Gaëlle Renard auteure du livre " Au secours, je suis maman" et responsable de la rubrique psycho Marie-Claire Enfants, répond avec humour et sincérité aux questions de Maman travaille.
- Ton livre s'appelle "Au secours, je suis maman !" Ca tranche avec les "Maman, que du bonheur" dont on a l'habitude. Pourquoi un tel titre ?
Et encore ! Ca devait s’appeler « Le diable s’habille en Pampers »... Au départ, il s’agissait de donner une suite à mon premier livre « Au secours, elle veut des fraises (la grossesse expliquée aux garçons) ». Mais j’aime bien cette idée du « Au secours !», c’est ce qu’on ressent par moment, quand on a son enfant dans les bras et qu’on prend la mesure de la responsabilité qui nous incombe. On se dit : « Moi, un bébé ? Mais je suis encore, moi-même, une enfant ! » Même si dans notre salle de bain, la crème anti-rides a remplacé le Biactol depuis longtemps…
Sans cette émission, je n’aurais jamais osé écrire comme je le fais. Je n’aurais jamais osé dire toutes ces horreurs ! Les Maternelles, dès le départ, ont révolutionné la manière de parler des enfants et de la parentalité. Cela a été la fin du cucullapralinisme. Lorsque Maïtena Biraben s’est mise à finir les émissions par une petite phrase du genre « les enfants c’est bien, la pilule aussi », je suis certaine que les annonceurs et le diffuseur en ont avalé leur croissant de travers ! Mais le public a adoré. Ciel, les mères ont de l’humour ! Et un cerveau en plus de leur matrice…
- Devenir mère, qu'est-ce que ça a changé pour toi, professionnellement ?
Je me suis « spécialisée ». Si bien qu’aujourd’hui, on me présente comme « journaliste maternité »… J’attends avec impatience d’être qualifiée de « grand reporter en parentalité ». Ca sonne bien, non ? En même temps, cela me fait du bien d’écrire, de temps en temps, sur d’autres sujets. J’ai édité un livre sur la timidité, l’année dernière, chez les éditions Milan, et … c’était bon aussi d’oublier le monde de petit ours brun…
- Comment arrives-tu à concilier la maternité et ta carrière, qui est de surcroit exposée professionnellement ?
Je bidouille. On peut faire autrement ?
- As-tu déjà culpabilisé de travailler ? Si oui, comment as-tu géré cette culpabilité ?
Je culpabilise quand je travaille, je culpabilise quand je ne travaille pas, et je culpabilise, dans les deux cas, de culpabiliser. Une névrose de routine pour les femmes percluses de maternité ET de féminisme que nous sommes...
- Tes enfants sont grands: tu dirais que les mamans de bébés de 2011 sont différentes par rapport aux jeunes accouchées de 2011 ? En quoi ?
Je ne comprends pas trop la question ?
Si c’est « est-ce que la vieille mère que tu es trouve les jeunes mamans différentes de ce que tu étais ? », je dirais … non. Sauf que lorsque mes enfants étaient petits, on parlait encore peu de maternage. Et je suis assez heureuse de ne pas avoir eu à me poser de questions autour du co-sleeping, de l’allaitement prolongé, des purées bio, et des couches lavables… Mes enfants ont beaucoup mangé de Blédichef (quand je leur en laissais) et les générations futures me condamneront certainement pour ça…
- Quelles sont tes activités actuelles, tes projets d'avenir..?
Je suis responsable des pages psycho de Marie-Claire Enfants (avec un article sur l’homoparentalité à venir tout prochainement). Je viens aussi d’écrire et de tourner une série de programmes courts pour Au féminin.tv , en post-prod en ce moment.. C’est une sorte de dictionnaire (grinçant) de la grossesse qui s’appellera « la grossesse, c’est merveilleux… un jour sur deux ».
Je fais la promo de l’édition poche d’ « Au secours, je suis Maman » bien-sûr…
Et je joue un peu à « la voix qui t’arrache la chemise », sur Fip. Là-bas, je suis payée pour écouter de la très bonne musique tout en parlant tendrement aux messieurs dans leur voiture… Mais ne le dites pas à mes enfants, ils croient que Maman va au boulot !
Retrouvez dès à présent le livre de Gaëlle Renard "Au secours, je suis maman" en format poche, et découvrez sa douce voix sur Fip.
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