LISONS LE ENSEMBLE CI-APRES !
" Un grand succès, de nombreuses acheteuses depuis ce matin". C'est mon libraire qui le dit samedi midi, au moment où je vais acheter Grazia. Ce nouveau magazine promet de révolutionner la presse pour femmes.
Mais avions-nous vraiment besoin d'un magazine féminin supplémentaire ? Et si oui, Grazia tient-il toutes ses promesses ? Maman Travaille vous propose de feuilleter ensemble ce premier numéro.
Grazia... un magazine du groupe Mondadori (en résumé très rapide, le groupe tenu par Berlusconi qui aurait mis 25 millions d'Euros sur la table pour financer le magazine) sorti ce samedi, dont la parution était attendue par "le milieu" (comprenez les médias, pas la mafia) et repoussée sans cesse depuis 2007. Pour 1 € (un prix de lancement qui devrait vite passer à un peu plus de 2 €, soit le prix de ELLE) 178 pages d'articles féminins à destination des "femmes de 25 à 45 ans qui aiment la tendance et sont accros à l'info". Bref, pas un Femme actuelle, trop "bas de gamme" pour Grazia (et pourtant premier magazine féminin de France) mais plutôt une sorte de croisement entre DS l'ex-magazine de Tina Kieffer de Paris Match pour les photos-actu-people et de ELLE pour le positionnement "CSP++"

La couverture pour commencer, casse les codes du magazine féminin classique: ni posée comme Biba, Glamour, ELLE ou Cosmo qui nous offrent à chaque fois une jeune femme mince toute en dents, ni photo volée comme les magazine people type Public ou Paris Match, la couv' serait plutôt un croisement entre un magazine musical ou culturel (type Télérama, Les Inrocks) et un newsmagazine (L'express ou Le Nouvel Obs - sauf que là, point de titre du type "L'immobilier: enfin, un espoir ?") mais une enquête sur Kate Moss. (qui a dit "original" ?) Enfin si, original, car on aborde Kate Moss sous un angle musical (la dame voudrait devenir rockeuse) et pour une fois, un brin critique: elle aurait tout piqué à Marianne Faithfull. La vilaine.
Allez, ouvrons la couverture ensemble ! Les premières pages sont... des pubs. Mascaras, sacs, vêtements haute-couture, encore sac... On attend, on tourne, on tourne, mais les 11 premières pages sont comme ça. Pour moi qui préfère les féminins sans pub, ça part mal, mais bon admettons qu'il faut bien payer le joli papier glacé, et attendons les articles pour juger.
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