On parle de la journée Maman travaille...
Le pire et le meilleur des modes de garde

Comment prolonger votre congé maternité ?

Mereactive
Votre congé maternité touche à sa fin... et ça vous déprime. Vous ne l'auriez pas cru, vous la mère active, mais vous prendriez bien un peu de rab d'odeur-de-cheveux-de-bébé, de gazouillis, de lait caillé, et même, soyons folles, de changements de couches. (Mamuniste en puissance, va !)

Alors comment faire durer...? Plusieurs pistes s'offrent à vous. Elles relèvent toutes plus ou moins du bricolage, mais permettent de prolonger un peu votre congé maternité en attendant le jour providentiel où il durera tant que votre épisio reste palpable (chacun son outil de mesure du temps...)

Les "quelques jours de plus"...

- Le congé pathologique

Attention, le congé pour allaitement n'existe pas... néanmoins certains médecins prescrivent une "suite de couches pathologique" et vous ajoutent 15 jours supplémentaires; bien utiles en cas d'allaitement justement, mais aussi en cas de tranchées douloureuses, ou de défaut de mode de garde.

- L'arrêt de travail

Tout simplement, si vous avez une motivation médicale pour vous ou pour votre bébé (épuisement, dépression du post partum, migraines...) vous pouvez demander un arrêt de travail de 8 jours minimum. Il sera rémunéré au tarif sécu "arrêt de travail" et non "congé paternité", mais vous permettra de le prolonger tout de même...

Les "quelques mois de plus"...

- Les congés payés

Pendant votre congé maternité, vous avez continué à cumuler 2,5 jours de congé payés par mois. Soit une bonne douzaine au total, si vous avez été arrêtée tôt dans la grossesse. De quoi terminer le mois en cours tranquillement... Attention toutefois, ça signifie pas de vacances les 6 prochains mois. Et ça, ça risque d'être dur...

- Le congé parental

Si vraiment vous ne voulez pas du tout, du tout reprendre, envisagez un petit congé parental, de 6 mois pour commencer. Avec l'été au milieu, il vous mènera jusqu'à la rentrée prochaine... Avec tout de même un revers de médaille, la rémunération: 0 euro pour un premier enfant, 300 euros pour un deuxième... et un autre souci: difficile de revenir après trois mois de congé mat', alors après neuf mois d'absence...

Les "radicaux"...

- La démission

Reprendre le chemin des transports en commun et revoir la tronche de Lucie de la compta après 3 mois passés à pouponner, c'est au-dessus de vos forces ! OK, mais attention; la démission ne vous donne droit à aucune indeminité... de plus, si on peut être tentée de tout arrêter pour vivre à plein temps son amour et son lait frais avec bébé, après trois mois, on s'aperçoit vite que 1/ on n'est plus payée; 2/ on s'ennuie quand même un petit peu... alors prenez bien le temps de la réflexion.

- Le licenciement, la rupture conventionnelle

Idem que la démission, avec des sous en plus. Ce qui n'est pas négligeable si vous voulez suivre une formation ou vous donner le temps de la reconversion...

Mais aussi:

- Le congé parental... du conjoint

Si ce qui vous motive à prolonger votre congé mat' est l'absence de mode de garde, souvenez-vous que le jeune papa est aussi en droit de poser un congé parental, rémunéré aux mêmes conditions.

- Le temps partiel

Coupez la poire en deux ? Reprenez du lundi au jeudi, par exemple... si vos finances vous le permettent (la CAF complète à hauteur de 250 euros environ la perte de salaire) Attention; limitez clairement cette mesure dans le temps, au risque de passer dans la case "précaire".

- Le télétravail

OK, c'est du travail tout de même... mais il vous évite les transports, et même quelques jours par mois, c'est bon à prendre. Attention; ne dispense pas d'un mode de garde.

 

Venez en parler jeudi 9 février à Paris lors de la 1ère Journée des mères actives

Commentaires

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marie

La remarque sur le temps partiel à "abréger au risque de passer dans la case précaire" est à la fois choquante et très juste. Juste car cela met le doigt sur une idée reçue majoritaire : temps de travail réduit équivaut à motivation et productivité réduites, et donc se mettre à temps partiel c'est un peu se mettre au placard. Choquante car je ne peux me résoudre à jouer le jeu du système en "abrégeant un temps partiel", aidez-nous à retourner ces idées reçues! merci d'avance

alec

petite rectification :
pour un 1er enfant la caf donne droit a une indemnité de 300 et quelques euros pendant 6 mois de congé parental, ce qui fait 560€ mensuels avec les 180 de la paje auquel on a toute droit (si en dessous du plafond) jusqu'au 3 ans de l'enfant ;)

si on a les moyens c'est pas mal, j'en ai profité et ça fait du bien de rester quelques mois de + avec son bébé, ça m'a permis aussi d'attente une place en creche sans me prendre la tête avec la recherche de nounou

Emilie

Bonjour,
Nous lançons justement une petition visant a rallonger le congé maternité en France afin de favoriser l'allaitement maternel et l'attachement familial (pour les mamans qui allaitent ET celles qui donnent le biberon). Nous avons deja recueilli plus de 1500 signatures mais nous avons besoin de vous afin que notre démarche ait un impact encore plus fort!

Ce projet sera présenté le 30 mars 2012 par le Dr Deboisse (pediatre) a la Journée Nationale de l’Allaitement organisée par la CoFAM.
Pour signer, RDV sur : www.tendance-allaitement.fr
MERCI!

guilpain aurelia

Bonjour, les choses ont bien changé en matière de conges parental. J accoucherai en octobre. Ayant plus de 2 enfants et souhaitant allaiter mon futur bébé comme je l ai fais pour mes ainés c est a dire environ jusqu'à leur 9 eme mois, je souhaitais prendre un conges parental jusqu'au 1 an de mon enfant. Apres mettre renseigné sur le nouveau conges parental nommé PREPAREE MAJOREE en place par notre cher gouvernement, je me suis resigner a devoir retourner travailler au 6 mois de bebe, car ce conges a une durée de 8 mois, ce qui semble correcte au 1er abord, sauf qu il faut retirer a cela le temps du conges maternité qui pour mois de 26 semaines. Ce me fait donc a peu près une extension de 2 mois. C est triste de voir qu aujourd'hui, rien n aide les mamans a rester avec les enfants. La mesure qui d avoir droit a 1h par jour pour allaiter son enfant pendant son temps de travail, temps fractionnable en 2 demi heure est vraiment loin de la réalité des besoins en cas d allaitement, c est dommage de mettre en place des mesures complément obsolètes juste pour dire : Ne vous plaignez pas, vous avez quand droit a quelque chose. Espérons que les choses changeront a l avenir.

Marion

Pour moi confier un bébé de moins de 6 mois à une assistante maternelle ou au personnel d'une crèche est vraiment une aberration car on nie les besoins fondamentaux du bébé et aussi l'envie de nombreuses mamans de s'occuper pleinement de leur bébé les premiers mois.
En France on juge négativement les femmes qui veulent mettre un peu entre parenthèses leur vie professionnelle pour leur famille au nom de leur réussite sociale et des acquis féministes, on critique par méconnaissance l'attachement mère-enfant alors qu'il est fondamental, on entrave l'épanouissement des tout-petits en les arrachant précocement aux soins de leur mère. Les neuro-sciences et les professionnels de la petite enfance favorables à une parentalité bienveillante sont unanimes : un bébé a besoin de sécurité pour bien grandir et ensuite explorer le monde et la personne la mieux placée pour la lui prodiguer est évidemment sa mère.

J'ai dû confier ma fille de 4,5 mois pour reprendre mon activité professionnelle à temps partiel car un congé parental à 100% si mal rémunéré ne permet pas de vivre quand on a un conjoint dont la situation professionnelle est modeste et ça a été un déchirement. Notre fille a mis plusieurs mois à s'adapter, mon stress et mon sentiment de culpabilité l'ont certainement beaucoup affectée. Heureusement mes horaires et la proximité avec mon lieu de travail me permettaient d'aller l'allaiter deux fois car elle refusait les biberons. Mais quelle souffrance de part et d'autres !

J'ajouterais qu'une meilleure formation des professionnels de la petite enfance pour éviter la violence éducative ordinaire si banalisée chez les "nounous" est indispensable : paroles jugeantes, critiques de l'attachement fusionnel, "dressage" des bébés qui doivent savoir rester seuls, s'endormir seuls, ne pas demander à être portés trop souvent, pas de réelle prise en compte des émotions des bébés accusés de faire des caprices alors qu'ils expriment simplement des besoins, .... Tout cela est du vécu, des situations de tensions qui ont émaillé les premiers mois de garde de ma fille et qui ont évidemment accentué notre stress et mon sentiment d'impuissance.

Bref, j'espère vraiment que dans ce nouveau gouvernement les choses vont évoluer d'une part pour que le congé maternité soit non seulement le même pour toutes les femmes mais qu'il soit aussi nettement rallongé et que, d'autre part, les familles qui le souhaitent puissent bénéficier d'un congé parental rémunéré dignement car à l'heure actuelle il n'est accessible qu'aux privilégiés qui peuvent se permettre de vivre avec un seul salaire au lieu de deux...

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