Isabelle Duvert est une working maman parisienne qui raconte ses tribulations sous le pseudonyme de E-Zabel. Cette chef de projet et rédactrice free lance partage avec les lectrices de Maman Travaille ses trucs pour feindre l'émerveillement devant les cadeaux faits-main de sa progéniture.
Être maman c’est aimer très fort ses enfants et être aimée très fort en retour (surtout quand on leur laisse regarder un DVD).
Être maman c’est merveilleux. Tout cet amour, ces joies, ces câlins, ce bonheur ultime (ces colères, ces nuits hachées, arf zut je m’égare !)...
Être maman c’est (presque) que du bonheur.
Oui mais bon, j’ai beau être capable de donner ma vie pour sauver celle de mon enfant… comment dire… je n’ai pas, par contre, le courage d’arborer au bureau lundi matin jour de la grande présentation du méga projet « Ramsès 2 » (le 1er a merdé), l’inratable collier de nouilles que je risque d’avoir en cadeau pour la fête des mères.
Tiens, d’ailleurs, moi je préfère dire fête des mamans, je déteste le mot « mère », c’est trop « ouais ta mère en short » à mon goût (on dira que c’est mon côté cucul la praline du jour, notez-le c’est rare).
Je disais donc que tout ça c’est bien beau ces jolis mignons tout plein cadeaux faits avec (des petites doigts boudinés) amour mais disons qu’à raison de 2 (enfants scolarisés) cadeaux par an, multipliés par 3 ans de maternelle, auxquels je retiens 100 et j’ajoute ceux de Noël... On se retrouve au total avec un beau paquet de … arf… merdouilles ? Non euh… cadeaux. Donc à « garder ».
Notez l’utilisation des guillemets. Mais finalement « garder » c’est pas si dur (on trouve vite un placard oubliette), mais avant il faut admirer, remercier, mettre en valeur.
- Tout d’abord, feindre la surprise :
« Oooooohhhh c’est ma fête aujourd’hui ?! » - 2 points (je suis fan de l’eurovision).
- Verser sa larme pendant la récitation du poème (en cas de soucis, éplucher un oignon 3 minutes avant) :
« C’est trop beau mon chéri, je le découvre tu sais, non vraiment ce n’est pas comme si tu me l’avais réciter 14 fois pendant la semaine chéri »
- Ouvrir le cadeau avec empressement, en ne faisant pas remarquer qu’on en voit déjà la moitié qui dépasse du paquet froissé :
« Oh que j’ai hâte de voir ce que tu m’as préparé ! »
- Attention, c’est ici que tout se joue, entrainez-vous devant un miroir quelques jours avant, réjouissez-vous DU cadeau !
« C’est magnifique mon amour ! »
- Surtout, ne demandez pas ce que c’est ! Malheureuse ! Démerdez-vous pour reconnaitre et sinon posez des questions discrètes :
« Et toi tu penses que je vais pouvoir l’utiliser comment mon petit amour ? »
Ou mouillez un peu le paternel : « Tiens papa va bien m’expliquer à quoi ça sert, n’est-ce pas chéri ?! » (Bien fait !)
Mais n’allez pas me jeter la pierre hein, c’est qui le papa qui, l’an dernier, n'a pas voulu porter la mâaaaaaaaaaaaagnifique cravate choisie avec goût et amour (toujours) par sa petite princesse ! Hein ? Alors on se tait les papas, votre tour arrive (et on va aider nos chères têtes blondes – ou pas – à vous trouver de superbes présents) !
Sinon, en vrai ?
J’angoisse de ne rien avoir, je sais que l’Homme va oublier et dans certaines écoles, ils ne font rien pour cette fête (et là je ne rigole pas, une copine en est malade !).
Isabelle Duvert est une working maman parisienne qui raconte ses tribulations sous le pseudonyme de E-Zabel. Cette chef de projet est également rédactrice free lance.

Je proteste, arborer un collier de nouilles avec un tailleur Chanel, c'est le summum de la classe rebelle. J'irais même jusqu'à dire que c'est "hype" ! ;)
(mais pas mal, la question pour éviter le "C'est quoi ?")
Rédigé par : Isabelle | jeudi 26 mai 2011 à 11:21
Je confirme que certaines écoles ne font rien : une de mes collègues est super triste que la maternelle de sa fille ne fasse rien !!!
Rédigé par : Elizabeth | jeudi 26 mai 2011 à 13:44
Moi j'aurai été hyper déçue de ne rien recevoir pour la première année de maternelle de mon fils...
Mais je me dis que c'est compliqué pour les institutrices dans le cas où un des enfants a perdu sa mère ou dont la mère est partie...
Rédigé par : Pauline | vendredi 27 mai 2011 à 13:45