" Kate Moss sur Maman Travaille ? WTF ? Je croyais qu'on était sur un blog anti-Paris Hilton, qui s'en fiche de la mode, des people..." êtes-vous en train de vous dire, en râlant (si, si, vous râlez ne niez pas je vous entends à travers l'écran).
Rassurez-vous: vous êtes toujoues au bon endroit. Dans "Kate Moss", Françoise-Marie Santucci a réussi un pari quasi impossible: donner un aspect culturel à la biographie d'une mannequin. On en aurait presque oublié que Kate était, avec Kurt Cobain, une icône grunge, qu'elle a sorti du circuit des femmes comme Cindy Crawford ou Claudi Schiffer, qu'elle a lancé la tendance de la maigreur et qu'elle vient d'une banlieue de Londres.
Au-delà de ça, Kate Moss est aussi une mère active: comment cette femme belle, riche, célèbre, fait-elle pour gérer sa fille et la protéger de ce milieu qui l'a conduit à la drogue ? Peut-elle concilier célébrité, travail et maternité ? Est-il facile de cacher son enfant des paparazzi ? Françoise-Marie Santucci répond à ces questions et à d'autres dans la première biographie d'un icône, comme dit son éditeur.
Mais on y découvre aussi un personnage attachant, plein de failles. Une femme accro à tout ce qui est interdit, férue de littérature et d'art moderne, et qui souffre de son image de mannequin. Une femme égocentrique aussi, intéressée par aucune autre cause que la sienne, et vivant hors de toute réalité.
L'intérêt majeur de ce livre n'est pas tant Kate Moss que l'histoire de la mode, des tendances, et même de la musique mise en exergue par l'auteure qui n'hésite pas à qualifier Kate Moss de féministe.
Kate Moss, par Françoise Marie Santucci (Flammarion)

Coucou,
Assez surprise de ce choix de lecture... Féministe une femme qui se laisse crever de faim et qui a véhiculé une image atroce de la femme ? il y a quelques années quand j'étais ado, elle renvoyait sur la balance des tas de petites nanas mal dans leurs basquettes, elle ne mérite pas qu'on parle d'elle, ou alors dans Voici ou Public pour montrer ses fesses Pudding, car on finit toutes par vieillir...
Tiens, moi je relirais bien "La possibilité d'une ile" de Houellebecq ou "Les Thanatonautes " de Weber ou "Le Cercle Littéraire Des éplucheurs De Patates" de Mary Ann Shaffer ou les livres que tu nous as proposé !! Merci en tout cas !
Rédigé par : Une autre Claire | mardi 24 août 2010 à 09:39
Je suis partagée sur ces destins hors du commun. Ils ne reflètent pas la vraie vie. Je pense que se livre doit encore promener le lecteur entre souffrance, compassion et envie. Je vais le lire car en tant que professionnelle de la nutrition, je trouve toujours intéressant de voir comment est abordé le thème de la maigreur. Je ne perd pas de vue que de nombreuses ados seront intèressées par cette lecture car Kate Moss reste une icône de la mode.
Rédigé par : Béatrice BENAVENT-MARCO | mardi 24 août 2010 à 18:54
A choisir je préfererais largement en savoir un peu plus sur Carla Bruni qui est une femme intelligente et pleine de talent. Dommage qu'elle ne m'ait pas choisi, mais bon je ne suis pas président de la République ... Enfin comme elle a changé pas mal d'amant, je pense que Nicolas ne sera pas le dernier.
Rédigé par : Gilles (Objectifs Liberté) | mercredi 25 août 2010 à 00:51
Paraît qu'elle est belle...Ah bon ?? euh, la jalouse...ben non, sérieux, je ne lui trouve rien à cette fille. Je reste un peu perplexe sur "les failles", j'aurais plutôt tendance à ouvrir ma compassion et ma compréhension à une mère droguée de banlieue, qu'à une richissime nana qui n'a pas su gérer son succès...Et pourtant elle a suffisamment d'argent pour s'entourer d'une batterie de psy...Quant à sa fille...Pour la préserver est déjà trop tard... Bon voilà c'est dit, j'aime pas cette fille. ha, c'est nul, je sais, je ne la connais même pas...
Rédigé par : Karin | mercredi 25 août 2010 à 23:26
Pour ce qui est de la maigreur, (mal)heureusement pour elle, Kate Moss fait partie, comme moi d'ailleurs (nous avons exactement le même imc), des femmes qui sont naturellement maigres, sans se priver de quoi que ce soit, et qui suscitent soit l'envie de leurs semblables qui se croient obligées de leur ressembler et de faire tous les régimes possibles pour y parvenir, soit les foudres de tous ceux qui les croient anorexiques et donc dangereuses pour la jeunesse. Kate Moss n'a jamais dit que toutes les femmes ou jeunes filles devaient lui ressembler. Quant à moi, j'ai essayé de grossir, comme d'autres de maigrir... Eh bien ça m'est impossible. Deux mois après avoir accouché de ma fille, alors que j'avais pris 15 kilos pendant ma grossesse, j'ai retrouvé mes 46 kilos! Et pourtant, mes collègues de boulot viennent souvent dans mon bureau se ravitailler car je suis une grande grignoteuse et qu'il y a toujours du chocolat et des gâteaux à disposition! Cessez donc de jeter la pierre à Kate Moss, elle ne mérite pas ça.
En revanche, il est vrai qu'elle n'a rien d'extraordinaire, sur aucun plan, si ce n'est d'être devenue, contre toute logique, une icône de la mode et du monde. C'est bien ce qui rend le livre intéressant: comment cette fille banale s'est-elle retrouvée là où elle est? Qu'est-ce que cela dit de notre société?
Rédigé par : Melisande81 | jeudi 26 août 2010 à 16:25