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  • Maman travaille, de Marlène Schiappa - Préface de Nadia Daam - Illustrations de Nathalie Jomard

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mardi 15 mars 2011

Commentaires

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Siham

Je fais partie des femmes qui ont eu la chance de ne pas vivre ce genre de stress post partum, cependant certaines choses résonnent en moi...

La prise en charge de la maman après l'accouchement : tout simplement révoltant !
"Là, je me sens désespérément seule, et je sais que ça va durer " : c'est exactement le sentiment que j'ai eu au départ, l'impression d'en avoir pris pour perpet'

La joie de reprendre le travail, l'agression verbale des autres femmes (non mères la plupart du temps) quand tu reviens de congé maternité...

Personnellement j'ai fait le choix au travail il y a quelques temps d'être un peu plus égoiste au travail et je trouve que c'est pas mal aussi avec ses enfants !

Emilie D.

enfin on en parle!! le burn out des meres existe depuis toujours et on doit attendre 2011 pour en parler ouvertement*.. ce n'est pas trop tôt

UneChambreàMoi

ce livre doit être passionnant
j'ai lu dans le Elle d'il y a deux semaines que les femmes les plus sujettes au burn-out maternel sont celles qui mettent la barre trop haut en terme de perfection.
Que l'on travaille ou pas, à mon avis, les risques sont les mêmes: si l'on a des exigences démesurées en terme de ménage, propreté, ordre, éducation, principes... et qu'en plus on est souvent seule, on tombe souvent de haut.
Je crois que toutes les mères passent par des moments de pétage de plomb, où l'on se retrouve assise par terre, en pleurs, en réclamant un peu de sommeil et de répit, et en se demandant comment on va réussir à tenir le rythme.
Sauf que lorsqu'on a la chance d'être entourée, d'avoir une femme de ménage, des parents dispo pour nous garder les enfants quelques jours par ci par là, des amies sympa, des voisines solidaires... ces périodes creuses durent peu de temps, on retrouve vite la pêche.
Il suffit que personne ne soit là pour nous écouter, que nos parents vivent à l'autre bout de la France ou que notre mari soit sans cesse en déplacement pour que les choses se compliquent très, très vite

@ Marlène, à propos du traitement de la douleur, et plus largement à propos de notre manque de préparation à l'accouchement... J'ai découvert un livre essentiel il y a qq jours, que j'aurais aimé lire pendant ma première grossesse!
"Naitre, de l'idéal de l'accouchement à la réalité de la naissance", http://livre.fnac.com/a2415273/Erika-Teissiere-Naitre-de-l-ideal

Il nous enseigne notamment que si l'on apprend à accepter l'imprévisible, plutôt qu'à vouloir tout contrôler en vain, l'accouchement peut être moins traumatisant.
Il parle vrai, cru même parfois, décrit franchement, par des témoignages de mères, ce qu'est un accouchement, et quels sont les sentiments ambivalents qui nous traversent, pendant ces 9 mois, et évidemment, après.
Les auteurs insistent notamment sur le fait que c'est justement ce sentiment d'AMBIVALENCE qu'on ressent par rapport à son foetus, puis à son enfant, qui est complètement refoulé dans nos sociétés occidentales. Et cette occultation ne nous aide pas à gérer les moments difficiles.
Je vous le recommande!

D.H

Mille mercis!
je n'aurais pas su l'écrire, mais c'est pour cela que j'ai voulu me lancer dans le management de la santé et m'occuper des questions maternelles.
Ceci dit, je rencontre une omerta impitoyable: les soignants refusent de me rencontrer et de me parler... même si je me présente comme patiente!!!!
Comment peut-on croire que les enfants iront bien si la mère est dans un tel état? J'achèterai ce livre et j'en ferai mon support de travail, jusqu'à, s'il le faut, le donner aux professionnels de santé que je rencontrerai.
Vraiment merci

Séverine Cadet-Letour

Voilà un livre que je vais recommander sur ma page pro Facebook et aux mères (et les couples, car en effet il en découle des difficultés de ce côté-là aussi !)que je reçois en consultations.

Parce que ce n'est pas facile de toujours pouvoir se déplacer, j'ai proposé la consultation par SKYPE, sinon téléphone ou email. Pour certaines, c'était la galère de trouver un moyen de faire garder l'/les enfant(s)... Le combat avec les pères pour qu'ils veillent et "gèrent"...

On ne communique pas assez sur le fait qu'aller consulter un thérapeute, un psy, ou autre, est un moyen de mieux traverser ces phases et de s'en sortir. Je sais que les gens viennent souvent me consulter après coup, quand ils ont un problème installé... alors que mes approches, dont la relaxation sont aussi des outils de prévention, de préparation...

Je suis contente qu'un livre-témoignage existe. Des femmes qui ne pensent pas ou n'osent pas aller consulter auront une autre voie possible pour s'ouvrir.

Sophie

Je me sens très chanceuse en lisant cet article. j'ai eu à la maternité les mots qui l'auraient aidé "attention votre bébé va arriver ! Vous voulez voir la tête ?" ou encore "Attention on va vous le poser dessus vous vous sentez bien ?" et enfin, pour mon premier mais très important, j'avais une envie de vomir monstre et je n'ai pas réussi ni à allaiter, ni à le prendre dans mes bras "c'est pas grave les nausées vont passer, papa va faire connaissance".
En revanche, à la sortie de la maternité, c'est autre chose. Sortie du cocon rassurant des sages-femmes compétentes.... crises d'angoisses, peur de perdre son bébé de quelque manière que ce soit.....C'est quoi PMI ? Ce machin où on doit attendre 1h30 avant de pouvoir peser son bébé ?
Pour le 2è, j'ai découvert autre chose : on n'a pas le droit d'être fatigué "ha ben t'en as voulu 2 ! "
On n'a pas le droit d'être en retard "tu es egoïste ! un petit coup de fil pour prévenir toud'même ! "
On n'a pas le droit de demander de l'aide au papa "ben quoi ? avant tu sortais le soir et moi j'ai pas le droit en journée ?" Je ne suis pas prête d'oublier ma journée d'anniversaire....

j'espère de tout coeur que ce livre aura son succès mérité et qu'il permettra d'agrandir la brèche de ce débat (et égoïstement entamer la discussion avec mon mari...)

em

Bonjour
je suis ravie qu'on en parle enfin!!! Meme si je ne l'ai pas vécu a la même échelle, j'ai également eu mes moments de "pétage de plomb", ces fameux moments ou, épuisée des bagarres en voitures entre les 2 monstres, vous leur dites pour enfin avoir la paix "j'arrete la voiture et je vous fais descendre tous les 2 si vous ne vous calmez pas!!"
Je comprends le mal-être de ces mamans qui en viennent a faire des choses qu'elles ne veulent pas faire (bébé secoué, forcé son petit a manger alors qu'il n'aime pas...). Ce n'est en rien pardonnable mais il faut aussi se dire qu'il y a une cause a tout cela! et enfin on en parle!

etiKeta

Mais la maternité c'est merveilleux , que du bonheur.. On nous le répète jusqu'à écoeurement.. Enfin qq1 qui a le courage de dire que non en fait c'est pas merveilleux du tout parfois.

Consultante en puericulture et parentalité à domicile

Merci pour le livre, cela va aider de nombreuses mamans a mieux comprendre leurs ressentis et leurs émotions. Je rencontre régulièrement en consultation des mamans en burn-out ! Prenez soin de vous...

Suzanne

Je n'ai pas vécu tout cela (et je rejoins l'analyse de Marlène, en ce qui me concerne j'ai la chance d'avoir à mes côtés un papa très prévenant et qui s'occupe de son fils bien plus que moi) mais les premiers mots sur l'accouchement résonnent particulièrement en moi...

J'ai le sentiment que les femmes du jour où elles sont enceintes sont totalement infantilisées, chosifiées. Leur corps leur appartient à peine, le corps médical en particulier y contribue...on tombe dans le domaine public dès qu'on attend un enfant.

J'ai ultra mal vécu mon accouchement, le sentiment de ne pas avoir été là, juste un utérus dont il fallait faire sortir un bébé, mais la personne au-dessus, avec ses sentiments, sa sensibilité, piétinée...la SF s'occupait plus du ressenti du papa que du mien...(je ne parle pas de la douleur physique, mais bien de l'abandon moral dans lequel je me suis retrouvée). (Marlène, si vous avez besoin de témoignages dans le cadre de votre enquête, je suis votre homme...enfin femme)

comment s'étonner dès lors qu'après ces "sévices" psychologiques infligés aux jeunes mères, elles n'aient pas confiance en elles lorsqu'abandonnées elles se retrouvent seules à la maison?

carine

vive le travail!

Et faites comme moi, ne faites jamais le ménage (le père s'en chargera mécaniquement) et ne vous prenez plus la tête : j'ai jeté tous les livres de puériculture vers les 10 mois de ma fille...je l'écoute maintenant, et tant que lors des contrôles médicaux et à la crèche on me dit que tout va bien, je ne m'en fais plus.

Savoir que tel bébé dit 10 mots de plus qu'elle, je m'en fiche (elle a marché 6 mois avant lui). Et la pression pour la rentrée de l'école maternelle, j'ai arrêté de m'en faire dès ses 6 mois.

En fait tout ça ça vient de la découverte qu'une collègue a une fille trisomique, ça fait vraiment relativiser.

Personne n'est une mère parfaite, mais qui à part vous va se lever la nuit ou prendre des jours pour s'occuper de votre petit qui est malade? Pas ceux qui vous donnent des leçons sur le contenu des repas ou comment éduquer vos enfants

Lisette

Je voudrais lui demander pourquoi elle n'a pas dit merde au père: allez, ce sont tes enfants, tu les gardes, je pars une semaine en vacances avec des copines !! ?
Stéphanie Allenou une réponse ??

Angel

Belle initiative que l'écriture de ce livre !
J'attends ce livre avec impatience, l'épuisement je connais bien ça !!
Nous avons déménagé 5 fois en 6 ans, dont deux en cours de grossesse. Deux enfants très rapprochés. Des traitements épuisant pour réussir à les avoir. Un mari absent très souvent, ma famille est à l'autre bout de la France...
Et je crois que le pire, c'est que comme il l'est clairement dit, il y a une sorte de discrimination, car lorsque qu'on à un revenu moyen plus élevé que la normal (sans être riche pour autant...), les gens ne voient pas où est le problème? Et ne comprenne pas que l'on puisse en avoir?
A croire qu'il faut être pauvre pour être aider et considérer !

Nathalie

Bonjour,
Je me reconnais tout à fait dans ce témoignage ! Sauf, qu'heureusement je continue à traviller, donc je peux "m'aérer l'esprit" en journée.Je voulais savoir, existe-t-il des lieux de rencontre type "pates aux beurre" ailleurs qu'à Nantes ? Et plus particulièrement en Alsace ?

Minette063

Lorsque j'ai accouché du 4ème, personne ne s'est soucié de savoir si moi j'étais ok pour le retour à la maison : 3 autres enfants à la maison (des jumeaux de 2 ans, un aîné de 4 ans), je suis en libéral (j'exerce seule, 9 collaborateurs et aucune possibilité de ma faire remplacer au bureau), un mari chef d'entreprise... J'ai osé demander à rester 3 jours de plus à la clinique.... des vacances en quelque sorte... seul l'état de santé de l'enfant est pris en compte, pour la mère cela va de soi : tout va bien...

jane

on ne vit pas non plus la même maternité avec nos enfants; Certains sont plus "durs" que d'autres et demandent des choses qu'on ne peut pas leur donner. Ca donne un sentiment d'impuissance qui peut être dévastateur. J'ai vécu des situations similaires à celles décrites mais j'ai réussi à dépasser tout ça quand je me suis enfin débarrassée de ma culpabilité (envers mon enfant "dur" en l'envoyant paître vertement) et de cette image de mère "parfaite" véhiculée par la société, les médias mais aussi, il faut le reconnaître, par nous mêmes. Je n'exige plus rien de moi-même qui me "coûte" trop, je ne partage pas ma crêpe sauf si eux aussi partagent la leur, sinon que dalle et ils peuvent râler tout ce qu'ils veulent, je ne partage pas. Je me fous que les gens autour de moi me jugent sur ce que je fais ou ne fais pas ni comment je le fais.Et à mon avis, c'est ça le secret, se respecter, se souvenir de qui on est, se ménager du temps pour soi, quitte à tenir sa petite comptabilité avec son conjoint (t'as eu ta soirée foot mon coco, j'ai ma soirée cinoche toute seule) et dire les choses, même désagréables, même à ceux qui ne veulent pas entendre: mari, pédiatre, amis, psy, obstétricien (eh oui, on a le droit de les envoyer bouler les médecins, si je préfère pousser dans cette position je le fais, sinon il a qu'à pousser à ma place l'autre avec sa blouse nanméwo). J'aime mes enfants mais il se trouve que je m'aime aussi, je me respecte et si je ne le fais pas pour moi, les autres ne le feront pas non plus. Mes enfants le sentent, et depuis que je suis sur un mode de fonctionnement moins contraint, libéré du qu'en dira-t-on (d'où qu'il vienne) eh ben ça roule. j'en ai 3, de 11,8 et 5 ans, je bosse à plein temps, je fais tout ce que j'aime en dehors du boulot avec ou sans enfants et tout le monde est content. et en plus j'ai l'impression de "donner l'exemple" à mes enfants: ne jamais s'oublier, faire ce qu'on aime et se foutre de ce qu'en pensent "les autres". en tous cas, je lirai ce livre avec plaisir et aussi beaucoup beaucoup d'intérêt !

laura

personnellement réellement vécu le sentiment d'être politiquement incorrect en parlant de mon mal être avant et après l'accouchement.
j'ai horriblement souffert pendant ma grossesse, mais pour le personnel médical, c'est "normal", "naturel", on ne pense même pas au développement de traitement palliatif pendant la grossesse. "c'est pas une maladie" qu'on me disait autrement dit : contente toi de ton sort et tais-toi.

angél

merci de faire partager ce genre de témoignage, merci de dire tout haut ce que les autres disent tout bas.
pour mon expérience de l'accouchement, j'ai eu la chance d'avoir une équipe de SF super sympa et où on m'a écouté car le jour où je devais sortir avec bb, j'ai explosé en larme et la SF s'est assise 5 min pour m'écouter voir pour que je reste 1 journée de plus à la matérnité.

Mais c vrai, qu'après c'est le désert, on est seul, le conjoint travaille... le temps passe et on se rends compte que quand on est avec les copines, à part parler de couches et de bébés, on a plus rien à dire alors que elles, elles vivent des choses palpitantes, font des sorties...

Moi je dis "vive le boulot" pour avoir une vie active et ne pas tourner en rond à la maison.

Stéphanie Allenou

bonjour, je voulais juste vous dire que le livre est déjà sorti. C'était le 2 mars. Votre article sur le livre est très bien . Bien cordialement. S.Allenou

esperancia

Enfin un livre qui ne présente pas la maternité comme la plus belle chose au monde.
J'ai souvent l'impression que les autres mamans se débrouillent beaucoup mieux que moi. Leurs enfants paraissent adorables, parfaits...
Mais pourquoi moi, ma fille ne veut jamais rentrer quand je la récupère à la crèche? Pourquoi ne veut-elle pas faire la sieste alors que tout se passe bien à la crèche? Pourquoi elle n'écoute jamais quand on lui parle alors qu'elle est adorable à la crèche? Pourquoi elle ne veut pas manger à la maison?
Je me suis torturée avec toutes ces questions jusqu'à me rendre compte qu'ils ne me disaient pas tout et qu'en fait, même la journée, elle était difficile mais ils ne voulaient pas m'inquiéter jusqu'à qu'elle perde du poids.
J'aurais tant préféré qu'on me dise dès le début qu'elle se comportait de la même façon. Depuis que je le sais, ça va beaucoup mieux.
C'est vrai qu'il n'y a jamais d'écoute auprès des professionnels, on a l'impression qu'il faut toujours se montrer forte devant les autres et que tout va bien, ou rien ne va mais nous on va bien.
On parle souvent d'isolement aussi mais moi je me sens seule alors que les grand-parents sont à proximité mais justement trop, ils ne comprennent pas qu'on a besoin de se retrouver seul en famille le week-end quelquefois sans les avoir toujours sur le dos. Ca me fait tellement de mal qu'on envisage de partir très loin d'eux.
Juste pour dire que ça fait du bien de savoir à travers ce livre qu'on est normal.

sophie

je me retrouve totalement dans les propos de ce livre, j'ai vécu une dépression post natale à la naissance de ma 1ere fille, j'ai eu aussi l'envie de fuir loin des pleurs incessants de mon bébé, les conseils des grand-mères qui savent tous ... J'étais tellement épuisée que je me suis fêlée le pied et fais une méchante entorse... je me suis retrouvée en pleurs devant la médecin des urgences (d'une toute petite clinique tranquille), en répétant comme une litanie "je suis fatiguée tellement fatiguée ..." réponse : "vous n'êtes pas la seule ", je l'ai revu quelques temps après pour enlever l'attelle, même pleurs de ma part et même réponse de la sienne avec exemples de patientes qui pourraient de plaindre mais qui elles ne pleurnichaient pas... J'ai repris le boulot en courant et je suis allée voir un psy qui m'a "libéré" : aucun soucis à la naissance de ma 2e.
J'espère que ce livre va permettre de faire mieux connaitre le burn-out maternel pour informer et pour déculpabiliser les mères

supermarmotte

Pas de question pour Stéphanie, juste mon admiration...

J'ai connu ce burn-out... un seul enfant, mais qui ne dormait ni jour (3 fois 30mn) ni nuit (3 ans de nuits blanches)... "on ne peut pas me priver impunément pendant des mois de ce besoin vital qu'est le sommeil"... et moi aussi j'ai haï mon fils: il hurlait juste à longueur de journée. Réponse du pédiatre: "Vous savez, tous les bébés pleurent". Je ne le supportais plus. Je ne suis pas allée jusqu'à la maltraitance, mais je n'osais plus m'approcher d'une fenêtre quand je l'avais dans les bras de peur d'une pulsion irraisonnée (j'habitais au 14è). J'ai dû plusieurs fois quitter l'appartement en le laissant hurler seul pour ne pas faire de bêtise...
J'ai eu plus de chance que Stéphanie: le père s'en occupait le soir (il rentrait tard), et ma mère m'aidait.
Mais personne d'autre: aucun personnel médical (j'ai essayé tous les spécialistes, y compris les médecines parallèles), ni les autres mamans ("ben quoi, tu n'as qu'à te prendre une femme de ménage").
Mais voilà, personne ne vous dit qu'être mère peut être un cauchemar... pendant la grossesse, tout le monde vous explique que ça va être merveilleux, et vous n'êtes psychologiquement pas préparée au pire quand il arrive... et vous ne rencontrez que le déni en face de vous parce que la maternité est une chose "tellement magnifique!" Détester son enfant, c'est tabou...
Ce qui m'a sauvé? Le travail. Parce que, grâces lui soient rendues, c'est ma nounou qui supportait alors les hurlements de mon fils. Et moi, même épuisée, je pouvais parler d'autre chose que de lui, je pouvais penser à autre chose que lui, je pouvais enfin avoir du silence...
Puis il a grandi. Il s'est calmé. Et j'ai commencé à l'aimer. Il a eu un petit frère puis un second. Et les deux autres ont été adorables. Aujourd'hui j'ai trois enfants merveilleux, mais le chemin a été long pour arriver jusque-là...
Alors merci à Stéphanie de briser ce silence, ces non-dits, merci à elle de prendre la parole au nom de toutes les mères plus qu'épuisées...
Merci à toi Marlène de te faire le relais de cette parole-là...

ynausicaa

Quel courage! J'espère que pour elle tout va bien maintenant. La solitude, le manque de sollicitation intellectuel, le manque de sommeil, l'ingratitude des tâches tout cela c'est dur à supporter... On ose pas forcément demander de l'aide, ce n'est pas si évident... Et lorsque l'on voit la maternité glorifiée on ose pas se plaindre... mais socialement, les mères surtout celle au foyer ne sont pas reconnues ("elle glande").
Courage donc à toutes les mamans :)

Céline L-A

Bonsoir Marlène!
Voici ma question pour S.Allenou :
-éprouve-t-elle de la culpabilité en repensant à la "main leste" et aux cris qu'elle a pu avoir envers ses enfants? et si oui, comment gère-t-elle cette culpabilité?

Merci :)

Suzanne

j'ai lu pas plus tard qu'hier soir sur un forum, une maman très angoissée par son futur accouchement, car elle avait mal vécu le premier: césarienne en urgence, pas d'accompagnement de l'équipe médicale, perte de confiance, difficulté à nouer des liens...les commentaires d'autres mamans:
"oh ça va, relativise, l'important c'est qu'ils aient sauvé ton bébé, le reste ce n'est QUE TON RESSENTI".

Gloups.

irina

Si je posais une question à cette maman, ce serait juste pour le principe "Pourquoi ne pas avoir vomi sur la sage-femme ?"
Comment peux-t'on accepter de se laisser parler comme ça, j'ai accouché 2 fois par césa, j'ai été dorlotée, si on est capable de bien traiter les mamans dans une maternité, cela veut juste dire que les autres sont des incompétents !

Après, c'est l'engrenage, je connais une amie qui a été traitée d'incompétente à la maternité et maltraité physiquement (3 jours clouée au lit avec une poche à pisse inutile sans toilettes), son entourage a osé dire que c'était normal, après tout devient normal.

Ne pas dormir, non, ce n'est pas normal. Les bébés ne sont pas responsables, mais ceux qui disent que l'on doit supporter les nuits blanches stoïquement sont coupables de non-assistance à personne en danger.
Ma fille têtait toutes les 2 heures, j'ai connu le vide physique et mental, je me demande comment je tenais debout après des micro-siestes d'une heure, et encore, ma fille vomissait, là encore, c'était normal, un bébé, ça vomit...
Ben, non, ça l'était pas, elle faisait une allergie au lait de vache via mon lait, mais ça j'ai dû le découvrir moi-même avant de faire confirmer.

Merci Stéphanie d'avoir brisé ces tabous, cela aidera d'autres mamans à se rendre compte que la femme parfaite malgré 0 repos et l'accumulation des tâches, ça n'existe pas !

nanouak47

Pour ma part, j'ai aussi vécu mon accouchement de loin, ce n'était pas vraiment moi, on me disait quoi faire et voila. Je n'ai même eu aucune douleur tellement ils avaient forcé la dose de péridurale. Les visites de toute la famille a la clinique ont été une épreuve terrible. Personne ne se demandait si j'étais fatiguée ou si j'avais envie de dormir, ils étaient juste contents de voir le bébé (j'avais 8 personnes par jour dans ma chambre même quand j'allaitais).
Pour le retour a la maison, j'étais un robot, mon bébé était une chose qu'il fallait nourrir et changer. J'ai mis 3 semaines a commencer a lui parler et le regarder vraiment.
Pendant le congé maternité, c'est la solitude qui m'a pesée. Le mois d'aout a été un des plus longs de ma vie. Mon mari rentrait le soir en demandant a son fils comment c'était passé sa journée et attendait que je réponde. Je ne répondais pas, personne ne m'adressait la parole de la journee, s'il voulait parler, qu'il me parle directement.
La reprise du travail a été salvatrice.
Aujourd'hui j'envisage de faire le 2e et je parle a une amie de ma crainte car on a une nourrice a domicile (en garde partagée), donc ce ne sera pas évident de cohabiter. La réponse de mon amie a fusée: "ah bon tu garderas ta nounou pendant ton congé mat?". On n'est pas sensées se reposer pendant le congé mat? Je ne me vois personnellement pas être mère au foyer pendant 5 mois et je pense que les relations avec mon fils en seraient vraiment affectées.

Claire

bonjour et merci pour cet article.
j'ai lu il y a un certain temps un livre de Violaine Guéritault sur le même sujet (qui applique les critères du burn out professionnel à la maternité).

Française vivant en Belgique, j'ai accouché 3 fois dans mon pays d'adoption et je dois dire que je suis effarée devant la maltraitance dont sont victimes les mères françaises. On est bien chouchoutées ici et surtout on a des interlocuteurs (gynéco, kiné, SF, psy aussi) qui se soucient de savoir comment vont les mères/les parents d'ailleurs. En néonat (j'ai eu un préma) on vous explique d'ailleurs que pour que le bébé aille bien les parents doivent aller bien aussi, et on vous y aide.

je suis triste de lire l'article et les commentaires car j'ai l'impression de retrouver le vécu de ma mère dans les années 70: exigence de perfection, sous le regard critique du père (absent) et de la famille, et enfants qui ne rentraient pas dans les cases définies par Pernoud.
rien n'a changé ?

ma modeste réflexion sur le sujet: avant, dans les siècles passés, avoir des enfants était naturel et comme tout le monde se trouvait dans le même bateau, on s'entraidait. Aujourd'hui avoir des enfants est un choix tellement personnel qu'on nous renvoie un "tu les as voulus, tu les assumes" et que la mère se retrouve à passer les premiers mois, les plus difficiles sans soutien aucun. (c'est pire pour celles qui ne travaillent pas ou ont eu la bonne idée -en l'absence de place de crèche ?- d'en prendre pour 3 ans de congé parental).
se respecter comme a dit quelqu'un est le mot clé, donner l'exemple aussi.
j'ai eu la chance d'avoir des enfants agréables, pas difficiles (juste qui dorment très peu. épuisement garanti mais dans la bonne humeur), des parents qui m'aident comme ils le peuvent à 600km, parce que ma mère se souvient de ce que c'est (distance un peu longue, 300 seraient mieux ;-)) faut rester raisonnable) et un conjoint qui prend sa place de papa (et travaille à temps partiel, moi à temps plein).

Suzanne

@irina: tant qu'après une naissance on répétera aux femmes qui se sentent mal "la mère et l'enfant vont bien, c'est l'essentiel" comme un mantra, comme si la souffrance physique, la fatigue, les cicatrices (épisio ou césa), la brutalité de certains soignants, ou même de la famille, n'avaient aucune importance, je pense qu'on acceptera l'impensable.

Stéphanie Allenou

Bonsoir à toutes, il est un peu tard alors je ne suis pas sure d'avoir les idées très claires mais voici quelques réponses à vos questions:
Tout d'abord il ne faut pas croire que le papa n'a pas aidé. Il faisait ce qu'il pouvait, avec sa fatigue, son propre énervement face aux enfants et l'éducation qu'il a reçu. Depuis que j'ai entrepris ma reconvertion professionnelle, il me soutient bien et s'occupe énormément des enfants le week-end car je suis très souvent absente travaillant (pour l'instant encore bénévolement) à l'accueil de mon asso.
Pour ce qui est de la culpabilité, je me dis que ce qui est fait est fait. Je ne peux revenir la-dessus. Par contre je peux modifier l'avenir et ça, je m'y emploie ! Mes enfants n'ont que très peu de souvenirs de cette période si difficile et je crois que ça m'aide à ne pas me sentir coupable. J'ai fait ce que j'ai pu et je me pardonne de ne pas toujours avoir été "parfaite". J'ai retenu la leçon.
Pour info: un passage au journal de la santé est prévu le 24 mars, un autre à "Salut les terriens" le 26 à 19h sur canal+, et encore un autre aux Maternelles le 8 avril. Les programmations peuvent cahnger mais à priori ces dates ont été retenues.
Je ne peux pas aller chaque jour sur tous les sites mais Marlène peut me prévenir quand c'est nécessaire.
Il ne m'a pas fallu de courage pour écrire ce livre par contre il m'en faut un peu plus pour parler à la télé...Vos messages me font énormément plaisir et me donne l'énergie et le courage de porter la voix des mamans !

Merci.

irina

@ Claire = Ce n'est pas une question de pays, mais une question d'établissements. Mon mari est belge, je connais donc pas mal le pays. La compagne d'un de ses amis a été volé par les médecins qui lui ont prescrit des tas d'examens uniquement pour se faire du fric alors qu'ils savaient qu'elle n'avait pas d'assurance (notament une ponction de sang de cordon effectué en cabinet hors milieu stérile parce que son pseudo-médecin lui avait fait gobé que la prise de pilule le premier mois de la grossesse rendait parfois les bébés trisomiques !) et une autre amie a été découragé de tenter une VB en siège et même d'attendre le début du travail avec des histoires de bébé décapité totalement fausse, et elle a eu une seconde césa pour une pseudo histoire de gros bébé tout maigre au final, 2 césas sans respect.
Enfin, ma BS avait eu un bébé de 4kg, pour sa seconde, à 6 SA (le 1er juin), le médecin commence à lui prévoir un déclenchement pour le 22 décembre au soir, du délire...

Donc non, la Belgique n'est pas un paradis. Je connais d'ailleurs une maman qui en a ras le bol du système belge avec ces fichus monitos et surveillance rapprochée en fin de grossesse car son médecin la harcèle 3 heures à chaque fois pour la déclencher alors qu'elle a vécu un déclenchement atroce de 3 jours sans péri (qui n'avait pas fonctionné) il y a quelques années, et le médecin cherche à chaque fois une excuse sur la courbe du monito pour pondre un souci...

Moi, j'ai accouché en France, j'ai été dorlotée, mon fils a été en néonat, on a été gentil avec moi, on m'a expliqué.

Bref, c'est une question d'établissements, voire de personnels au sein d'un même hôpital, que de pays, la méchanceté médicale n'as pas de nationalité.

@ Suzanne = En tant que membre de l'association Césarine, je vois au quotidien la souffrance de mamans par rapport à la césarienne, le mépris des médecins fassent à la douleur et aux angoisses des mères, certaines croyaient que la VB serait plus douce, elles ont parfois connu un enfer encore pire, l'obstétrique est une discipline où toutes les maltraitances sont possibles, parfois... on organise des viols collectifs avec parfois 10 personnes autour d'une femme allongée jambes écartés que l'on tripote à tour de rôle "pour vérifier", on se moque de celles dont la péri ne marche pas et on mutile les sexes pour gagner du temps, et quand le bébé naît, la plupart du temps, on le confisque pour l'aspirer par tous les trous et aller le mettre dans une couveuse comme si on venait de le sortir d'un milieu hostile...

Dur, dur d'aimer la maternité quand on démarre comme ça...

Beaba

Bonjour à toutes,

Tous vos commentaires m'interpellent beaucoup, car j'attends ma première, et je redoute l'épuisement. J'essaie d'anticiper comme je peux, par exemple, j'ai choisi une maternité (Béclère, à Clamart), où on fait beaucoup pour les mamans (une sage-femme est formée pour dépister la dépression post-partum, par exemple, et vient voir chacune chaque jour pour donner des conseils, aider à passer le cap du baby-blues, et diriger vers une psy si nécessaire).

Ensuite, je fais une prépa accouchement avec une sage-femme sophrologue, l'idée étant de m'aider à accepter les choses si tout ne se passe pas comme je veux (je suis comme tout le monde, je voudrais que ce soit rapide, sans douleur bien sûr ;-)

Pour les visites, j'ai déjà décidé que les grands-mères pourraient venir au bout de 24 heures, mais c'est tout, peut-être quelques copines, mais je n'aurai pas de scrupules à dire aux gens que j'ai besoin de dormir, quitte à exagérer mon état.

Je remarque au moins 2 témoignages de femmes qui se sont retrouvées avec 8 personnes par jour, ou dont les parents et beaux-parents sont tout le temps fourrés chez elles, et qui apparemment n'arrivent pas à mettre de limites. Ce n'est pas un jugement, et je vous remercie de partager ça, car c'est grâce à des femmes comme vous qui osent se plaindre qu'aujourd'hui, j'anticipe et prévois les parades nécessaires pour être tranquille, mais j'ai envie de dire à toutes celles pour qui il est encore temps : OSEZ !
Dites que vous êtes fatiguées, que vous ne voulez pas de visite, que votre voisine de chambre ne supporte pas le bruit s'il le faut, que vous préférez les recevoir à la maison en rentrant...

Pour le ménage, tant pis si c'est pas fait, soit le papa se débrouille comme il peut, soit ce sera crade.

Bon courage à toutes, et merci pour vos témoignages, ils sont précieux pour les futures mamans !

doli

Bonjour,

J'ai lu l'ouvrage de Stéphanie Allenou et j'ai trouvé son témoignage très poignant et très positif. J'ai tout de même quelques réserves par rapport à certains points abordés dans l'ouvrage.Tout d'abord, alors que l'auteur critique avec justesse la pression sociale que doivent subir les mamans, elle se demande pourquoi des mères, qui peuvent allaiter, ne le font pas. Réalise-t-elle que c'est exactement ce type de remarque qui culpabilise les femmes ?

Ensuite, elle donne l'impression que les femmes qui travaillent ont un avantage certain sur celles qui restent au foyer. Loin de là ! Je travaille 45 heures par semaine, j'ai un bébé de 11 mois dont je veux profiter un peu chaque jour, et je n'ai le temps de rien, si ce n'est de courir après tout. Le travail n'est pas une libération dans mon cas : je le vis, comme Stéphanie Allenou décrit sa maison, comme un lieu d'enfermement et d'hostilité. Certes, je transferts mon irritabilité sur mes collègues et non sur mon enfant. Mais, je ne dispose pas des mêmes ressources (temps et finance) que l'auteur pour me poser et changer de métier.

Je me reconnais dans la description du burn-out décrit par Stéphanie Allenou. Il lui manque donc peut-être un peu de recul sur ces questions pour émettre de vraies solutions qui conviennent à davantage de profils de femmes différents : celles qui allaitent, ou non, celles qui souhaitent rester au foyer, ou non, celles qui veulent travailler à plein temps et celles qui veulent disposer d'un vrai mi-temps intéressant.... Su ces questions, je suis restée un peu sur ma faim en ayant terminé ma lecture.
Sans doute, devrait-elle sortir un peu du champ de sa propre expérience pour aller à la rencontre de femmes n'ayant pas le même parcours mais rencontrant les mêmes difficultés, et dont je fais partie.

nounou

la maman c'est simplement le sacrifice de soi... attention pas de message genre "ba oué quoi!!!!!!!!! faut que tu te sacrifie ma pauv' fille, ta fait des gosses assumes les" mais a toutes les epoques, bien s'occuper de ses enfants ben faut pas rêver c'est du sacrifice....
je n'ai qu'un petit bout et je trouve ça dur.....seule à m'en occuper, pas de visite pas de famille a qui confier bibou...
hier j'ai râlé, j'avais emmené mon bonhomme dans un super parc pour qu'il s'amuse et le soir il était ronchon....
Et oui je suis une mauvaise mère et puis mon mari a eu ces mots qui m'ont carrement illuminé "il faut avoir un grand coeur avec les enfants" j'aime bien le "il faut " et il a raison, faut prendre sur soi! et relativiser aussi mais je comprends bien qu'avec 3 enfants en bas âge ba c'est 3 fois plus dur!
pas de jugement
une note pour dire que moi quand mon bebe pleurait la nuit et m'empechait de faire dodo :) je manquais de patience et j'avais peur, oui oui que les voisins appellent une assistante sociale qui viendrait me prendre mon bébé
entièrement véridique alors que j'étais juste une maman dépassée et qui avait oublié qu, qu'on ait envie de dormir ou non, le bébé il s'en fiche et c'est comme ça on est son esclave, à sa merci!carrément...
la maternité ou le don total de soi

nounou

je termine juste en disant que mon mari a appris à m'écouter, que ses mots "mais le ménage c'est pas graaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaave" notamment m'ont fait du bien !!
bonne journée!

marie

merci merci merci !!!
que c'est bon de ne pas ce sentir seule, que ce n'est pas NORMAL ce qu'on vit et que non, "tu la voulus tu l'assume"!!
je dirais bien que mes 2 enfants(3 ans et 10 mois) et moi revenons de loin! y'a 2 mois j'ai decider de me faire hospitaliser en psychiatrie pour les proteger de moi meme , je touchais tellement fond, que je m'imaginais tuer ma fille et n'éprouver aucun remords....
et le burn out ne date pas d'hier, mon fil (3ans) que j'ai élever seul, a bien manquer d'etre noyer dans la baignoire plusieurs fois et de sang froid... ou encore passer par la fenetre de coup de sang ne supportant plus ses pleurs.
l'isolement, le manque de sommeil, la pression social et familiale, la maltraitance et le jugement de la part du personnel medicale, sont des terreaux explosifs pour les mere en soufrance, et aussi toute la melasse qui remonte de notre propre enfance et nous confronte aux violence recu et subi. le bébé peut nous renvoyé aussi au bébé/enfant qu'on à été...
j'ai remarquer aussi (enfin pour moi) que on voudrais se faire aider , mais que quand quelqu'un nous propose de le faire , on dit "non non laisse je vais le faire, ou encore non ca va aller je vais m'en sortir,"... se culpabilisant de pas y arriver seule! d'etre défaillante!
on se met un telle pression pour correspondre au model maternel qu'on attend de nous , ca en devient skisophrene!!!
je voudrais vous rassurer aussi , je vais mieux , et mes enfant aussi, je n'en suis pas sortie pour autant , et je reste vigilente , mais maintenant , tout aide est la bienvenue!

stephanie allenou

Enfin, un tabou qui va faire ouvrir les yeux a certains et certaines qui font de la maternité un moment joyeux ou tout est rose et fabuleux, moi je dit STOP.
Y en a marre de faire semblant de bien aller alors que l'on en peut plus. On se cache pour pleurer.
Je me reconnais énormément dans ces extraits de ce livre et je fonce l'acheté demain d'ailleurs.
Car pour ma deuxième, elle est née avec un soucis de santé important. Le CHU l'on beaucoup suivi, on est resté 11 jours a la mat' parce qu'ELLE n'allait pas bien, mais moi dans tout ça. Qui m'a apporter soutiens, m'a demandé si j'arrivais a prendre le dessus, si je me sentais bien, et bien quenini. Votre fille ne sortira qu'une fois qu'on saura réellement ce qu'elle a? Bien on est sorti 11 jours^plus tard, avec un moniteur de surveillance cardiaque, on vous laisse avec vos peurs, vos angoisses, un mari qui ne vous aide pas du tout, "ta que sa a faire de ta journée", ba bien sure, je suis une SUPERWOMAN aussi. Quand j'appel ma mère "faut prendre sur toi ma grande autrement elle n'ira pas mieux". Moi j'en avais marre, le moniteur sonnais en permanence car il détectait une anomalie. Je n'ai pas dormi pendant 15 jours d'affilé, a chaque fois que je m'allongeait, soit elle pleurai, soit le téléphonait sonnait. Bref, la cata.
Je me suis sentie seule, abandonnée, étant dans la tranceh moyenne, personne ne vous aides, pour rallonger un congès maternité pour problème de santé de votre enfant, mais MADAME faut travaillé, bien sure je suis sur le point de me foutre en l'air mais personne ne m'aide, et un beau jour, Une dame de la PMI viens me voir, et on a parler du moniteur de mon séjour à la mat très très long, et la j'ai explosée. Maintenant, je fais des séances de consultations spécialisées, ils appellent ça. C'est a dire, que je vais avec ma petite loulute vois un pédiatre et un psychologue. Et j'essai dévacuer tout ça tant bien que mal, car je culpabilise beaucoup, j'ai peur qu'on me dise MADAME, vous n'etes pas apte a gardé vos enfants. Bref, une mère indigne.
Voilà, une expérience que je me serai bien passée. Et que pour le moment, je subit, mais je vais reprendre mon activité professionnelle dans une semaine. J'espère que celà ira mieux, je vais enfin me sentir utile, et épanouie.
Mon mari est informé que le ménage ne sera plus fait comme avant, ce qui sera fait sera fait. Les gens qui ne sont pas content dégagent. Et qu'on viennent pas me dire que j'assure pas ou plus, car là le BIG ONE va explosé.
Amicalement, une maman qui vous remercie d'avoir fait cette démarche pour soulagées toutes les femmes qui vivent ces moments là, et qui vont enfin pouvoir parler un peu plus.

Stéphanie Allenou

Bonjour, ça n'est pas moi qui ai rédigé le commentaire du 28 mars à 00:06 !

emmanuelle

Mille merci pour ce livre que j'ai dévoré en deux jours !!!
Même si je n'ai qu'un enfant, j'ai cependant un travail prenant et il devenait difficile pour moi de tout gérer et d'arriver à tout contrôler.
Si je ne suis pas au travail, que je gère bien entendu en tenant compte des besoins de mon enfant de deux ans et demi gardé en collectivité, alors je me dois de tout consacrer à mon enfant.
Cependant j'avais du mal à dire stop et pouvoir dire que je n'en pouvais plus.
Grâce à votre livre j'ai réussi à dire que je n'en pouvais plus et que j'étais au bord du "burn out".
Votre expérience m'a beaucoup aidée et je ne saurai que trop vous en remercier.

alb

Bonsoir,
Votre témoignage m'a fascinée car je suis en train de vivre la même expérience épuisante avec mes 3 enfants - dont des jumeaux et je n'arrivais pas à admettre à quel point je n'en pouvais plus. Mon entourage voyait récemment que je ne pouvais plus (toujours au bord des larmes, hyper irritabilité, etc) mais on dirait qu'il est plus facile de se dire que ça va passer plutôt que de demander "est-ce que je peux faire quelque chose pour toi?"
Pire j'ai même entendu "tu as voulu des enfants, tu devais te douter que ce serait fatiguant!" que j'ai donc compris comme "c'est de ta faute, à toi d'assumer"
Alors oui moi aussis j'essaie de trouver des solutions pour me faciliter le quotidien mais la solitude est pesante surtout quand on habite à la campagne
J'espère que j'aurai la force de m'en sortir (point de salut au travail car je travaille avec mon conjoint qui me reproche d'ailleurs mon absence d'une certaine manière) sans tout quitter brutalement
En tous cas, je vous remercie d'avoir eu le courage d'écrire un livre en toute franchise sur le sujet

nadiacast

Dans le cadre d'une émission « C'est ma vie » présentée par Karine Lemarchand, chaque samedi après-midi sur M6, nous recherchons des témoignages sur le thème de l’éducation.

Nous souhaiterions réaliser deux reportages de 30 minutes et suivre pendant quelques jours deux familles dans leur quotidien. Nous recherchons aussi des témoignages de parents :
- Vous êtes en pleine crise de couple suite à l’arrivée d’un enfant
- Vous êtes débordés et vous avez du mal à gérer les humeurs de vos enfants (caprices, bêtises)
- Vous êtes une maman poule, vous cédez à tous les caprices de votre enfant, vous n’avez aucune autorité sur votre ou vos enfants.
- Vous êtes une maman tigre, pour vous donner une éducation stricte à vos enfants est primordiale.
- Vous désirez nous faire partager vos méthodes d’éducation .

Le concept de l’émission repose avant tout sur le témoignage de personnes que nous suivons à un moment clef de leur vie, et la perception par leur entourage (parents, amis) de cet évènement.
L’objectif est de comprendre les enjeux qui sont les vôtres en me faisant part de vos motivations et connaître votre ressenti. Le reportage inclura aussi des membres de votre famille et amis sur 5 jours de tournage.

Nous recherchons des témoignages de mamans et de papas qui se reconnaitront.
N’hésitez pas à me contacter pour toutes informations complémentaires ou pour nous raconter votre histoire : Nadia au 01 53 17 99 27 ou par mail casting.nadia@gmail.com.

Julie

Bonjour,
je viens de terminer la lecture de votre livre, tout est dit dedans, n'en déplaise aux personnes qui n'ont pas connu la même expérience.
C'est pour mon premier enfant que ça a été très difficile, en réalité de l'asservissement : difficulté d'endormissement, peu de siestes, pleurs intenses, régurgitations conséquentes, difficultés de téter, logement trop petit, à vrai dire nous ne savions pas qu'un bébé c'était tellement de travail nuit et jour, et que ça ne se contente pas de dormir et manger sans problème, ça il faut vraiment le lire entre les lignes des revues spécialisées etc...Privation de sommeil pour les parents, impossibilité d'aller aux toilettes quand on en a envie, plus un repas tranquille, pas de détente, la fatigue accumulée comme un sac de 50kg dans le dos.
Evidemment pas de famille à proximité non plus pour nous relayer ne serait-ce que 3 ou 4 heures de temps en temps pour sortir se changer les idées...en faisant les courses tranquillement sans l'entendre.
Et encore dans le livre vous ne parlez pas des moments où les parents sont malades, car avec mon fils j'ai été souvent malade comme un petit enfant, c'est très dur à ce moment-là de s'occuper d'un bébé quand on a à peine la force de sortir du lit.
Heureusement avec le temps, on oublie un peu ces difficultés et on se dit quel bonheur de voir nos propres enfants.
La seule solution à mon sens est de reprendre une activité et de faire garder régulièrement son bébé, pas forcément dans ses premiers mois, mais au bout d'un certain temps. Je ne pense pas que l'abnégation prolongée nous permette d'être de bons parents!
Encore merci pour ce livre qui participe petit à petit à lever le voile sur la detresse des mères (et pères) à la maison qui n'en peuvent plus de ce tête à tête exclusif avec leur enfant.

Zelda Baldoni

Bonjour,

Je viens de finir votre livre...Je ne suis pas une maman de plusieurs enfants, néanmoins, je me retrouve tellement dans votre écrit. Je suis infirmière, et j'élève seule mon fils de 14mois aujourd'hui. Mon petit garçon a une hyperplasie des surrénales, maladie orpheline. C'est un petit garçon très bien portant du moment qu'il a son traitement quotidien. Néanmoins, c'est une pour moi une source d'angoisse et d'inquiétude permanente qui s'ajoute au reste.

j'écris sur ce blog en espérant une réponse de votre part, sans trop l'attendre évidemment.

j'ai connu, je connais ce burn out je pense.Lorsqu'on est seule, je me dis que c'est peut être comme si on en élevait plusieurs en couple...je ne passe jamais le relais. je suis fille unique, et ma mère ne prend jamais Victor, prétextant que c'est trop fatigant à cet age...

Victor a régurgité jusqu'à ses 1an, et parfois il y a encore des loupés... il n'a plus fait ses nuits pendant 1mois et demi après ses un an. je ne sais pas pourquoi... je me suis vue aller chez ma pédiatre en pleurs récemment, la suppliant de trouver une solution parce que je ne savais pas de quoi j'étais capable... j'aime mon fils, plus que ma propre personne, je n'en pouvais juste plus. J'ai pourtant repris mon travail après ses 3mois, je n'avais pas le choix étant seule... je devais vivre. j'ai donc une vie sociale et fais autre chose de mes journées.

je l'ai repris à 80%, et j'y suis toujours pour passer le plus de temps avec lui... il y aurait tant à faire pour aider les mères... je vis dans une petite ville, et je commence mon bilan de compétence en septembre... Un besoin de changer, une évidence surtout... je ne peux continuer avec ces horaires si difficiles, et je n'ai plus envie de donner dans ce métier... je donne déjà tant de ma personne. Et je suis pleine d'idée, j'aimerais tant faire pour les mères isolées, qui ne savent plus comment faire...

je vois un pédopsychiatre avec Victor, la pédiatre me l'a conseillé. Je lui disais que j'avais décidé de mettre ma vie de femme entre parenthèses pour mon fils. Il ne peut en être autrement. je n'ai pas de temps pour moi, pas de temps pour les autres, et le peu d'énergie que j'ai, je dois la donner à mon fils.
quand j'allais au travail ces derniers temps, mes collègues se moquaient gentiment de moi parce que j'étais mal coiffée et jamais maquillée.. le lendemain j'allais chez le coiffeur pour couper mes longs cheveux au plus court... je n'ai pas de temps... Alors je trouve des solutions.Et à vrai dire, j'ai tellement d'autres choses à faire.

je ne sais pas si ce message suscitera votre attention. Ce que je sais en revanche, c'est que ça m'a fait du bien de l'écrire, et de vous lire. Je vous ai laissé mon adresse mail. Sans trop savoir ce qu'il peut advenir, j'espère pouvoir échanger avec vous sur mes projets pour les mamans isolées, nos vécus..; Vous devez avoir tant de personnes qui vous écrivent. je ne vois pas en quoi je ferais la différence, mais je devais essayer.

Merci.

Zelda

Sindy

Je sais ce que je sais, je le vis actuellement!!!!

telma

Je n'ai pas encore lu le livre,mais ai bien l'intention de le faire...j'ai fait une grosse depression post-partum à la naissance de ma fille,qui a aujourd'hui 3ans.
Une cesarienne,une petite fille qu'on m'a juste montrée,pour l'emmener directement pour faire des soins..j'ai appris par son père qu'elle etait bleue et qu'il fallait l'aspirer..
un bébé que je n'ai pu toucher que 2h plus tard,dans un état pas extra,une puér pas tres bienveillante qui appuie sur la tete de mon enfant pour me montrer comment la mettre au sein..Une équipe pas à l'ecoute,une sensation d'etre perdue,pas d'aide pour l'allaitement.et puis une terrible sensation d'etre aspirée,rapidement..j'ai tres vite senti que ça n'irait pas...descente aux enfers pendant des mois,le père qui part quand ma fille a 6 mois.Je n'ai rencontré ma fille que vers ses 9mois...avant,je me suis murée,n'ai plus voulu voir ni parler à personne,j'ai cru mourir...c'est l'allaitement qui m'a maintenue reliée à mon enfant,et j'ai été épaulée pour cela par une formidable consultante en lactacion...ma fille n'a pas fait ses nuits pendant 16mois..et puis,peu à peu,j'ai repris vie;ma fille avait besoin de moi,et je meritais aussi de continuer ma route...aujourd'hui je travaille,j'elève seule mon enfant(enfin,un papa 4j par mois),je ressors grandie de cette epreuve si douloureuse;je continue un travail sur moi,commencé dès les premiers signes de ma depression..j'ai parlé à ma fille de nos débuts difficiles,de ses débuts si chaotiques dans la vie.Je lui ai demandé de me pardonner,et j'essaie de me pardonner à moi-meme d'avoir été une maman si anéantie les premiers mois de sa vie.Je ne rattraperai pas cela,mais je nous donne aujourd'hui des lignes de vie basées sur le respect et l'echange,le vrai,le profond..celui qui implique parfois des efforts,mais qui finalement est si essentiel à la vie..Je veux dire aux mamans qui se sentent perdues ou plus de le dire,d'aller chercher de l'aide,de ne pas rester seules...et merci de lever le voile sur un sujet encore tabou;la maternité n'est pas forcément et de manière immédiate ni une evidence ni une pure sphère de bonheur...il est grand temps de realiser à quel point la pression est forte sur les femmes..et les mères...

Lisette

Tout cela a été mon quotidien pendant une année et pourtant je travaillais à temps partiel avec deux enfants en bas âge.
J'ai lu le livre, il m'a plu mais je regrette qu'il ne m'ait pas apporté plus de réponse.
Chaque situation est differente il est vrai.
Peut-être que dans mon état de burnout, je ne savais plus où chercher les solutions.

schroder Danielle

Bonjour Stéphanie,

Danielle 37ans de Saint-Nazaire, je vous remercie pour l' écriture de votre livre.
je suis maman d'un garçon de 5 ans, et déjà 5 ans de sensation de "burn-out", il m' a fallu partager une conversation téléphonique avec Sophie de "les pâtes au beurre" pour que je comprenne enfin qu'il y a des solutions pour sortir de cet enfer quotidien.
J' aimerai moi-même écrire mes ressentis sur pages pour me libérer psychiquement et devenir membre d'une association d'aide aux parents/enfants.
Mon mari et moi allons rencontrer Sophie mercredi prochain et j' espère que ce rdv pour moi sera un déclic pour le début d'une nouvelle vie avec ma famille.
Félicitation également pour votre passage dans "zone interdite", je vous trouve toutes 2 remarquables et courageuses.
Bien sincèrement
Danielle.S

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