Previous month:
octobre 2012
Next month:
décembre 2012

novembre 2012

Les hommes se mettent aux listes - On a lu Le Grand livre des listes, d'Arnaud Demanche et Stéphane Rose

Qui parmi vous n'a jamais dressé une liste de sa vie ? Entre les listes de courses, les "to do lists", les listes de prénoms, les listes de tâches à déléguer, les listes de choses à emmener à l'école... On en parlait d'ailleurs ici récemment.

Le grand livre des listes

Arnaud demancheNouveauté: deux hommes battent en brèche le cliché selon lequel la liste serait un truc de nanas. Et quels hommes, puisqu'il s'agit d'Arnaud Demanche et de Stéphane Rose, deux des trois "Gérard" (de la télévision, du cinéma, de la politique...). L'un est chroniqueur radio (France Inter...), réalisateur (regardez son film avec Simon Astier sur les conspirationnistes) et ex-chroniqueur de Karl Zéro, l'autre est directeur de collection chez nos amis de La Musardine et brillant écrivain, (lisez son roman Pourvu qu'elle soit rousse) tous deux sont drôles et ont assez de bon goût pour ne pas se prendre au sérieux alors qu'ils réunissent plusieurs fois par an des millions de téléspectateurs.

Stéphane roseDans ce Grand livre des listes, paru aux éditions Michalon, on retrouve donc en vrac des listes comme "La liste des bonnes raisons de ne pas aller manger au McDo" (j'envisage de me faire tatouer l'imparable "les frites sont froides", argument plus efficace que 6 mois de Dukan) ou ma préférée, la liste des prénoms d'enfants de parents sans imagination. Je vous laisse découvrir si l'on y retrouve vos enfants ou si vous êtes épargné...

L'humour mordant mais, de mon point de vue, jamais méchant des deux auteurs parvient à dépasser les frontières du politiquement correct tout en étant assez grand public pour pouvoir faire rire votre soeur, votre belle-mère, votre boss, votre collègue Bérangère et même cette garce de Justine Després, la déléguée des parents d'élèves qui vous harcèle pour savoir si vous apporterez des gâteaux à la fête de Noël de l'école (la réponse étant "non, j'apporterai une bouteille de vodka, connasse.")

 

Lire la suite "Les hommes se mettent aux listes - On a lu Le Grand livre des listes, d'Arnaud Demanche et Stéphane Rose" »


Desperate Housewives: un plaisir coupable ?

Desperate housewives plaisirDesperate housewives - DR

Quand une série se termine, j'ai toujours un pincement au coeur. Je crois faire partie de ceux qui étaient prêts à payer - cher - pour empêcher Friends de nous abandonner. J'ai lu un jour, dans un magazine féminin, que les gens accros aux séries télévisées sont des hypersensibles qui souffrent de troubles psychologiques. Nous étions donc 4 à 5 millions en moyenne, à chaque diffusion télévisée, à souffrir de troubles psychologiques devant Desperate Housewives.

Dès le premier épisode, j'ai adoré Desperate Housewives - bien que je n'ai pas encore d'enfant au moment de sa création. Comme beaucoup, je me suis sentie tour à tour Gabrielle - surtout après qu'elle ait accouché, avec les kilos, la peau grise et les cheveux plats et gras à la fois, de Susan romantico-gaffeuse (même si Mike Delfino m'a laissé froide) d'Eddie la chaudasse, de Bree aussi parfois dans sa manie du contrôle (mais pas du ménage) de Katherine la folledingue, mais surtout de Lynette, aux prises avec des désirs contradictoires, tiraillée entre sa carrière et la maternité.

Desperate housewives un plaisir coupable virginie marcucci pufMais qu'est-ce qui a pu autant nous attirer chez Desperate Housewives ? Pour Viginie Marcucci, la série a admirablement su jouer avec les codes des soaps tout en insufflant un esprit féministe à ses personnages. Dans "Desperate Houswives, un plaisir coupable" brillant essai paru chez PUF, Virginie Marcucci explique comment la série a divisé les courants féministes américains, les unes y voyant une lecture "queer" de la société, les autres un simple reflet des inégalités hommes / femmes, et d'autres encore une analyse critique et subtile d'une société qui renvoie les femmes au foyer - bien qu'elles parviennent toujours à retourner la situation à leur avantage.

Une technique de communication habituelle, d'après les travaux de Michel et Monique Pinçon-Charlot, sociologues spécialistes du rapport de classes: de tous temps, on a mis en scène les dominés en prétendant qu'ils étaient dominants - comme dans l'oeuvre de Marivaux consacrée au thème "Maîtres et valets", par exemple. C'est la même chose ici, où l'on nous présente des femmes objectivement dominées (aucune indépendance financière, baffouées, etc) qui passent pour dominantes (elles mystifient leur mari, peuvent décider de travailler et même faire fortune.)

Lire la suite "Desperate Housewives: un plaisir coupable ?" »


Je n'ai pas allaité. J'ai allaité.

Je n'ai pas allaité. J'ai donné des biberons.

J'ai allaité 4 mois. J'ai tiré mon lait. J'ai allaité au travail.

J'ai été mère entrepreneuse, mompreneur. J'ai été associée de plusieurs entreprises. J'ai été autoentrepreneuse. J'ai été mère chômeuse. J'ai été mère salariée, cadre au forfait, travaillant 10 heures par jour. J'ai été mère au 4/5. J'ai été mère en congé parental, écrivant un roman et animant un blog. J'ai été mère et freelance.

Je n'ai pas eu de place en crèche. J'ai eu une place en crèche 2 jours par semaine et j'ai trouvé ça galère. J'ai eu une place en crèche 2 jours par semaine et j'ai trouvé ça formidable.

J'ai eu 3 places en crèche pour le même bébé.

J'ai donné des petits pots. J'ai donné des purées bio. J'ai donné du couscous maison. J'ai donné du MacDo. J'ai donné du potiron écrasé en soupe.

J'ai donné du Gallia, du Milumel, du Guiguoz.

J'ai accouché de façon hypermédicalisée, 12 heures d'attente, une péridurale foirée, une hémorragie, j'ai mis 10 jours à juste me lever.

J'ai accouché sans péridurale, après 15 heures de travail et une heure après, j'étais debout.

J'ai eu un tout petit bébé. J'ai eu un très gros bébé.

J'ai eu un bébé qui ne dort pas. J'ai eu un bébé qui dort 12 heures par 24 heures.

Mon bébé est blond. Mon bébé est brun.

Je suis une mère indigne, prête à tout pour les faire garder et filer au spa. Je suis une mamuniste gaga de ses gosses, qui saoule tout le monde parce qu'elles ont eu trois dents et qu'elles disent "mmmamamam".

Mes enfants m'énervent. Mes enfants m'enchantent.

Travailler quand on a des enfants, c'est ultra difficile. Avoir des enfants quand on travaille, c'est ultra difficile. La vie de mère active, c'est simple comme bonjour.

Je trouve que leur père n'en fait pas assez. Je trouve que leur père en fait trop.

En sortant de la crèche, je fais la roue et je chantonne "Freedom, freedom"...

En sortant de la crèche, je vais me cacher dans le local à poussettes pour pleurer.

Vivement les vacances. Vivement la rentrée.

Je meurs d'envie d'un troisième enfant. J'ai pris rendez-vous pour me faire ligaturer les trompes. 

Quand mes enfants sont là, le mercredi, vers 18 heures, je frise l'hystérie et je déprime. Quand mes enfants ne sont pas là, je déprime.

Les couches de mon bébé puent, et j'aime bien cette odeur.

J'ai utilisé du liniment. J'ai utilisé des lingettes.

J'ai crié "Vous allez vous taire !" J'ai chuchoté: "Il faut du calme dans une maison."

Hors de question que je surcharge mes enfants d'activités. Où sont les formulaires pour la baby gym, le conservatoire, l'école du cirque, la piscine ?

Moi vivante, mes enfants n'iront pas en colo. "Oui, bonjour, je vous appelle pour confirmer l'inscription en colo."

Mon travail est ce que j'ai de plus important. Mes enfants sont ce que j'ai de plus important.

J'ai consulté un pédopsy. J'ai fait de l'haptonomie. J'ai suivi une thérapie EMDR. Je me suis dit, j'ai besoin de personne. J'ai rappelé tout le monde.

Mes parents ne m'ont pas du tout aidée. Mes parents m'ont aidée comme jamais.

Je n'avais aucune copine mère. Toutes mes copines étaient déjà mères, ou presque.

Quand j'ai accouché, j'étais fauchée. Quand j'ai accouché, j'avais mis des euros de côté pour pouvoir lever le pied après le congé maternité.

Mes habits de grossesse sont moches. Mes habits de grossesse sont sublimes.

Je déteste être mère. J'adore être mère.

Tout est vrai.

 

 


Oui, il y aura une conférence Maman travaille en 2013 ! (+ d'infos)

Chères lectrices et lecteurs du blog Maman travaille,

Chères adhérentes et chers adhérents (nous avons tout de même près de 10% d'adhérents masculins) de l'association Maman travaille,

Le 9 février 2012, vous avez peut-être participé à la 1ère conférence Maman travaille, la "Journée des mères actives" (JMT pour les intimes) dont voici quelques extraits:

 

  

C'est avec un immense plaisir que nous vous annonçons la 2ème édition de la Journée Maman travaille pour le mois de juin 2013 !

Lire la suite "Oui, il y aura une conférence Maman travaille en 2013 ! (+ d'infos)" »