Livre: Plafond de mère - comment la maternité freine la carrière des femmes (Eyrolles)

Séminaire de formation Maman travaille: mardi 15 novembre à Paris chez CoworkCrèche 


Attribution des places en crèches : nous tirons la sonnette d’alarme !

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A la veille de la rentrée scolaire, de nombreuses familles ne sont pas fixées sur le mode de garde de leur bébé. Les mairies ne donnent pas de délai de réponse aux dossiers de demandes déposés et ne répondent parfois même pas aux jeunes parents. En outre, les critères d’attribution restent flous dans trop de villes de France.

Une situation alarmante avec des conséquences graves sur les jeunes familles, qui en viennent parfois à perdre leur emploi ou ensuite à renoncer à un projet de deuxième enfant. 

Notre association déplore une très grande augmentation des messages reçus sur le sujet : 46% de bouteilles à la mer émanant de parents désespérés nous demandant avec ironie et tristesse s’ils doivent emmener leur bébé sur leur lieu de travail ou le laisser dans une consigne. Lors de notre étude statistique menée auprès de 987 mères actives de toute la France, les mots « chance » et « piston » ont été cités spontanément par la majorité des futures et jeunes mères pour qualifier l’obtention de places en crèches. Même quand les communes ont mis en place des procédures fiables, le manque d’information demeure sur la composition des commissions d’attribution et sur le barème de points.

Les parents sont dans le flou le plus total et cela impacte durablement leur organisation, avec par exemple embauche d’assistante maternelle / nourrice en doublon, générant un licenciement parfois avec indemnités avant même le début du contrat, dommageable pour tous. Un flou parfois volontaire ? De nombreux Maires de tous bords politiques s’engagent pour la transparence des critères d’attribution de places en crèches, comme ceux de Bordeaux, Le Mans et Paris. Ils ont signé le Pacte transparence Crèche de Maman travaille au Ministère des Affaires sociales il y a 6 mois et ont publié l’ensemble de ces informations pour Bordeaux et Le Mans. Depuis, Maman travaille mène mission de lobbying auprès des autres Maires de France.

Signer, envoyer la pétition: change.org/TransparenceCreches

Mais trop nombreux restent ceux qui maintiennent une chape de plomb sur les barèmes réels, se servant des places en crèches comme de « remerciements » clientélistes, mais en aucun cas comme d’un service municipal dont on garantit l’équité d’accès à toutes et tous. Le tout alimenté par une forte pénurie (il manque 400 000 berceaux). Le début d’une inégalité femmes/hommes La recherche d’un mode de garde est une « épreuve » pour bien des jeunes parents d’après l’étude Maman travaille. Dans la majorité des familles, la mère prend en charge cette recherche pendant son congé maternité. Cela marque le début du « plafond de mère ». Au demeurant, dans la majorité des couples hétérosexuels, le parent qui envisage de cesser son activité professionnelle en cas d’absence de mode de garde est la mère.

C’est aussi elle qui passe plus souvent à l’acte, ou diminue son temps de travail, et donc son revenu et ses cotisations retraite (98% des congés parentaux). Tant qu’elles attendent une réponse, les mères ne peuvent pas se projeter dans la suite de leur carrière et sont plongées dans une pesante insécurité professionnelle.

Transparence sur les crèches : il y a urgence ! Dans un contexte économique et global difficile, avec de surcroît des menaces terroristes, les politiques familiales sont reléguées en queue de liste des priorités. Notre association a longtemps conseillé aux mères de bricoler. Mais nous ne pouvons plus accepter cette situation grave. Nous demandons aux Maires et aux adjoint/es de prendre leurs responsabilités et de faire la transparence sur les places en crèches.

 

Signer, envoyer la pétition: change.org/TransparenceCreches


Bad Moms: une vraie analyse sociale derrière la comédie potache

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Depuis début août, le film "Bad Moms" avec Mila Kunis (épouse d'Ashton Kutcher, ex de Demi More, vous suivez ?) cartonne au cinéma. Ecrite et réalisée par l'équipe de "Very Bad Trip", film à l'humour très en dessous de la ceinture et très provocateur (ce qui est un compliment dans ma bouche) "Bad Moms" s'inscrit sur le créneau moderne des "mères indignes", puisque c'est ce que signifie le titre - oui je sais, j'ai fait Anglais première langue.

Il est même surprenant que nous ayons du attendre 2016 pour voir un film sur la question des mères indignes, sujet ultra tendance et pourvoyeur d'articles, de blogs, de livres en pagaille depuis plus de 10 ans aux USA comme en France. 

Le scénario est plutôt basique: Une mère de famille épuisée (comme 63% de mères, se déclarant en burn out) par sa quête de perfection surprend son mari en pleine masturbation vidéo sur un site de webtchat sexuel. Elle le jète dehors et se retrouve mère célibataire avec deux enfants dont une fille névrosée, obsédée par sa sélection dans l'équipe de foot, et un garçon bruyant. Son patron la harcèle presque et elle n'a pas vraiment d'amies avec qui évacuer la pression. La présidente des parents d'élèves décide qu'elle sera responsable de la vente des gâteaux à la kermesse... et là c'est le drame. L'héroïne craque, devient amie avec les deux boulets des parents dans une Amérique WASP et BCBG: 1/ la mère au foyer de 5 enfants qui n'a aucune vie sociale et est tyrannisée par un mari misogyne et 2/ la mère célibataire alcoolique. A elles trois, elles vont briguer la présidence des délégués des parents, sur fond de drague ostentatoire du père de famille latino musclé et veuf. 

La comédie pour mères de famille est un genre nouveau qui me passionne fatalement, comme mère mais aussi comme écrivaine auteure du roman "Pas plus de 4 heures de sommeil" dont les droits cinéma ont été acquis par madame Mélissa Theuriau. En regardant Bad Moms, je me demande fatalement ce que donnera le film inspiré du roman que j'ai écrit au cinéma, inch'Allah. 

J'ai donc noté des similitudes flagrantes entre mon roman et ce film. Ma paranoïa n'étant pas assez grande pour imaginer que les scénaristes de Very Bad Trip auraient lu en cachette Pas plus de 4 heures de sommeil pour le plagier, j'en déduis que les comédies pour mères ont certaines bases commues, par exemple:

  • la présidente des parents d'élèves (personnage récurent chez moi sous le nom de Justine Desprez) qui s'avère avoir aussi des failles (scène de pleurs à la fin dans Bad Moms comme dans Pas plus de 4 heures de sommeil) Conclusion: la présidente de l'asso des parents d'élèves est la nouvelle figure de la chef des pom pom girls.
  • le père de famille sexy et veuf. Dans Bad Moms comme dans Pas plus de 4 heures de sommeil, il n'est pas célibataire ni divorcé mais veuf. Manière pratique d'évacuer les relations difficiles des familles recomposées ou féminisme qui empêche même en fiction de "piquer" un mec ?
  • l'incapacité pour les mères mariées depuis longtemps à draguer autrement qu'en parlant de... leurs enfants, scène ultra drôle dans Bad Moms quand Mila Kunis pleure en évoquant le dernier Disney ou suggère à un "date" de manger plus de légumes pour son équilibre alimentaire.

 

 

Bad Moms, c'est donc une comédie potache rigolote, où les "punchlines" s'enchaînent comme des perles sur le collier de la présidente des parents d'élèves. J'en ai relevé quelques unes pour vous:

 

« Tu n’as pas un soutien-gorge sexy ?

-Mais C’EST mon soutien-gorge sexy ! »

 

« J’ai eu un D à mon devoir…

  • Oh un D, mais pourquoi… Chéri, dis quelque chose ?!
  • Euh, ah ouais un D, super. »

« Il faut segmenter les votes pour les élections des délégués de parents… tu dois avoir les votes des mères parfaites, des mères naturelles, des MILF, des mamans blogueuses… »

« Tu sais, comme ça j’ai l’air d’avoir une famille parfaite, mais… mon beau-frère a rejoint Daesh. Alors qu’il est Juif… ! »

« Elle est belle votre alliance.

- Euh je… me … la suis achetée moi-même… »

« Tu es une super bonne mère !  - Ah bon, qu’est-ce qui te fait dire ça  ?  -  Je sais pas, tu fais attention que tes enfants soient lavés et euh, tu leur donne un pique-nique quand il y a une sortie…  - Mais toutes les mères font ça.   - Ah bon, t’es sûre ? »

« Et tu as des sentiments pour cette strip-teaseuse / animatrice de webcam sexy ?

Oh, tu sais, on ne se masturbe pas en ligne pendant huit mois avec quelqu’un sans développer un minimum d’attachement. C’est un sacré petit bout de femme, elle gère sa ferme biologique toute seule, et…

Dégage de chez moi. »

 

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Si Bad Moms nous fait hurler de rire entre trois hits ("Shut up and dance", "Hey Mama"...) c'est pourtant une véritable satire sociale dans un scénario de velours. L'amie de Mila Kunis qui gère seule l'ensemble des tâches ménagères illustre les 80% des tâches domestiques effectuées par des femmes d'après les statistiques. Et quand elle se libère à la fin, Hollywood oblige, on ne peut s'empêcher de jubiler avec elle.

Les réunions de parents d'élèves avec un seul père et une majorité écrasante de mères viennent prouver les statistiques montant que la majorité des kermesses ou réunions sont assurées par les mères. Le fait que la garde des enfants échoie à la mère ne fait même pas débat, sauf quand celle-ci se montre "défaillante" d'après les enfants eux-mêmes.

 

Bad Moms évite les clichés en s'inscrivant dans une vraie modernité. C'est la fille (et non le garçon) qui fait du foot. Le boss de l'héroïne n'est pas un vieux barbon mais un jeune, caricature drôle de la génération Y avec un management "à l'horizontal" cool ascendant Google ou Starbucks (au siège) ce qui ne l'empêche pas de la virer sans préavis.

L'héroïne travaille à temps partiel comme bien des mères de familles, mais vient 5 jours par semaine au bureau... 

 

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En rigolant et en se moquant des mères et de leur entourage, Bad Moms tient le rôle de la comedia Dell'Arte: "castigat ridendo mores", elle châtie les moeurs en riant. Et peut pointer du doigt des dysfonctionnement dans les domaines de la maternité, comme de l'égalité, plus efficacement que beaucoup de statistiques. 


Réservez votre place au Séminaire de formation rentrée Maman travaille chez CoworkCrèche !

Vous connaissez Maman travaille, le 1er réseau de mères actives, qui depuis plus de 9 ans agit concrètement pour la conciliation vie pro / vie familiale via des événements, conférences, Prix, militantisme, lobbying, Pacte Transparence Crèches, et on en passe...

Vous connaissez aussi CoworkCrèche, le 1er espace de coworking avec crèche intégrée créé à Paris !

Et vous connaissez sans aucun doute B for Baby, le premier et plus grand groupe de baby planers français, spécialiste dans l'accompagnement périnatal.

Les deux associations et l'agence s'unissent pour vous proposer une journée unique de séminaire de formation, entre mères actives, à Paris jeudi 13 octobre avec des modules pédagogiques et un programme unique.

N'hésitez pas à réserver votre place > mamantravaille@yahoo.fr

Programme séminaire maman travaille


7 secrets conciliation vie pro / vie familiale de working moms du bout du monde

 

Vie professionnelle / vie familiale : comment s’inspirer des femmes du monde entier pour tout concilier ?

La France est souvent citée en pays modèle pour la conciliation vie professionnelle / vie familiale. Pourtant, dans d’autres pays aussi, des réflexes se transmettent entre mères actives.

Allemagne, Sénégal, Dubaï, Suède, Afrique-du-Sud, Russie, Arménie, Angleterre, Suisse, Costa Rica, Antarctique… Partout dans le monde, des femmes sont confrontées aux problématiques « Maman travaille » et concilient vie professionnelle et vie familiale.

Comment les mères Touaregs, Berlinoises, Esquimaux, New-Yorkaises ou Suisses concilient-elles carrière et maternité ? Comment pouvons-nous nous en inspirer ?

A travers quelques secrets de working moms glanés autour de reportages et d’échanges, des mères étrangères ou Françaises expatriées partagent leurs observations émerveillées sur ce qui marche mieux ailleurs…

 

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NEW YORK (USA)

Mon baise-en-ville

« A New-York, nous préparons toutes de véritables mini valises pour affronter la journée. Hors de question de courir en talons aiguilles au risque de se fouler une cheville : je fais les trajets apart’/garderie/travail en baskets bien confortables, et j’emmène mes escarpins dans mon très grand sac. »

Kelly, 34 ans, designeuse, maman de Amy, 4 ans

Comment on l’adapte en France ?

Tout simplement avec un très gros sac à main. Baskets ou talons aiguilles selon, et pourquoi pas une tenue « running » à glisser dans son sac et à enfiler avant de quitter le bureau, pour courir plus à l’aise jusqu’à l’école ou la crèche ?

 

DAKAR (SENEGAL)

Jamais sans mon bébé

« Je n’ai pas de garde pour mon bébé mais ça ne me dérange pas, car je l’emmène partout. Pendant les cours, j’ai mon bébé en écharpe dans mon dos. Si elle a faim, je lui donne le sein, même pendant le cours. Ca ne choque personne : les autres étudiantes jeunes mamans emmènent aussi leurs bébés. Je pense continuer comme ça autant que possible, chez nous il n’est pas rare que les bébés restent avec leur mère pendant les études mais aussi au travail en extérieur, où ils jouent ensemble pendant que les mères travaillent. »

Aminata, 25 ans, étudiante en langues, maman de Gaïa, 8 mois

Comment on l’adapte en France ?

Il est rarissime de voir des jeunes mamans avec leurs bébé dans les universités françaises ; néanmoins le portage en écharpe ou en porte-bébé permet de se déplacer plus discrètement qu’avec une poussette. Pourquoi ne pas tenter ? Pour un rendez-vous ou pour un TD, pour assister à une conférence ? Plus votre bébé sera habitué à être au dehors avec vous, plus il sera calme lors des prochaines sorties…

 

SAN FRANCISCO (USA)

Devenir du matin

« La Silicon Valley est précurseure en matière de politique RH d’équilibre des temps de vie. Les gens ici ont peu de vacances, presque pas de congés payés, mais un mode de vie tout au long de l’année vraiment agréable et propice à la vie de famille. Par exemple, il y a une vraie vie le matin. Entre 6h30 et 9h30, parfois 10h, on peut croiser des gens en plein yoga, des familles à vélo, ou simplement parties ensemble faire leur marché bio sous le soleil californien… Ce moment en famille permet d’aborder la journée qui commence sereinement, sans avoir l’impression d’être dans un métro boulot dodo permanent ! »

Layna, chercheuse en innovation, 33 ans, maman de Aïden, 9 ans.

Comment on l’adapte en France ?

Le « moment du matin » est facilement adaptable chez nous. En se levant simplement 30 minutes plus tôt, on augmente le temps passé en famille. Il peut s’agir d’une promenade dans un beau jardin proche de chez vous, mais aussi du marché (renseignez-vous auprès de votre Mairie pour en connaître les horaires) d’un petit déjeuner pris au café du coin, ou simplement d’un temps à pieds, à discuter tous ensemble en direction de l’école… Ainsi, la journée de travail démarre après un moment de journée « familial ».

 

DUSSELDORF (ALLEMAGNE)

Kinderbüro

« Mon entreprise a installé un kinderbüro au travail. C’est une sorte de pièce garderie, dans laquelle nous pouvons déposer les enfants en cas de grève de l’école ou de nounou malade… Vraiment pratique. Dans les entreprises qui n’en disposent pas, comme celle où travaille mon mari, des salariés se sont débrouillés entre eux pour aménager tout de même un espace dans l’open space dédié aux enfants un peu plus grands, avec des crayons, des puzzles, des jeux et une Nintendo DS ! Du coup eux, ils s’occupent, nous on ne manque pas le travail… »

Teresa, 37 ans, maman de Beate, 12 ans et de Charles, 9 ans.

Comment on l’adapte en France ?

En France, pour des questions d’assurance, il est impossible de faire venir des enfants sur un lieu de travail sans autorisation écrite de l’employeur. Si vous travaillez dans un secteur sans danger manifeste (pas de passage de foule, pas d’outils à proximité, etc) vous pouvez formuler la demander à aménager un coin même très restreint. Dans un premier temps, il peut s’agir d’un tiroir commun à tous vos collègues avec des jeux et quelques grignotages de dépannage pour le cas où des enfants viennent. Vous serez moins stressée le jour de la grève surprise de l’école !

 

SANTO DOMINGO (EQUATEUR)

Plus de « quality time »

« Coucher son enfant à 20 heures pétantes ? En Equateur c’est inimaginable ! On vous prendrait pour un tortionnaire ! Les enfants de la région dînent tard (et avec leurs parents) et se couchent assez tard. Ils font des siestes plus longues pour compenser, jusqu’à un âge avancé. C’est très pertinent pour la conciliation vie professionnelle – maternité car on se pose moins cette question du « quality time » à passer avec ses enfants. On ne passe pas que 35 minutes avec eux le soir avant le coucher, mais deux voire trois bonnes heures minimum. Après quelques mois, je n’arrivais plus à me souvenir de l’intérêt de les coucher si tôt… »

Alexandra, graphiste, maman de Marine, 5 ans, de Paul 3 ans et d’Audrey, 1 an.

Comment on l’adapte en France ?

Pendant quelques jours, vous pouvez laisser les enfants choisir leur horaire de coucher et mesurer leur niveau de fatigue du lendemain. Puis, ajuster en fonction. S’ils sont encore en maternelle ou à la crèche, insistez sur l’importance de la sieste ! Après tout, mieux vaut dormir quand ils sont éloignés de vous, non ? Et gagner en temps familial profitable ! Parce que rentrer et les coucher, bof…

 

PEKIN (CHINE)

Le pot très tôt

« Ici, j’ai été frappée par les méthodes strictes des mères Chinoises. Un peu effrayée au début, j’ai fini par réaliser que les bébés n’en étaient pas traumatisés. Aucune mère chinoise ne laisserait son enfant attendre d’être prêt pour passer sur le pot, par exemple. Ici, dès l’âge de quelques mois, on leur retire leurs couches. La technique utilisée, c’est de repérer les moments de la journée où le bébé a envie d’aller sur son pot (après ou avant le repas ? etc) et de l’y conduire tout simplement, en l’installant dès qu’il sait tenir assis. Ainsi, les bébés peuvent être gardés beaucoup plus facilement, sans problématiques de couches à changer. »

Karen, 33 ans, traductrice, maman de Syllia, 7 ans et de Maeva, 6 ans

Comment on l’adapte en France ?

Ici, la culture éducative est plutôt au « laisser-faire » en matière de propreté. Néanmoins, pour appliquer les méthodes chinoises, vous pouvez contacter un haptothérapeute. Contrairement aux idées reçues, ce n’est pas réservé à la grossesse : il vous aidera à mieux communiquer avec votre bébé autour de ses besoins ; le syndicat des sage-femmes haptothérapeute vous fournira des adresses. C’est vrai qu’un bébé sans couche est plus facile à faire garder… et à faire sortir !

 

LIVERPOOL (ANGLETERRE)

Une nanny à l’Anglaise

« Quand je reviens d’Angleterre en France, je suis ravie de retrouver les croissants français et les promenades à pieds. Mais une chose me manque : la nanny des enfants ! Une vraie nurse, à l’Anglaise, comme on n’en voit que dans Mary Poppins. Elle fait vraiment partie de la famille. Bien sûr tout le monde ne le fait pas, mais c’est une tradition Anglaise que nous avons voulu garder. Au-delà de deux enfants, ça ne revient pas beaucoup plus cher que les systèmes de garderies privées et c’est incomparable en terme de qualité. Elle participe à leur éducation, leur apprend la politesse avec nous les parents, mais leur fait aussi faire une foule d’ateliers cupcakes, de visites, de sorties… Ca n’a rien à voir avec le fait de laisser son bébé entre quatre murs toute la journée. On travaille l’esprit léger ! »

Hélène, 32 ans, directrice financière, maman de Léonor, 4 ans et Beatrix, 1 an.

Comment on l’adapte en France ?

En France, ça veut dire consacrer du temps au recrutement de la nanny, alors que l’on est souvent déjà contente de trouver une assistante maternelle disponible ! Mais il existe plusieurs agences spécialisées qui s’occupent d’identifier les meilleures nannies à l’Anglaise via des méthodes de « chasse de tête ». L’idée est de dresser une liste très précise du planning idéal selon vous et des qualités attendues chez la nanny. Enfin, 50% des montants engagés seront déduits des impôts, en dessous du plafond de 6000 euros par an.


Ces 13 phrases que tout mère qui travaille rêve d'entendre !

 

Bad moms

Nous télétravaillons tous le mercredi, ça ne vous dérange pas de le faire aussi ? (votre manager)

Vous êtes bien trop jeune pour avoir une fille de 10 ans ! (le baby sitter)

Hey, vous contractez super bien le périnée. (docteur en charge de la rééducation du périnée)

Bonjour, je vous appelle pour vous dire que vous avez une place en crèche ! (la mairie)

Bien sûr que je vais chercher les enfants ce soir. (leur père)

Un nouveau pédiatre arrive en ville. (la voisine)

Nous avons installé le Wifi au square... (la mairie, bis)

... et il y a des Mojitos à la kermesse. (la directrice de l'école)

Dans notre entreprise il existe une "prime mère de famille" d'un montant de 367 euros par mois. (votre responsable RH)

Et des places pour Disneyland Paris. (le C.E.)

Chica Vampiro n'est plus diffusé à la télé. (une autre mère)

Je n'ai jamais vu des enfants aussi bien élevés ! (votre belle-mère)

 

A lire aussi: ces 12 moments que toute mère qui travaille a déjà vécu 

 

 


Ces phrases que toute mère qui travaille a déjà entendu (hélas)

Ah bon, tu pars à 18h30 ? Ah, ben il y en a qui ont la belle vie...

(Brenda, collègue childfree de 24 ans dont c'est le 1er job)

> T'as raison ma Brenda, je pars à 18h30 pour enchaîner pédiatre devoirs dîners bains histoires du soir pendant que tu boiras ton troisième Mojito en afterwork mais oui, j'ai la belle vie

 

On peut pas tout avoir hein, moi, de mon temps, on se contentait d'élever nos enfants et je peux vous dire qu'ils ne traînaient pas dans les rues comme maintenant. Ma génération savait rester à sa place.

(Sylvie, tante par alliance)

> Ta génération c'était aussi Simone Veil et Françoise Giroud, alors merci de ne pas généraliser, tata Sylvie !

 

Je ne comprends pas pourquoi vous ne pouvez pas venir à la réunion parents-profs du collège à 16h30 ?

(Monsieur Marton, principal du collège des Fleurs)

> C'est-à-dire que voir point 1, si je pars à 15h30 du bureau, Brenda va faire un AVC.

 

Pour l'inscription au centre de loisirs il nous faudra vos trois dernières fiches de paye, un avis d'imposition, un justificatif de domicile, votre taxe d'habitation et votre dernier relevé de la CAF.

(La dame de l'accueil du service Centre de loisirs de votre ville, qui n'a visiblement pas encore installé le "dossier unique")

> Et pour mes dernières analyses du SIDA, on s'organise comment ?

 

La mère de Mélissa elle au moins elle peut accompagner les sorties scolaires, parce qu'elle ne travaille pas.

(Votre enfant la chair de votre chair l'amour de votre vie)

> La semaine dernière l'héroïne c'était la mère de Théo qui est danseuse orientale, il faudrait savoir !

 

Les poux sont de retour.

(Une affichette anonyme)

> Je démissionne.