Monica da Silvera Moore travaille près de 11 ans chez Publicis, aux Etats-Unis. 11 années pendant lesquelles on a bien eu le temps de se rendre compte de sa valeur - ou de sa non-valeur. Pourtant curieux hasard du calendrier, c'est pile au retour d'un congé maternité de quatre mois que la salariée se voit notifier son licenciement.
Dans une plainte largement relayée par les médias (Challenges, Le Figaro, Usine Nouvelle...) elle explique:
"Chez Publicis, la place de la femme est à l'arrière de la file, bien loin des postes de direction qui sont presque tous réservés aux hommes"
Un constat réservé à la firme fondée en France par le père d'Elisabeth Badinter ? Que nenni. Souvenez-vous nous avions remarqué récemment qu'en France, Euro RSCG se gardait bien de promouvoir trop de femmes aux postes de direction.
Pour rester sur le sujet, je vous invite à lire cet édito publié sur Yahoo! pour Elles qui analyse ce que la série Mad Men nous apprend sur les femmes, avec comparatif pub de fiction des années 50 vs. pub de réalité des années 2010' (Ce que Mad Men nous apprend sur les femmes, par Marlène Schiappa)
On y découvre (lire à la fin de l'article) que sur le blog de l'AACC (Association des agences de conseil en communication) les photos, ce sont des hommes, et le sale boulot invisible, ce sont des femmes.
Salariée dans une grande agence dans ma prime jeunesse, même moi qui n'avais pourtant pas un poste de direction, je me souviens que les horaires peu souples, la culture du présentéïsme et la pression permanente (tu perds des budgets -> tu dégages, tu gagnes des budgets -> tu dégages quand même parce que ça va coûter cher de garder ce dit budget, ou alors tu restes mais tu rêves pour avoir un juor une augmentation) n'incitaient pas à materner.... c'est le moins qu'on puisse dire !
Elle témoigne: Anne-Charlotte, 32 ans, 1 enfant de 2 ans:
De retour de mon congé maternité, j'ai demandé à arriver vers 8h30 pour repartir vers 18 heures 30. On m'a répondu que l'essentiel de l'activité avait lieu entre 10 heures 30 et 20 heures 30, et qu'en sus il serait mal compris par mon équipe que je n'assiste pas aux innombrables pots, repas, fêtes, soirées où l'on doit applaudir le gain d'un budget dont on ne verra pas la couleur..."
La plaignante de chez Publicis, elle, réclame des centaines de millions. En verra-t-elle la couleur ? La suite au prochain épisode...
-> A lire sur le même sujet

C'est bien triste ... à croire qu'il n'existe pas de modèle qui permet une organisation du travail avec des équipes hétérogènes (célibataire, jeunes parents, femme enceine, ...)
Dans un autre domaine (le commerce), j'en connais une à qui c'est arrivé. Un mal pour un bien ... la société de Mme BBFDO a pu voir le jour ^^
Rédigé par : Mr BBFDO | mardi 01 mars 2011 à 14:00
Si j'ai bien compris ca se passe aux États-unis ?
Le congé maternité n'y existe pas de la même façon qu'en France. Et le fait que ce soit une entreprise Française n'y change rien,elle applique le droit local comme il se doit !
Si je prends exemple de l'Arizona,Les femmes y travaillent jusqu'à la délivrance,l'état oblige les femmes de prendre 6 semaines après l'accouchement, non payées. Le droit du travail n'existe pas et on peut être remercie sans aucune explication. Avant,pendant (oui si on accouche prématurément sans avoir prévenu son employeur) ou après l'accouchement.
Les entreprises ont des "human benefits" mais un manager peut faire pression sur l'employée (je l'ai vu de mes yeux) pour qu'elle revienne plus tôt, voire le lendemain. Et sans qu'il soit le moins du monde inquiété !
Des femmes occupant des postes peu qualifies viennent au travail en laissant leurs enfants seuls, même des tout petits...voire les emmene sur leur lieu de travail (j'ai vu un nourisson dans la cuisine de l'équivalent d'un mac do ) parce qu'elles n'ont aucun autre choix si elles n'ont pas de famille.
Et je pourrais en raconter des histoires de femmes (et d'hommes parce qu'ils ont le même problème...) qui deviennent bonne a tout faire pour pouvoir mettre leur enfant en crèche a 800 $ /mois (l'équivalent de la paye d'une serveuse... qui ne sont pas les plus mal payées !)
Il faut arrêter de croire que les States sont des pionniers dans le droit des femmes. Ils ont des générations de retard !
Mad men est en effet un parfait exemple de ce qui se passait dans les années 60. Mais le discours n'a pas change et il faut savoir que le rêve des jeunes-fille,savamment entretenu par l'institution,est toujours d'avoir une belle maison, des enfants et un mari qui gagne plein de sous pour ne surtout pas travailler ! Ouais ca en fout un coup a l'american dream ! Merci de cet article ! A bientôt.
Rédigé par : Nathinphoenix | mardi 01 mars 2011 à 19:32
scandaleux !
Rédigé par : Carole | mercredi 02 mars 2011 à 08:49
des news?
Rédigé par : magnum | jeudi 19 mai 2011 à 20:56