Vous allez retravailler après une pause-bébé… mais vous craignez que les recruteurs ne vous claquent la porte au nez à la simple évocation des mots « congé » et « parental », vous considérant comme une "décérébrée tout juste bonne à changer des couches, mais en aucun cas à élaborer une stratégie marketing" qui "ferait mieux de se cantonner aux biberons, son vrai domaine d'expertise" (déjà entendu dans la bouche d'un recruteur venant de reconduire une jeune mère en congé parental à la porte de l'entretien d'embauche). Voici cinq trucs de pros pour les rassurer.
1/ Assumez.
Prendre un congé parental n’est pas honteux ! Vous avez parfaitement le droit de vous occuper de vos enfants, et peut-être que la recruteuse elle-même, ou sa compagne si c’est un recruteur, voire le recruteur lui-même, comme 6% de pères, est aussi passé par là. N’ayez aucune honte, soyez claire : oui, vous étiez en congé parental. « Sur un CV, vous pouvez très bien indiquer « congé parental » avec les dates de votre CP, et quelques lignes détaillant vos activités » explique un responsable ressources humaines dans le guide « Maman travaille, le 1er guide des mères actives » (Ed. First).
2/ Expliquez votre motivation.
Si vous reprenez avant la fin de votre congé parental, expliquez pourquoi. C’est tout à votre honneur et ça prouve que vous êtes réellement motivée pour reprendre le chemin du travail. Ne dites pas juste "Mon congé arrive à son terme". Expliquez ce qui vous intéresse dans la vie professionnelle, et dans ce travail-ci en particulier.
3/ Transformez votre congé parental en expérience
Un congé parental peut être constructif. Qu’avez-vous fait pendant ces derniers mois ou ces dernières années ? Tenu un blog, participé à une association, accompagné des sorties scolaires, organisé des événements, vous êtes investie dans l’école de vos enfants… ? Listez les compétences que vous avez acquises (il y en a forcément) ou celles qui vous avez développé ou entretenu, via des lectures, des formations, des conférences auxquelles vous seriez allée, ou tout simplement des conversations tenues pendant cette période, au besoin en vous appuyant sur la base de tableau proposé dans le livre « Maman travaille » (Ed. First).
4/ Montrez que vous êtes toujours « dedans ».
Vous avez gardé le contact avec vos collègues ou avec votre milieu professionnel, vous vous êtes tenue informée, vous avez suivi les dernières innovations, lu la presse professionnelle… Bref, vous êtes toujours « in », vous ne sortez pas de trois ans d’hibernation / de couches. (ou pas seulement). Parlez des dernières innovations / circulaires / législations concernant votre domaine professionnel. Avant votre entretien, achetez et lisez la presse professionnelle si vous ne l'avez pas fait dernièrement.
5/ Parlez mode de garde… si on vous en parle !
« Vous pouvez préparer une réponse à la question, sans pour autant l’évoquer la première » conseille une recruteuse interrogée dans le livre « Maman travaille » (Ed First). Surtout, ne pas dire que vous n’avez rien prévu ou que vous verrez : vous devez paraître très organisée… même si c’est faux ! En outre, postuler en affirmant que vous n'avez pas de mode de garde revient à dire que vous ne croyez pas en vos chances d'obenir ce poste; et si vous ne croyez pas en vous, aucun recruteur ne le fera !
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Faut-il embaucher une femme enceinte ?
Moi j'avoue que je n'ai jamais eu de problème avec ça, c'est marqué en clair sur mon cv dans parcours professionnel, et cela n'a jamais rebuté les recruteurs que j'ai rencontré. Quand ils faisaient la remarque sur ça, j'expliquai que j'avais saisi cette opportunité de pouvoir rester avec mes enfants et que j'étais ravie d'avoir pu le faire, puis on passait à autre chose. Mais jamais je n'ai eu de commentaires déobligeants, j'ai peut-être été chanceuse qui sait? Quand à la question du mode de garde, je répondais toujours que je ne chercherai pas de travail si je n'avais déjà pas organisé le mode de garde. Très efficace.
Rédigé par : Didine13com | jeudi 01 décembre 2011 à 14:15
Merci Maman travaille!
Cet article arrive à point nommer car j'ai démarré une recherche d'emploi récemment et me posais des questions sur le sujet. Je vais garder vos précieux conseils en tête pour ma recherche
Rédigé par : Kim | mardi 06 décembre 2011 à 00:02
Bonjour,
Je tiens à témoigner j'ai trouvé mon travail alors que j'étais enceinte de 3mois. Lors de l'entretien je l'ai annoncé à mon futur employeur en lui précisant que jusqu’à mon congés maternité je serais le plus disponible possible. Je n'ai jamais était absente et je suis venu travailler quelques matinées avant l'arrivée de bébé et deux fous avant ma reprise.
Mon patron ne regrette pas son choix car je me suis investi à fond dans l'entreprise et je suis revenu sans problème avec ma fille qui est chez la nounou 45h/semaine.
Je suis vraiment heureuse d'avoir eu cette chance et j'aimerais qu'il y ai plus de patron comme le mien on est enceinte mais active et trois mois d’absence avec les mails et le téléphone j'ai pu garder un contact avec l'entreprise et me tenir au courant.
Rédigé par : Noemie | mercredi 07 décembre 2011 à 11:26
Un bébé en nounou 45 h / semaine !!!! Comment supportez vous un truc pareil !!!! C'est pire que des horaires d'adultes !!!
Faire un enfant pour le filer à d'autres qui l'élèvent, ça n'a pas de sens pour moi.
Et si on a vraiment décroché pendant son CP???? Parce que figurez vous qu'il n'y a pas que le boulot dans la vie !!
Oui on a le droit de prendre un CP, d'avoir une vie à côté du boulot !!
Pour ma part je préfère largement l'argument de Didine (bravo d'assumer ainsi) "j'avais saisi cette opportunité de pouvoir rester avec mes enfants et que j'étais ravie d'avoir pu le faire, puis on passait à autre chose."
Rédigé par : Lili | dimanche 18 décembre 2011 à 15:35