Dans la série "La Charte de la Parentalité se moque de nous", aujourd'hui, Maman Travaille présente... L'Oréal !
L'Oréal, signataire de la Charte de la Parentalité, intervient fréquemment sur le thème des "salariés-parents". Souvenez-vous, aux Etats Généraux de la femme, une responsable RH s'était même attirée les huées de la salle pour s'être vantée de respecter la législation en matière de congé maternité et, surtout, s'être félicitée de ce que ses collaboratrices cadres pouvaient "partir vers 19 heures si elles continuaient à travailler de chez elles le soir".
Aujourd'hui, j'attire votre attention sur le DRH des produits grand public, Monsieur Jean-Claude Le Grand. Pétri de bonnes intentions, il déclare sur le site de l'Observatoire de la Parentalité en entreprise (dont il est donc l'un des premiers signataires) que son entreprise entend " renforcer son engagement envers les salairés-parents " (ce qui n'engage justement pas à grand chose, mais cette traduction n'engage que moi)
Au détour d'une lecture du magazine Management de ce mois-ci, je découvre avec plaisir page 38 une interview du même monsieur. Il commence par répondre que "contrairement à la légende, il n'y a pas de profil type L'Oréal" en expliquant que, super tolérant, il recrute aussi des diplômés d'écoles de commerce de... province. (Et là, l'assemblée fait une hola en faveur de la diversité) Mais la suite est plus édifiante ! Afin de ne pas vous orienter avec mon point de vue, je vous la recopie telle quelle sans analyse:
" Nous recherchons des gens curieux, énergiques et passionnés par la beauté. (ndlr: lol ?) L'une de nos grandes valeurs, c'est le dépassement (...) nous n'avons jamais caché qu'on travaillait beaucoup chez nous. Mais à ces accusations de pression excessive, je réponds exigence et esprit de compétitivité. Après, c'est aux RH de réguler les choses, si nécessaire... "
Je n'irai bien sûr pas jusqu'à parler de schizphrénie, mais je ne peux m'empêcher de noter la dualité de deux discours différents tenus par Jean-Claude Le Grand. Bien-sûr, je ne me ferai sans doute jamais embaucher par L'Oréal, en même temps ma passion de la beauté est plutôt modérée, j'ai envie de me dépasser - mais pas pour enrichir la famille Bettencourt - je n'ai pas fait d'école de commerce, ni à Paris, ni en province, et je n'ai aucune envie de rester dans les locaux de L'Oréal à Clichy de 9 heures à 20 heures minimum, après avoir déjeuné en une demi-heure à la cafètéria de l'entreprise, comme précisé dans le corps de l'article.
Où est "l'engagement renforcé envers les jeuns parents " ?
En leur permettant de rentrer chez eux à 21 heures après en être parti à 8 heures, en les cloitrant dans l'enceinte de l'entreprise comme dans une cage dorée ou en faisant peser sur eux un stress permanent renommé "compétitivité et exigence " ? Ou peut-être est-ce tout simplement du au fait que, comme ils le confirment dans toutes leurs campagnes de com RH et de recrutement, l'Oréal ne recrute tout simplement que des jeunes diplômés après stage validé, et donc, logiquement, PAS de parents...?
Dans les épisodes précédents de la farce tragi-comique:
La charte de la parentalité ? Ah, ah, laissez-moi rire (ou comment un manager dit clairement à l'employée qu'il se cogne de cette charte, alors qu'il est signataire-fondateur)
La journée des enfants au bureau, une hérésie pour les mères actives (ou comment la charte de la parentalité pense que la préoccupation n°1 des salariés est de pouvoir faire venir leurs enfants une journée au bureau, ambiance années 50, Jean-Pierre Stevens et Alfred Tate)

Ah oui j'adore de plus en plus les DRH... ressources humaines... ah oui des ressources, pas des humains, c'est bien ca !
Rédigé par : Nathinphoenix | lundi 22 novembre 2010 à 01:24
très bon article! j'adore le double discours... on appelle ça comment déjà, démagogie?
Rédigé par : carla | lundi 22 novembre 2010 à 09:34
Il s'agit bien du thème "salariés-parents". Ici le féminin n'est pas employé... Alors pourquoi exclure les hommes en n'autorisant que les "collaboratrices cadres" à partir vers 19 heures... Les hommes n'ont pas le droit de s'occuper de leurs enfants !?
Ensuite, accorder un départ qu'à partir de 19h00 pour s'occuper d'enfant c'est méconnaître le besoin des enfants. L'éducation des enfants ne se résume pas à rentrer chez soi pour les mettre au lit ! On s'étonne ensuite des mauvais résultats au Bac, d'une baisse du niveau en orthographe, de la délinquance, etc...
Si cette boite était vraiment motivée par l'égalité, elle exigerait de ses salariés qu'il y ait autant d'hommes que de femmes à prendre des temps partiels et à s'occuper de leurs enfants... Cette vision de l'éducation des enfants faite par cette boite est purement et simplement sexiste.
D'où la nécessité de quota et de pénalités associées.
Rédigé par : dioxyde | lundi 22 novembre 2010 à 14:24
ça fait peur...
On signe des chartes parce que ça fait bien, on s'achète une image sociale, mais derrière c'est du vent...
Au final l'exigence des DRH est toujours la même: des cadres jeunes (après 50 ans au revoir), plutôt des hommes (parce que les femmes ça tombe enceinte), taillables et corvéables à merci, pour qui travailler "seulement" jusque 21 heures est une situation normale.
Comment font les autres pays européens (les Allemands par exemple) pour être chez eux à 18h maxi, tout en étant souvent considérés comme plus compétitifs?
Rédigé par : suzanne | lundi 22 novembre 2010 à 18:30
La charte de la parentalité? Encore une idiotie!! je suis une maman de 30 ans d'un bout de chou de 6 mois. Je suis associée unique dans une TPE. je n'ai pas pris de congé de maternité ni ne compte mes heures. Si je n'étais pas présente tous les matin jusqu'à tard le soir, je ne vois pas comment je pourrais gérer avec les 2 assistantes l'entreprise. je sais que l'on va me dire: compte plus sur tes assitantes. je réponds "non" car ce n'est pas leur rôle de me remplacer. de plus, mon implication est liée au fait que mon compte en banque dépend des bénéfices gérés par ma société. En période de crise, présenter des comptes équilibrés même dans un secteur porteur est dur car mes concurrents sont présents. ces derniers n'accordent aucune importance à mon statut de maman qui aimerait être plus proche de son enfant. la charte de parentalité vaut uniquement dans les grandes entreprises. tant mieux pour les salariés qui peuvent en bénéficier. mais le tissu économique français compte une majorité écrasante de TPE et PME (en nombre). On parle toujours des grandes entreprises et de leurs sariés stressés mais quid des salariés ou chefs d'entreprise de petites structures qui ne disposent pas de moyen ni de place pour accueillir des crèches car l'unique préoccupation reste matérielle: payer les salariés, les founrisseurs à échéance ( tout travaille mérite salaire réglé à temps reste mon principe), veiller au règelement des clients et j'en passe. j'ai de la chance d'avoir des nounous et babysitters. je me console en me disant que mon enfant ne manque de rien sur le plan financier car ça m'arrache le coeur quand je vois des parents avec les bébés et enfants attendre des heures dans une file pour recevoir ds colis alimnetaires. Dans la zone industrielle ou j'ai installé ma boite, je suis témoin de la fréquance de ces scènes. bonne soirée.
Rédigé par : tpemotive | lundi 22 novembre 2010 à 23:36
Faut quand même laisser l'église dans le village; une entreprise est là pour faire du chiffre et non pas pour faire de la charité, parents ou pas. Avoir des enfants est un choix tout comme vouloir faire carriere à la place. Il y a de la place dans l'entreprise pour les deux, mais l'entreprise va forcement investir plus dans la seconde catégorie (qui va, d'ailleurs, se transformer en premiere au fil du temps). Si on travaille pour une seule entreprise pendant longtemps, on va forcement passer par plusieurs categories; s'ils embauchent surtout des jeunes diplômés, faut pas oublier que 5-8 ans plus tard, une bonne partie se sera transformée en jeunes parents. Ce n'est donc pas du tout incompatible de parler de charte de parentalité et d'embaucher surtout des jeunes. De même, dans mon experience, il y a des phases dans la vie où l'on travaille beaucoup (généralement également quand on est jeune), pour avancer un peu, pendant quelques années - arivée à un certain niveau, et à une certaine époque de la vie, on calme ça un peu, on a d'autres priorités (par exemple des enfants). Maintenant, c'est clair que si on veut commencer par la fin, c'est à dire, ne pas s'investir du tout, laisser tomber le stilo à 17:00 pile après avoir passé une journée rhythmée par pauses café et deux heures de déjeuner, l'entreprise va pas apprecier...
Rédigé par : Kit | mardi 23 novembre 2010 à 07:24
Je souhaiterai rebondir sur le dernier commentaire , celui de Kit. Il est tout à fait clair q'une entreprise doit faire du chiffre, sans cela aucune viabilité et pas de salaire versé. Toutefois, certaines entreprises, de plus en plus rares, il est vrai, restent encore à l'échelle humaine et arrangent certains de leurs salariés, aménagement d'horaires, temps partiel.
J'ai 40 ans, quatre enfants dont deux de 9 ans, je travaille principalement en intérim,par choix, je suis toujours aussi motivée et davantage avec le temps car projet d'entreprise pour un futur proche, je jongle chaque semaine entre ma famille , mes deux grandes filles et mon mari pour que mes jumelles de 9 ans soient accompagnées à l'école, récupérées, déposées aux différentes activités extrascolaires, car je travaille actuellement en 2X8 et mon mari a des horaires de journée.
Ayant un parcours qui m'a permis de faire des remplacements dans le privé et la fonction publique, les seuls endroits ou j'ai vu des personnes poser leur stylo à 17h00 après avoir lu différents magazines , papoter dans les couloirs, fait un meeting devant la machine a café , était dans la fonction publique. J'habite dans une des grandes villes de france et je l'ai malheureusement constatée et même subi certaines remarques affligeantes, " vous allez beaucoup trop vite, à ce rythme là on ne pourra pas vous garder , ralentissez , c'est votre travail pour le mois..." Bien entendu, notamment pour le TGI, des assistantes sociales sont en place exclusivement pour les salarié(e)s qui n'hésitent pas a les utiliser en cas de "surcharge de travail", pour faire garder leurs enfants.
Malheureusement, dans le privé, les cadences sont autres, on ne pose pas son stylo à 17h00, on nous regarde de travers, lorsque l'on doit s'absenter immédiatemment car on a un enfant malade ou accidenté à l'école, on vous signifie de manière détournée, qu'il est préférable que cela ne se reproduise pas, sinon gare. Pour les cadres, ou pour les employé(e)s de bureau, les heures supp ne sont pas payés et vous n'êtes pas spécialement remerciés du temps que vous investissez en plus mais vous êtes rapidement remis en place, lorsque vous arrivez avec 5 mns de retard ou que vous demandez une demi-journée pour accompagner vos enfants chez l'ophtalmo, dentiste ou autre...
L'entreprise doit être en mesure de faire la part des choses, ainsi que les employés afin que les choses marchent. Mais on est pas au pays des merveilles.
(Eh non travailler pour l'Oréal n' a pas l'air gratifiant du tout, leurs critères d'embauche sont très très discutables)
Rédigé par : anna | mardi 23 novembre 2010 à 09:34
Oulà je réagis au commentaire de tpemotive, ne jetons pas le bébé avec l'eau du bain, c'est clair que cette Charte peut paraitre difficile dans une TPE/PME mais delà à dire que c'est une idiotie, non ! Arrêtons d'être individualiste, si les grandes entreprises ne montrent pas l'exemple, les mentalités ne changeront pas. On ne parle tout simplement pas autant de vous et de vos semblables car vous êtes moins nombreux...
Je partage tout à fait le point de vue de Kit (bravo!) à chaque étape de la vie, on devrait arriver à trouver sa place dans une entreprise: ne pas être réduit à "maman-travaillant" toute notre vie mais à évoluer sur une carrière.
Pour revenir à L'Oréal, je me pose une question, cette Charte de parentalité, lors de sa création, est ce qu'il est prévu un organisme de contrôle ou une cour des sages, bref un moyen de contrôler que les entreprises font bien patte blanche et n'ont pas signé juste pour un Label publicitaire ?
Autre remarque, mais je me trompe peut être, il me semble que les salaires chez Loreal sont loin d'être mauvais, quelque part n'est ce pas une manière de compenser... à nous de choisir ou non de travailler pour eux !
Rédigé par : Une autre Claire | mardi 23 novembre 2010 à 11:01
En ce moment, les entreprises se préoccupent du remplissage du carnet de commande et du maintien de leur compétitivité. Ajoutons aussi cette charte de parentalité. le problème reste le suivant: pourquoi est ce toujours les entreprises françaises qui croulent sous les règles compliquées? pour montrer l'exemple aux entreprises situées à l'étranger? Comme si elles nous attendaient pour montrer une voie. En France, on demande aux entreprises d'interférer dans un domaine qui n'est pas le leur: la structure familiale. Il ne faut pas ignorer que les entreprises situées à l'étranger imposent des cadences soutenues à leurs salariés sans distinction afin de conquérir des parts de marché (prix, qualité,délai). La mondialisation et surtout la crise économique nous ouvrent les yeux sur l'arrivée de compétiteurs qui ne s'embarrassent pas de considération sur la situation familiale de leurs salariés (souvent obligés d'accepter ces conditions pour faire vivre leur famille et /ouespérer faire leur preuve pour grimper l'echelle sociale). Si cette charte éthique pouvait apporter un bien -être pour les parents et être utilisée comme un moyen de communication par l'entreprise qui l'applique pour déclencher l'achat auprès de nouveaux clients, oui. Mais les clients sont motivés par leur porte -feuille uniquement. Cette charte reste une préoccupation légitime mais inadaptée à notre situation économique actuelle. A titre personelle, une des salariées de mon entreprise est mère de famille, elle effectue plusieurs boulots dans une même semaine et weekend aussi afin de garantier une vie decente à ses enfants. Elle les voit peu mais se sacrifie pour eux. Je crains que cette situation se généralise.
Rédigé par : tpemotive | mardi 23 novembre 2010 à 22:32
De ce que je vois dans les entreprises canadiennes et Africaines, je peux t'assurer que l'heure c'est l'heure à 16h30 (ou 15h30 selon l'heure d'embauche), c'est terminé, les gens partent... Quand un RH français vient se vanter de ne pas finir après 19h, on peut se demander pourquoi en France, on en est là.
Après il faut voir, les temps de pause, dans les exemples que j'ai vécu, il n'y a pas de pause et un break sandwich d'1/2 h, la vie sociale de l'entreprise est moins importante, les gens ne mangent pas ensemble, cependant la vie familiale est mieux respectée.
Je dévis une peu, mais je ne comprends pas toujours pas qu'on demande aux employés des horaires de plus en plus larges et que le gouvernement et les ministres de l'éducation changent les horaires des enfants pour en arriver a des semaines de 4 jours où il devient ingérable pour une maman d'aller chercher ses enfants à l'école (et que faire du mercredi ??) Je suis d'accord que l'on peut râler sur les entreprises et les RH mais qu'en est-il du ministère de l'éducation? je ne vois jamais personne ne dire quoi que ce soit... Bien évidement qu'un enfant ne dois pas faire les mêmes horaires que les parents, mais où sont les tables rondes et les discussion sur comment accompagner les mamans qui travaillent avec des enfants scolarisés ? n'est ce pas aussi un problème social ? Si on cherchait une solution aussi de ce coté, on aiderait aussi bien les fonctionnaires/employés des grandes ou PM entreprises....
Rédigé par : Une autre Claire | mercredi 24 novembre 2010 à 12:05
Esclavage moderne.
Rédigé par : Nathan | mercredi 24 novembre 2010 à 13:59
Le profil idéal d'un Cadre supérieur en France en 2010:
1/Pas d'enfants,
2/ Diplomé Bac +5
3/Célibataire et corvéable
4/travaille de 8:00 à 21:00 sans interruption...
5/ Pas de vie personnelle
6/ Bosse pour le CAC 40 puis un jour...dehors (dépend du cours de l'action...)
Franchement ça sert à quoi tout ça ???? vaut mieux vivre simplement avec sa femme et ses gosses.
Rédigé par : alex | mercredi 24 novembre 2010 à 14:11
@anna: en tant que salariée de la fonction publique, je ne partage pas ta vision. Bien sûr il y a des abus à certains endroits, mais il ne faut pas généraliser.
Là où je travaille (et partout là où j'ai travaillé) les journées de travail sont longues (bien sûr pas la même durée suivant la catégorie de personnel mais chez nous les petites catégories peuvent gagner moins que le SMIC alors peut-on leur en vouloir de rentrer chez eux après 17h?), les pauses café sont limitées, la charge de travail est élevée, les heures supps ne sont pas payées, et s'il faut aller chez l'ophtalmo c'est déduit des congés (normal non?). Je n'ai pas compris la remarque sur les assistantes sociales?
Je ne connais pas tout le secteur privé, mais de ce que j'en vois il existe aussi des endroits où les gens terminent tôt et ne paraissent pas surchargés...
Rédigé par : suzanne | jeudi 25 novembre 2010 à 10:57
quand je vais chercher ma fille à la crèche à 18h, il ne sont plus que 2 enfants, et pourtant leurs mères ne doivent pas toutes être fonctionnaires... 35 heures c'est 7 heures par semaine soit 8h-16h alors quand je vois 21h....
On m'a fait le couplet aussi, après être revenue (après la cérémonie) le jour de mon pacs pour prendre mon poste 2 jours avant gratuitement, après avoir vécu 2 ans dans de multiples chambres de bonne à 800 kms de mon conjoint et de ma maman, tout ça pour 1700€ par mois, après avoir été rétrogradée pendant 8 mois à un secrétariat au lieu d'un poste d'encadrement à mon retour de mon congé mater (je suis bac +5 et j'ai eu un concours sélectif qui était censé me garantir un grade d'encadrement et la sécurité de l'emploi pff) , après avoir fait démissionné mon conjoint pour qu'il me rejoigne, je ne fais plus de sacrifices pour le travail (je fais 8h30-17h, je mange pendant 1h15 avec les collègues et l'ambiance est carrément meilleure et on avance bien plus vite)...
Rédigé par : carine | jeudi 25 novembre 2010 à 12:10
Il est clair que le gouvernement actuel ne fait rien pour améliorer le sort des gens, des enfants ...mais juste le sort des banquiers! ....
En fait ce genre de groupe a tellement tous les pouvoirs qu'il peut raconter ce qu'il veut ce bonhomme !! Heureusement que nous t'avons pour mettre en relief ce genre de discours et de comportements !!!
Tous ensemble !!!!!!!!!!
Rédigé par : edwige | mercredi 01 décembre 2010 à 09:47