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Maman travaille au dîner de blogueurs d'Eric Besson, au Ministère

Peut-être en avez-vous entendu parler: Eric Besson a organisé jeudi soir un dîner réunissant une quinzaine de blogueurs / blogueuses et acteurs du web, au Ministère de l'Economie, des Finances et de l'Industrie. J'étais invitée, je vous raconte.

On s'en fout, on n'y va pas, on n'a qu'à se cacher sous les draps...

Rendons à César ce qui est à Natacha Quester-Séméon, c'est elle qui, étonnée d'être la seule femme au premier dîner de ce type organisé en 2008, a oeuvré en coulisses pour que ce dîner-ci soit mixte. Merci à elle, donc, d'avoir insisté et joué de son influence (selon les propres termes d'Eric Besson) pour que les femmes soient aussi représentées. Ni plus, ni moins, mais aussi: arrêter d'exclure 51% de la population semble être un préalable incontournable à toute consultation, surtout quand on sait le pouvoir économique que représentent les femmes sur Internet, premières utilisatrices, (blogs, forums, réseaux sociaux) premières acheteuses et même entrepreneuses (voir notre liste)

Alors, y aller ou pas ? Pour être honnête, de but en blanc, Eric Besson n'est pas à la base mon ministre préféré. Sans dévoiler quoi que ce soit de mes opinions politiques personnelles, en tant que citoyenne, mère, descendante d'immigrés, élevée en cités HLM, membre du Bondy Blog, favorable à une nationalité française attribuée sur simple demande, ou tout ça à la fois, je ne porte pas dans mon coeur les thèmes de "l'immigration" et de "l'identité nationale" dont il est, heureusement ou malheureusement, indissociable dans l'inconscient collectif.

Pourtant, je n'ai pas hésité une seconde à dire oui. D'abord, parce qu'il ne s'agit pas d'un dîner sur le thème "les fans et les partisans de l'identité nationale" et qu'Eric Besson a désormais en charge le Ministère de l'Economie numérique. Ensuite, parce que via Maman travaille, nous réclamons toute l'année d'être reçue par les pouvoirs publics (Anne Hidalgo et Nadine Morano ayant été les premières à nous répondre sur ce point), ce serait faire preuve de mauvaise foi que d'esquiver l'invitation. Quelqu'un a dit sur Facebook: "on vous siffle, vous accourrez". Je réponds oui, même si la formule est plutôt vilaine. Pour ma part, à chaque fois qu'un élu ou un représentant de l'Etat voudra bien écouter nos propositions, j'irais.

Enfin, parce qu'il ne faut pas, à mon sens, rater une occasion de discuter. Ce n'est pas en restant chez soi et en faisant une ronde avec des gens qui pensent la même chose que soi qu'on va pouvoir faire avancer les choses. Je n'ai pas l'habitude de fuir la confrontation - ou plus simplement, le débat et l'échange, la discussion.

Les femmes, pas "politiques" ?


Visiblement, toutefois, certains blogueurs (non conviés) sont irrités du choix des invités, qu'ils trouvent trop "féminins", trop "illégitimes" ou trop "dans les usages". On se fait traiter de pute, de collabo, on propose de nous tondre, et honte suprême, quelqu'un note que mon CV en ligne est fait avec flash. Je plaide coupable. Ma e-reputation est foutue. 

Etrangement, il est aussi dit que les blogueurs invités ne sont pas assez "politisés". Animer un blog sur Public Sénat depuis des années, (Caroline D) avoir été élu/e, conseiller des politiques sur leur présence en ligne (plusieurs des invités) créer et animer  blogs dont un politique (Politicia) chez Yahoo, avoir été candidate aux municipales à l'âge de 18 ans (moi), militer pour la parité et avoir été des années à la tête de l'association des femmes journalistes (Isabelle G) être parmi les premières blogueuses à parler emploi (Corinne D) co-animer un blog politique de référence (Sacha et Natacha QS) ou être conseiller politique dans un Etat du Moyen-Orient (Rubin S) pour ne citer qu'eux, n'est apparemment pas aussi "politique" que d'injurier les gens par Twitter interposé.

Nous sommes jugés par des personnes qui ne nous connaissent même pas comme "des filles gentilles, pas politisées". (rapporté par Fadhila B.) Amusant, il y a quelques semaines, je disais justement sur Facebook "Je n'aimerais pas être un homme politique, quoi que tu fasses, tu te fais pourrir, quoi que tu dises, c'est dit repris déformé et tu dois te justifier de tout." Nous en avons un avant goût, et ce alors même que nous n'avons encore rien fait, rien dit, ne représentons personne et n'avons aucun mandat. Nous en donc prenons note, gardant à l'esprit que les gens les plus virulents à distance et protégés par un écran se retrouvent souvent être les plus "découillés" (pardonnez-moi l'expression) de visu.

Cela dit, j'ai l'impression à regarder les CV d'autres invités, qu'eux non plus - eux surtout - ne sont pas si éloignés que ça de la politique. Tout dépend de la définition qu'on en a, c'est certain que vous ne trouverez pas sur ce blog des photos de moi-même posant aux côtés des grands de ce monde - mais est-ce ça, de la politique ? Le message qui se cache derrière ces remarques est assez limpide et malheureusement, peu étonnant.

On lance également que les invités ne sont pas assez "numériques" dans le sens où nous n'animons pas de blogs sur notre propre activité en ligne. C'est vrai, s'il s'agit de parler d'Hadopi (important, mais pas ma préoccupation première, et sujet dont Eric Besson affirme de suite qu'il ne sera pas au menu, dépendant du Ministère de la Culture) ou de sujets techniques comme la plus sûre façon de mettre en place un cloud privé, je ne suis pas la personne la plus représentative.

En revanche, s'il s'agit de parler usages, contenus, façon dont les femmes utilisent et se servent du web pour travailler ou concilier leur carrière et leur vie de famille, émancipation de celles-ci, apports de la vie numérique dans l'emploi ou l'éducation, ou phénomène des mères entrepreneuses, je pense avoir des choses à dire comme je le fais régulièrement dans les conférences où dans les médias où l'on a la gentillesse de me donner la parole.

Toutefois, je me rends à ce dîner sans prétention aucune, gardant à l'esprit que je suis sans doute là en tant que simple "actrice du numérique", dans un contexte informel, face à un ministre en pré-campagne présidentielle, ne cesse-ton de me répéter (on avait dit du premier dîner en 2008 qu'il était "post-électoral...")

Savoir recevoir, c'est savoir offrir

Petit moment de solitude en arrivant, pressée, un peu en retard, avec un vernis rose flashy écaillé (je sortais quasiment de l'avion) dans une grande salle ou de petits groupes sont très (trop ?) calmes. "Hihi, euh, il faut s'inscrire ou euh..?" Mais je repère quelques têtes connues et je peux faire ma Bridget Jones (répéter trois fois "Tchétchénie" pour ne pas bafouiller, sur tous les tons, oui j'ai regardé le film Bridget Jones, lapidez-moi vite, c'est une trahison à la cause des femmes) 

Sont donc présentes Isabelle Germain, ex présidente de l'association des femmes journalistes, fondatrice du webzine paritaire Les NOUVELLES News, blogueuse Du Rose dans le Gris (blog réunissant des réseaux de femmes cadres) et auteure (Le Dictionnaire iconoclaste du féminin Ed. Boursin, Si elles avaient le pouvoir Ed. Larousse) Isabelle Germain a aussi participé au blog collectif Politicia que j'avais monté sur Yahoo Actualités.

Je retrouve également Corinne Dillenseger, bien connue des femmes actives sur le web, pour avoir animé des années son blog Toutpourelles, consacré à la vie professionnelle des femmes, et être désormais rédactric-en-chef du site Maviepro.fr, le rendez-vous des femmes actives, dont on parle régulièrement ici. Peut-être n'est-elle pas connue dans le milieu "tech", et encore (c'était une des premières blogueuses) mais Corinne Dillenseger est une vraie référence pour les femmes actives sur le web, où elle est estimée, lue et respectée.

Avec elle, Anne Lataillades, du blog culinaire Papilles et Pupilles. Anne a monté un vrai business autour de la cuisine, elle est probablement une des blogueuses les plus connues et les plus appréciées: Mompreneur avant l'heure, elle a quitté son emploi pour gérer au mieux les allergies alimentaires de ses enfants, et est régulièrement sollicitée par des marques. Elle ne cesse de minimiser son activité "Non, vous savez, la cuisine c'est facile, ce n'est pas un thème dur..." alors qu'on lui rappelle qu'un journal vient de publier (encore) un portrait d'elle. Son nombre de visiteurs ferait pâlir n'importe quel blogueur "sérieux", mais il est de coutume de mépriser les blogueuses, nous ne sommes que des ménagères, après tout.

Caroline Deschamps dont je suis régulièrement les activités sur Public Sénat via son implication au sein de Girl Power 3, le réseau co-fondé par Natacha Quester-Séméon, mais aussi Fadhila Brahimi, "Madame Personnal Branding", sont également de la partie. Cette-dernière, ultra-dynamique, s'amuse de ce qu'un blog aurait dit "les filles invitées sont des gentilles" alors qu'elle ne se revendique pas, elle-même, comme telle. Nous sommes rejointes par Christelle Membrey Bézier, chevelure rousse et voix de FIPette extrêmmeent agréable à écouter, qui me salue d'un "Je suis fan depuis que je t'ai vue dans Les Maternelles". (petit kiff intérieur) Christelle occupe une fonction hybride, ex professeure de lettres, elle est devenue formatrice et conseillère en TIC auprès de l'Education nationale, si j'ai bien compris. Elle anime en parallèle plusieurs blogs et intervient régulièrement à Strasbourg (lire son portrait sur Maviepro, justement)

Où sont les hommes ?

Alors, forcément, si je suis plutôt informée via Maman travaille, les réseaux auxquels j'appartiens et les jurys ou événements auxquels je participe de qui est qui chez les femmes, je dois avouer humblement que je manque de parité et que je connais peu d'hommes présents, faute de les lire. Nous avons donc Sacha Quester-Séméon, qui co-anime le blog Mémoire Vive avec Natacha. Je l'avais déjà rencontré lors des Etats généraux de la femme ELLE ou lors d'une soirée Girl Power 3.0, où il avait précisé se considérer comme féministe.

Je reconnais le célèbre Emery Doligé (j'ai souvent entendu parler de lui) qui twitte, et le non-moins célèbre Gonzague Dambricourt, jeune blogueur dynamique qui a la réputation d'être aussi très pro, et qui n'hésite pas à dire d'emblée dans un sourire qu'il n'est "pas très fan d'Hadopi", dès la présentation "ça s'est fait". J'ai également eu l'immense honneur de faire la bise au premier abonné de Wanadoo, Serge Soudopladoff, qui semble en connaître un rayon sans se la raconter pour autant (souvent, c'est inversement proportionnel) (il nous a notamment raconté comment et pourquoi il avait domicilié la première start-up à San Francisco, avant la première "bulle internet") et de discuter avec Rubin Sfadj, ancien avocat, enseignant en droit international et conseiller au consulat général d'Israël que je ne connaissais pas du tout mais qui rassemble je crois 25 000 followers sur Twitter. A ma gauche, le boss de Melty.fr et d'autres choses aussi dont je n'ai pas noté le nom (c'est ma faute, c'est ma faute, c'est ma très grande faute) et à ma droite, le blogueur d'un blog de foot très visité, Sébastien Couix.

A table !

Bon, déjà 1500 mots et je n'ai pas commencé à parler de la soirée. J'avais commencé à commenter en direct sur Facebook (bouh, la ringarde, elle préfère Facebook à Twitter, jetez-lui des cailloux - bis) mais les interférences m'ont fait éteindre mon Blackberry et opter pour un crayon et une feuille très 1.0. Ce dîner avait ceci de particulier que 80% des invités tapotaient leur téléphone en même temps qu'ils parlaient / mangeaient / écoutaient.

Le tour de table commence, chacun se présente très Alcooliques Anonymes "Bonjour, je suis Machin et je suis blogueur... - Bonjour, Machin" Voilà, je blogue depuis 2005 et... et c'est dur.." Bravo Machin, on applaudit Machin tout le monde !

Natacha Quester-Séméon et Emery Doligé posent les premières questions, Dans un premier temps, les sujets évoqués sont (rapidement) Hadopi, (pour dire qu'on n'en parlera pas) puis la "Taxe Google" dont Eric Besson précise encore qu'elle porte mal son nom. S'en suit un débat sur le thème: Internet fait-il peur ? Le web, faut-il réguler ? Personne n'est d'accord avec personne, chacun a ses propositions à faire, la discussion est lancée autour d'Eric Besson, de son conseiller au numérique, son directeur de cabinet, sa chargée de communication et sa chargée de relations presse.

Nous notons que la plupart des sujets numériques, étrangement, ne dépendent pas du Ministère de l'économie numérique ! Hadopi -> culture, E-education -> éducation, télétravail, bureaux nomades -> travail, entreprises en ligne -> PME-PMI, et ainsi de suite... ce qui est bien dommage.

Genrée ou membrée ?

Isabelle Germain aborde le thème des subventions, des financements et des appels à projets: bref, de l'argent public, la maille, la thune, l'oseille, le nerf de la guerre, le gros mot tabou qu'une femme ne doit pas prononcer sous peine "d'avoir l'impression de faire des passes" de la bouche même d'une convive, en off. Isabelle Germain demande si l'on peut s'attendre à une approche genrée.

Le terme "genrée" étonne, échange de propos sur ce thème. Eric Besson s'engage à regarder de près, Fadhila Brahimi ajoute quelque chose sur le sujet que j'ai trouvé intéressant mais que je n'ai pas noté (je devais finir le saumon, probablement, ou essayer de cacher ma manucure qui partait très en live, encore la faute à mon avion qui n'avait attérit que quelques heures plus tôt)

@EricBesson sur #Twitter ?

Les convives s'étonnent qu'Eric Besson ne soit pas présent sur Twitter, en tant que ministre de l'économie numérique. Emery Doligé souligne que Nathalie Kosciusko-Morizet "faisait ça très bien" et qu'il serait bon pour le ministre de surveiller et d'intervenir dans ce qui se dit de lui sur les réseaux sociaux. Eric Besson acquiesce, mais explique que l'exercice est chronophage et qu'il se refuse à laisser quelqu'un intervenir en son nom (un chargé de com ou un community manager)

La petite phrase du jour: "Certains ministres twittent et feraient mieux de ne pas le faire..." commente-t-il. Toutefois, après quelques arguments de Serge, il nous annonce en totale exclu mondiale du monde entier relancer prochainement son compte Twitter. Les blogueurs sont contents.

E-éducation: un sujet politique ?

On parle ensuite éducation, Christelle dont c'est le métier et la spécialité, notamment via le blog On ne nait pas internaute, on le devient, note que l'Education nationale n'accorde que trop peu d'intérêt à la chose, ce que plusieurs personnes (dont je fais partie) confirment.

Visiblement, nous avons presque tous été intervenants dans des écoles, collèges ou lycées pour parler du numérique aux élèves. Signe criant d'un manque de personnel qualifié et de formation des enseignants, contraints de bricoler chacun dans leur coin avec un intervenant de leur connaissance.

J'entends soupirer à mi-voix "Encore l'éducation..." quand le sujet revient sur la table, mais s'il est bien un thème important à traiter quand on aborde le numérique, c'est celui de l'éducation, non ?

Echanges et débats sur les relations qu'entretiennent les jeunes générations avec Internet. Le boss de Melty.fr, à ma gauche, très informé puisqu'il gère une des premières communautés de jeunes, les trouve entreprenants et désireux de créer du contenu et des contenants sur le web. En revanche, Christelle les trouve bloqués et peu entreprenants. Nous sommes tous d'accord pour dire qu'un jeune de Charnay-les-Mâcon n'est pas le même qu'un jeune de Bondy ou de Paris 7ème.

Maman travaille et ses propositions

Eric Besson propose de donner la parole à la partie droite de la table qui s'est moins exprimée. J'en profite pour poser une question portant sur l'une des dix propositions Maman travaille: le télétravail.

" Ma question sera concrète et très terre-à-terre, dans le réseau Maman travaille, nous avons établi dix propositions que nous tenons à la disposition des pouvoirs publics. Parmi ces propositions, l'une d'elles concerne le télétravail. Les jeunes parents ont droit à 6 jours de garde enfant malade par an, or quel enfant est malade 6 jours seulement par an ? En outre, (enfin, je n'ai pas dit en outre, j'ai du dire "et euh, aussi") il y a toujours en France une pénurie de modes de garde, qui sont un vrai problème. Ma question, donc: avez-vous prévu quelque chose pour généraliser le télétravail et inciter les entreprises à le mettre en place ? Si oui, quoi ?"

Réponse d'Eric Besson: "Je vais vous dire franchement: je ne sais pas. Donc je me renseigne et je vous dis. En partant, il m'a de nouveau assurée se rensiegner sur le sujet, notamment aborder la question avec le Ministre du travail, et revenir vers moi. Sa chargée de communication m'a également assuré qu'elle me ferait très vite un retour sur ce point précis. J'attends donc, en tout cas la question a été soulevée, et Eric Bessoon a par la suite déclaré au micro de mémoire-vive qu'il avait entendu que "votre collègue blogueuse 'moi) avait des propositions à faire sur le télétravail entre autres..." Les propositions Maman travaille poursuivent donc leur bonhomme de chemin.

Et la politique, bordel ?

Emery Doligé se risque à une question politique intéressante: Qu'est-ce qui vous ferait rompre avec Nicolas Sarkozy ? Eric Besson nous affirme que, en ce moment, rien. Il trouve "facile" de brandir une appartenance à la gauche pendant que les sondages sont au plus bas pour le gouvernement, et se méfie des effets d'annonces et de sondage (bon, on s'en doutait un peu). Enfin, il ajoute que ce qui pourrait le faire rompre avec Nicolas Sarkozy, ce serait une alliance avec le FN.

Je me permets de l'interrompre en disant: "Pardon, mais j'ai l'impression que sans faire d'alliance électorale avec le FN, vous êtes déjà un peu en train d'appliquer leur programme, par exemple en expulsant des enfants cherchés à la sortie des écoles...? Non ? C'est une question..."

Bon, là il aurait pu me foutre dehors ou tout simplement me répondre que ce n'était pas le sujet. Mais il est resté très calme et a parlé de la relation qu'entretenait la France avec "ses" étrangers, précisant que je faisais référence au grand-père Chinois arrêté à la sortie de l'école, et qu'en France il était interdit d'interpeller dans les écoles, les hôpitaux, etc. Il a ajouté que les Français étaient très durs envers eux-mêmes sur ce sujet. "Normal, nous sommes la patrie des Droits de l'homme et nous avons un rôle à jouer dans..." "- C'est ce que j'allais dire, nous sommes le pays des Droits de l'homme, nous sommes vigilants, mais nous traitons beaucoup mieux les étrangers sur notre sol que tous les autres pays européens." Fin de l'apparté, ce n'est pas le thème du jour, mais comme le sujet était abordé, je ne pouvais pas ne rien relever.

La discussion se poursuit, Sacha Quester-Séméon échange avec Eric Besson sur le thème des politiques et de leur formation au nouvelles technologies, quelques convives trouvent que les élus sont souvent les derniers informés. Nous parlons des différentes politiques numériques, des initiatives comme l'ordinateur à 1 euro par jour, l'abonnement à tarif social à Internet... de petites discussions se forment, les exemples de la Corrèze ou de la ville de Levallois sont cités, entre autres. Par la suite, en off, nous serons plusieurs à tomber d'accord pour dire que la ville de Bordeaux est la plus avancée en matière de numérique, et à en attribuer le mérite à l'influence d'Isabelle Juppé.

 Eric Besson nous fait part de quelques thèmes d'appels à projets, dont l'éducation en ligne si je me souviens bien, et le cloud computing (ça je m'en souviens, c'est LE sujet en vogue chez les annonceurs et j'en mange matin, midi et soir chez Pampa Presse, mon vrai travail)

C'est bien beau tout ça, mais il en sort quoi ?

- La mixité va être regardée de plus près dans l'attribution des subventions, notamment, et des réunions telles que celle-ci ou du CNN. Eric Besson s'y est engagé notamment suite aux questions et remarques répétées, d'abord de Natacha Quester-séméon pour qui la mixité est une victoire, puis d'Isabelle Germain et de Fadhila Brahimi, entre autres.

- La question du télétravail va être soulevée, avec réponses écrites. Nos propositions sont attendues --> Si vous en avez, envoyez !

- Une rencontre va être organisée entre Christelle Membrey-Bézier et Luc Chatel, ministre de l'Education, pour aborder le thème de l'éducation des enfants au numérique

- Le coin cancans: Eric Besson suit un régime spécial à base de pâtes au gruyère et de fruits (c'était vraiment très intéressant) il venait de prendre une douche et il supporte l'OM et l'OL. (On va s'en tenir là) Il s'est montré très à l'écoute, désireux de retenir nos suggestions ou nos propositions, ce que nous n'allons pas nous priver de lui adresser. Bien sûr, comme beaucoup de politiques hommes et femmes, il sait nous dire ce que nous attendons ou voulons entendre. 

- Un prochain rendez-vous est organisé dans deux mois, plus organisé, avec cette fois des ordres du jour que chacun ait le temps de bosser son sujet avant, et qu'on avance de façon constructive (là, 20 personnes qui posent des questions sur tout ce qui leur chante, et qui commentent à voix haute comme on le ferait sur un blog, c'était difficile à cadrer)

- Tous les invités présents avec lesquels j'ai pu parler (un douzaine sur quinze, je dirais) étaient contents d'apporter leur pierre à l'édifice du numérique et enthousiaste à l'idée de prochaines rencontres avec des thèmes précis.

- Comme dit sur Facebook, la paix dans le monde ne ressortira pas de notre série de dîners, mais entre "la paix dans le monde" et "rien", il y a toute une palette que nous ne nous priverons pas d'explorer. Eric Besson semble très conscient des réalités, pas du tout coupé du monde (sondages catastrophiques, popularité du gouvernement très basse, etc) et je compte bien saisir cette occasion pour faire passer autant de propositions Maman travaille que possible.

 

Bien évidemment, la suite des événements est conditionnée à un remaniement clément en sa faveur, comme il l'a dit lui-même "la durée de vie d'un ministre est courte" (ce n'étaient pas les termes exacts, mais je les ai compris comme ça).

Je vous proposerai prochainement sur le portail Girlz In Web une petite chronique sur les apports de la mixité dans ce dîner.

 

NB Les photos du dîner sont disponible sur mon Facebook perso Marlène Schiappa Bruguière

 

->  Vous avez des questions à poser, des choses à dire pour le prochain rendez-vous ? Allez-y ! (Vous voulez la parole, prenez-la, ma vieille !)

 

Marlène Schiappa

Commentaires

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Do Espirito

C'est moi qui ait dit (sur twitter), dans le cadre d'une conversation, que les blogueurs invités étaient "propres sur eux et les filles bien gentilles". Façon de dire que la sélection opérée par le Ministère avait éliminé des blogueurs plus incisifs. Tant mieux si les présents l'ont été sans se forcer.

Le problème n'était pas tant la participation au dîner lui-même que la personnalité du ministre invitant. Outre sa contribution -brutale- à une politique d'immigration agressive, rappelée dans cette note, il a quand même réussi l'exploit de changer de camp en pleine présidentielle...

Gageons que les présents sont venus chez leur hôte muni d'une longue cuillère.

Marlène Schiappa (Maman Travaille)

Bonjour Do Espirito, et ravie de vous connaître virtuellement, donc :)
Ce que j'ai trouvé moyen, (et qui est fréquent en ce moment sur "l'internet" comme dirait ma grand-mère) c'est le procédé de porter des jugements (même si le votre n'est, j'en conviens, pas le pire !) sur des personnes qu'on ne connaît pas. Une recherche google ne suffit pas à déterminer l'antériorité, le passé, les actions, les convictions et la façon d'agir de quelqu'un.
Dire d'emblée que toutes les filles invitées sont "gentilles", dans le sens de "peu incisives", c'était réducteur et un peu hâtif, non ?
Pour ma part, j'ai tout sauf la réputation d'être une fille "peu incisive", sans raconter ma vie ici, et je crois sans trop m'avancer que d'autres filles invitées sont encore "pires".
Cela dit, je vous remercie de venir débattre ici et de vous attribuer la paternité de ce commentaire, c'est tout à votre honneur.
Sur le fait qu'Eric Besson ait changé de camp en pleine présidentielle, sincèrement, j'ai malgré mon jeune âge (28 ans) assez vu et baigné dans la politique depuis l'enfance pour savoir que c'est plus que fréquent. Son changement de camp à lui a été médiatisé par la petite phrase de Ségolène Royal qui avait dit "Qui connaît Monsieur Besson ?" (la suite a montré qu'elle aurait mieux fait de s'abstenir car je suis convaincue qu'elle lui a rendu service en disant ça aux caméras)
D'ailleurs n'étant encartée ni au PS, ni à l'UMP, je ne suis personne pour porter un jugement sur ce changement de camp.
En revanche sa participation à une politique d'immigration agressive - ce qualificatif que vous employez me convient, je le reprends à mon compte si vous le permettez- me chagrine beaucoup plus; les exemples ne manquent pas même si le FN tente de nous faire croire que le gouvernement expulse peu.
Merci en tout cas pour votre commentaire, comme je le disais sur Facebook, nous attendons d'avoir des réactions objectives.
Je vais lire votre blog que je ne connais pas encore. A bientôt, donc !
Marlène

fbrahimi

Merci pou ce compte rendu. J'ajoute le lien dans le mien. Et bravo également pour la réponse à Thierry qui d'ailleurs avait commenté sans savoir qui assistait au diner... bref... le connaissant je me suis permise de le lui faire remarquer mais il n'a pas souhaité entendre femmes= non incisives et sans opinions selon lui. A bientôt

Mry

Bravo pour cet exhaustif CR !

éléonore d.

instructif..

cassia

Fière d'être ta Facebook friend Marlène!

stéphanie rivier

Heureuse de lire ce compte rendu et que les propositions Maman Travaille puissent être entendues.

Cécile

Merci Marlène pour ce compte-rendu et un grand merci de représenter les mamans qui travaillent ;)

marcia

Bon j'ai commencé à lire ce post mais je ne peux pas le finir, j'ai une réunion dans 10 minutes ooppsssss !!!
Ce soir une fois que les enfants seront lavés, nourris et couchés, que le linge sera rangé et d'autre part étendu, que le lave vaisselle sera vidé pour être re rempli, que les jouets qui trainent ça et là seront jetés dans un panier, que la salle de bain sera épongée et que ma gamelle du lendemain sera préparée, je me plongerais enfin dans la fin de ton article ^_^
A plus tard Marlène, je retourne travailler ;)

carole

génial ça fait plaisir de se sentir représentée

Nath (la 107385eme)

Merci Marlene pour avoir ete la-bas - et pour ce compte-rendu !

je me rends compte ceci dit que je ne suis pas tout a fait en phase avec l'un de tes commentaires - ou peut-etre l'ai-je mal compris : lorsque tu fais le lien entre teletravail et penurie de modes de garde.
Je pratique intensivement le tele-travail, au debut c'etait pour convenance personnelle (eviter de perdre 1h dans les bouchons) puis une necessite pour travailler "de nuit" avec les US (faire mon boulot sans me faire virer par les gardiens - et accessoirement voir mes filles).
Mais jamais je n'ai les enfants avec moi.
Donc je teletravaille, OK, mais pour autant il me FAUT un mode de garde - l'ecole ca passe tant qu'il y a une garderie periscolaire, mais encore faut-il que les enfants ne soient pas a la porte a 3h30 (et que du coup je passe encore plus de mon salaire en garde - ou en deprime parce que je ne trouve pas de solution). Parce que, dans mon travail ou je telephone a Sacramento ou a Singapour, tout le monde se fiche de savoir d'ou vient l'appel - il reste que je suis au telephone et que c'est difficilement compatible avec "mamaaaaan ma soeur elle m'a traiteeeeeeeee !!!" & co.

yzont des nounous numeriques ?? ah non on a dit "ne pas les abrutir derriere un ecran" :S

Marlène (Maman Travaille)

Nath: nous sommes évidemment en phase ;) le télétravail ne remplacera jamais les modes de gardes et je ne pense pas avoir dit ça, ou si je l'ai fait c'est que je me suis mal exprimée ;)

caiman

en tant que webmaster et pour la troisième fois j'ai battu éric besson en procès*, qu'il ne soit pas sur twitter n'est pas une performance (sait il seulement ce que c'est), lui qu'on surnomme ici le Nul Eric du numérique, lui qui avait lancé il y à qq année ma campagne se jouera sur Unternet. (*je viens de gagner en cassation et donc je cas besson fera jurisprudence)

première claque, le pauvre garçon nous sort le site à papé ringard au possible, (j'ai les copie des pages) alors que le petit webmaster que je suis, fait à son opposition* un CMS flambant neuf.
(*droite , centre et gauche confondu, hé oui, il y à des gens de droites qui n'aiment pas les manières de ce monsieur, après tout l'identité nationale n'est ce peut être pas aussi la loyauté?)

l'imbesson est vindicatif, alors commence les mensonges, les courriers diffamatoire distribué par lui même dans les boites aux lettres, les appel téléphoniques de menaces (dont un chez moi pour me menacer moi et ma compagne), les dénonciations, les tag dans la ville un grand V sur les maisons des ces collaborateurs qui me fait plus penser à une action des anonymous mais on laisse supposé que son opposition y est pour qq chose, car le besson n'aime pas avoir d'opposition.


puis le bouquet, une perle le site de campagne de besson est référencé sur des moteurs de recherche pornographique (je tiens le constat d'huissier à la disposition de la presse), pourquoi, comment, à t'il voulu être mieux référencé que son opposition qui était en première page de google pour sa commune et lui au fin font des classements, je pencherais plutôt pour sa banal incompétence ,de canada-dry de la politique française
le neo-conserviteur, n'aime pas être ridiculisé, hé bien il l'est ridicule, car de toutes les tache qu'on lui à confié en tant que sinistre ministre combien le mauvais élève besson à t'il mené à bien ?

La TVA social 0/20
évaluation des ministre 0/20
identité nationale 0/20
rafles et expulsion 20/20 prof sarko pourrait noter
numérique 0/20


et maintenant on confie à nouveau le numérique au nul Éric?

J'ai juste une question à poser les autre ministre sont il aussi compétents, que ça
Je précises que aujourd'hui sa légitimité électoral en France est exactement de 1845 voix pas une de plus,


isa-mon blog de maman

Chouette compte rendu. J'avais été déçue par mon dîner chez NKM tant il n'en était rien sorti. Je trouve que Besson s'y prend bien en mixant les invités, et en prévoyant un suivi. J'attends donc le #2 !

Et je suis ravie que tu aies évoqué le télé-travail dont j'avais justement parlé avec NKM il y a deux ans. Ils travaillaient sur le sujet et devaient faire des propositions...

Charlotte

J'aime apprendre sur ce site de plus en plus,il y a beaucoup de themes vraiment interessant.

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