La mixité au travail n’est « pas une priorité » dans le capital d’investissement
Bref, elles veulent l'égalité hommes / femmes... et autres vidéos

Les 3 avantages (inconnus) de la crèche d'entreprise

Injustement méconnue et trop peu développée en France, la crèche d'entreprise est pourtant une piste intéressante pour l'amélioration de la conciliation travail / maternité. Parmi les 10 propositions de l'Association Maman travaille, deux concernant d'ailleurs la crèche d'entreprise: la proposition d'obliger les entreprises de plus de 1500 salariés à se doter d'une crèche, et l'obligation des entreprises de plus de 500 salariés à participer à une crèche inter-entreprises. Mais au-delà d'un choix par défaut, quels sont les avantages des crèches d'entreprises ?

 

1. Elles incitent à l'égalité homme / femme

Si la crèche est liée à l'emploi du jeune père, c'est lui qui déposera et ira chercher le bébé, mais c'est aussi lui qui gèrera l'adaptation et les formalités matinales: brief, échanges d'informations avec le personnel de la crèche... Et qui est tranquille pour aller travailler pendant ce temps ? La jeune mère active !

2. Elles sont peu onéreuses

Les crèches d'entreprises bénéficient d'aides, mais une partie de leur coût est aussi prise en charge par l'employeur... C'est ainsi que pour une place en crèche d'entreprise, vous pouvez vous retrouver à payer quasi 45% de moins que pour une crèche municipale "classique", et évidemment bien moins cher que pour une nourrice à plein temps...

3. Elles évitent le présentéïsme

... et limitent l'absentéisme ! Avec un mode de garde garanti, les entreprises dotées de crèches parviennent à fidéliser leurs salariés. mais au-delà de cette question, plus de nourrice malade ou de crèche en grève, et donc moins d'absence des salariés. En outre, elles offrent un parfait alibi pour quitter le bureau à l'heure prévue: "18h45, un nouveau dossier ? Ah non, désolée mais la crèche ferme à 19 heures..." Cette phrase est bien plus concluante quand la crèche se trouve sur place, et que d'autres collègues partent à la même heure, pour le même endroit.

 

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Commentaires

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nada

ah oui nous les mamans notre souci les bébés surtout, on vit au quotidien avec ce problème de crèche, bébé malade , nounou qui s'absente....

Nanouak47

Je suis d'accord avec le point 1), dans ma précédente société il y avait une crèche d'entreprise et beaucoup de papa y mettaient leur bébé, je trouvais ça super.
Ça fidélise aussi beaucoup les employés, car si on veut démissionner, il faut trouver un nouveau mode de garde, donc on y réfléchit a 2 fois!

Smax

Je suis absolument pour les crèches d'entreprise....encore faut-il que l'entreprise en mette une en place (qu'elle soit réservée à l'entreprise même ou multi-entreprises).

Petit commentaire : pas facile quand on doit prendre les transports en commun bondés pendant une heure, matin et soir.

Petite question : On fait comment quand la crèche est à une heure de la maison et qu'on est tellement malade qu'on ne peut pas aller travailler, mais qu'il serait bien que petit bout aille à la crèche pour que le parent malade se repose (bien entendu, l'autre parent travaille ailleurs) ?

J'aimerai bien avoir le retour d'autres personnes qui ont une expérience sur ce sujet de la crèche d'entreprise ^_^

travailler à l'étranger

Cet article est très intéressant ... félicitations

nathalie

La crèche d'entreprise présente quand même pas mal d'inconvénients.
En région parisienne, la durée moyenne de trajet est de 90 mn. Affronter les embouteillages ou la cohue des transports en commun avec un bébé n'est pas vraiment une bonne idée.

D'autre part cette situation rend quasi impossible de répartir équitablement les rôles et de bénéficier d'une certaine souplesse en modulant les emplois du temps de chacun.
Ainsi le parent "bénéficiant" de la crèche, de retour à la maison, se retrouve à assurer systématiquement le bain, le dîner, en attendant le retour de l'autre. Il ne peut aller faire du sport ou une autre activité en sortant du travail. Il lui est difficile de faire des déplacements professionnels, de suivre un stage en dehors des locaux de l'entreprise (ce qui contraindrait l'autre parent à multiplier les navettes lieu domicile-lieu de travail 1-lieu de travail 2).

L'autre parent verra fort peu son enfant et aura un contact quasi nul avec les personnes qui s'en occupent au quotidien.


L'effet sur l'absentéisme risque d'être très faible, quand le problème n°1 de la crèche est l'impossibilité d'y emmener un enfant malade (et les enfants en crèche sont souvent malades...)

Enfin se retrouver si étroitement lié à son entreprise n'est pas forcément une bonne chose : en cas de mise au placard, de conflit avec un supérieur, de progression salariale en berne ou simplement de ras le bol on y regardera à deux fois avant d'aller voir ailleurs. C'est une situation potentiellement malsaine.

Marlène (maman travaille)

Bonjour Nathalie,
En fait la durée moyenne exacte de trajet est de 56 minutes :)
Tous ces inconvénients que vous citez sont exacts, ou se discutent... ceci dit, par exemple les transports en commun: on peut opter pour une voiture si on en a la possibilité. En outre le parent qui a la charge de la crèche n'est pas tenu de se farcir aussi le bain and co, au contraire ! On peut supposer qu'il va rentrer en même temps que l'autre parent...

Leona

Je suis a priori favorable à tout ce qui peut augmenter le nombre de places en crèche, quelles qu'elles soient, mais j'avoue que les arguments du commentaire de Nathalie font réfléchir.

marie

Le témoignage de Nathalie a le mérite de nous rappeler que la crèche d'entreprise n'est pas forcément la bonne solution. Trop souvent cela ne fait même plus l'objet d'un débat, alors même qu'il pourrait bien s'agir d'un "cadeau empoisonné". Sans parler de l'effet pervers de "l'arbre qui cache la forêt" : l'entreprise met en avant cette initiative pro-parentalité - qui ne bénéficie qu'à une minorité de salariés- et ne se saisit pas des problèmes de fond -qui affectent l'ensmeble des salariés : l'organisation du travail inadéquate qui démultiplie les réunions, la valorisation du présentéisme comme signe ultime de motivation et fiabilité professionnelle, l'identification des hauts potentiels entre 25 et 32 ans, les critères d'évaluation de la performance qui sont majoritairement typés masculins, etc. Cette refonte nécessaire de la culture d'entreprise pour promouvoir une articulation fructueuse entre parentalité et travail est un sujet trop peu abordé (comme tous les sujets à moyen-long terme et autres "projets de société"...).

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