Mon chef, ce héros de Sabrina Bellhacene est sous-titré "Assistantes, rebellez-vous !". Tout au long de ce livre, mi-essai humoristique, mi-guide pratique, on se plonge dans la vie quotidienne d'une assistante.
Dans la présentation de l'éditeur, Sabrina Bellhacene affirme "qu'elle n'aime plus trop son métier, et que son métier le lui rend bien". Je la soupçonne du contraire ! Car, au fil des pages, on sourit en lisant ses aventures quelque part entre "Le Diable s'habille en Prada" et "Le Manuel de la pire assistante du monde".
Par exemple, vous y découvrirez comment rédiger une lettre de motivation en racontant "vos compétences passées (être assistante) vos objectifs (rester assistante) et vos motivations (j'adore être assistante) ". Chaque chapitre est ponctué de citations décalées (Bonnie Tyler, Britney Spears, Liaisons Fatales, Blanche Neige) qui prêtent à sourire (nous avions utilisé aussi ce procédé pour J'aime ma famille) Sous des dehors légers, c'est une vraie critique du monde de l'entreprise, de l'emploi et de la hiérarchie formulée avec pertinence et intelligence par l'auteure.
Le parti pris de Sabrina Bellachene de comparer la relation assistante-chef à une relation de couple tout au long des chapitres (l'union, le divorce...) est on ne peut plus réaliste, et quiconque a été assistante un jour ou l'autre s'y retrouvera en souriant. Ca me donnerait presque envie de rempiler.
Cerise sur le gâteau, le livre est illustré par la talentueuse Vivilablonde.
Mon chef, ce héros de Sabrina Bellhacene Editions les Petits matins (12 euros)
Alors la je sens que ce livre va me parler.. il faut que je le trouve! Merci pour l info marlène
Rédigé par : jennifer | mardi 31 août 2010 à 11:35
Ca a l'air bon !!!!! ;D
Rédigé par : edwige | mardi 31 août 2010 à 23:34
bonjour sabrina
g hate de le lire et surtout de demander à kahina de me le dédicacer
Rédigé par : amel | mercredi 01 septembre 2010 à 22:22
Pour avoir moi-même été office manager, je sais qu’il s’agit d’un type de poste où l’on vous demande de faire presque tout, contre aucune reconnaissance, ni aucun remerciement, ce qui n’est pas toujours facile à vivre.
Telle que la décrit l’auteur, l’assistante n’a pas d’alternative que d’être une esclave volontaire.
Pendant sa pause-déjeuner, l’assistante travaille tout en savourant sur le pouce un Apéricube (p. 81), et pas de pause-café pour elle. Elle « apprend à détester les soirées passées loin du bureau, car travailler tard lui offre la chance de passer plus de temps avec Lui ». (p. 80) et peut mettre en péril les relations avec sa famille (p. 109) en n’étant pas présente aux rendez-vous familiaux.
L’assistante a conscience que son salaire est bien moindre que celui de son manager car elle sait que son patron gagne « 19K euros de plus qu’elle par semaine » (page 105) mais la secrétaire se résigne à être dévouée à ce (ou cette) chef qui la maltraite, l’humilie.
Mais qu’est-ce qui motive cette secrétaire pour supporter autant d’agressions morales de la part de son chef ? C’est tout simple, cette assistante espère que son travail sera reconnu et qu’elle obtiendra, en échange de ses bons et loyaux services, une augmentation ou l’évolution vers un autre type de poste.
Sa vie, c’est un « quotidien subi » (p. 77). Voilà donc une secrétaire en complète déconnection d’avec ses propres besoins (elle, sa famille, ses amis), qui ne sait pas dire « non » de peur d’être rejetée, considérée comme un mauvais élément (page 103).
Du coup, juste parce que l’assistante de direction caresse l’espoir d’une réussite sociale, elle acceptera que son chef, qui est un parano, maniaco-depressif, lui rende la vie épouvantable.
Je crois que la plupart d’entre nous ont été workaholic à un moment ou un autre, mais on sait tous que le corps et la tête ne peuvent pas supporter ce traitement. Il parait normal de devoir accomplir notre travail du mieux que l’on peut, et s’engager à faire en sorte qu’il y ait toujours un esprit d’équipe. Au demeurant, s’il est parfois difficile de concilier vie de bureau, vie en famille, nous ne devrions jamais accepter de perdre notre intégrité au travail.
C’est là que le sous-titre du livre prend sa valeur « rebellez-vous ! ». Si notre métier est exigeant, il me parait important de veiller à ce qu’on puisse conserver un juste équilibre entre notre vie au bureau et notre vie de femme/épouse/mère. Encore faut-il être claire avec soi-même, connaître ce qui est important pour soi et ne pas dévier de sa feuille de route personnelle, même sous la pression qu’un employeur est capable d’exercer.
La vie est trop courte, ne la gâchons pas !
Rédigé par : Violaine, de Kalligo | mardi 10 mai 2011 à 00:39