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Maman, je veux pas que tu travailles ! Comment concilier vie familiale et vie professionnelle sans culpabiliser, Par Anne-Marie et Isabelle Fillozat

Maman je veux pas que tu travailles fillozat couv

 

Maman, je veux pas que tu travailles ! Comment concilier vie familiale et vie professionnelle sans culpabiliser, est un livre écrit par Isabelle Fillozat (auteure du best seller J'ai tout essayé !) et sa mère, Anne-Marie. Psychanalyste et psychothérapeute, la mère et la fille se sont penchées sur les mécanismes de la culpabilité des mères qui travaillent.

A travers une analyse circonstanciée de tout ce qui se joue dans une relation entre une mère et son enfant, elles démontrent brillamment comment la culpabilité s'insère peu à peu dans la vie professionnelle des mères et promettent des solutions pour être une mère "active et heureuse". Lecture commentée...

Anne-Marie et Isabelle Fillozat commencent leur livre par une suite de préjugés / réalités fort à propos. Exemples ? Une mère qui travaille ne peut pas s'occuper de son bébé, un bébé en crèche est souvent malade... Avec l'appui de chiffres de l'INSERM par exemple, elles démontent un à un ces préjugés néfastes, sans pour autant tomber dans l'angélisme. 

Elles proposent ensuite d'analyser les différentes phases de la culpabilité, avec des exercices pratiques, que j'apprécie car ils ne tombent pas dans le jugement facile et invitent à une réflexion globale

 

- Demandez-vous ce qui vous tranquilliserait pour confier votre bébé ?

- Qu'auriez-vous envie de dire à votre compagnon sur les tâches ménagères ?

- Quel message avez-vous reçu de vos parents sur la femme qui travaille ?

 

Les pleurs du bébé au moment de la séparation, le refus de la cantine, l'énérvement de la mère qui ne parvient pas à tout faire, ou la question des devoirs à concilier avec une vie professionnelle prenante.

Il y est aussi question des loisirs, des activités extra scolaires et de la conciliation vacances des enfants / vie pro des parents, avec quelques lapalissades néanmoins toujours bonnes à rappeler, selon moi: par exemple, les enfants ont-ils vraiment besoin de partir 8 semaines loin de la maison chaque année ? Est-ce grave s'ils s'ennuient ? 

 

A la fin, on sent l'expertise des psys avec notamment quelques suggestions pour une meilleure communication avec nos enfants. Par exemple, demander "Comment ressens-tu tel événement ?" plutôt que "Qu'est-ce que tu as fait à l'école ? C'était bien ?" auxquelles les enfants ne répondent que rarement.

 

L'extrait intéressant de "Maman, je veux pas que tu travailles ! Comment concilier vie familiale et vie professionnelle" de Anne-Marie et Isabelle Fillozat:

 

Maman je veux pas que tu travailles

L'avis de Maman travaille:

Un sujet très bien maîtrisé avec des approches ultra concrètes et peu dogmatiques; comme on les aime ! Des conseils pertinents et des remises en question salutaire, avec peut-être une vision du "papa" un peu "à l'ancienne", mais que chaque lectrice adaptera comme elle le souhaite, à sa sauce. Publié précédemment sous un autre titre, il a été rebaptisé au "goût du jour" ;)

Pour moi, un indispensable de la bibliothèque d'une mère active qui culpabilise, un ouvrage didactique qui complète très bien un livre plus pratique comme "Les 200 astuces de Maman travaille"

 

NB Livre acheté lors de la dernière Journée Maman travaille

 

Mon enfant pleure le matin: 12 pistes de solutions testées et approuvées

Commentaires

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Sandrine

Ce livre arrive au bon moment pour moi. Après lui avoir expliqué pourquoi je travaille, mon fils de 3 ans m'a dit "moi j'aime pas l'argent, je préfère quand Maman soit à la maison"
Ma nièce de 4 ans a également dit "Je ne veux pas que tu m’achète des vêtements j'en ai assez dans le placard, je préférerai que tu travaille moins"

Elle-mère

Merci pour cet article! Je n'ai pas lu ce livre, mais je me pose une question:

Faut-il faire en sorte que les femmes culpabilisent moins OU évoluer vers une situation où les deux parents partageraient ce fardeau de la culpabilité et tâcheraient de l'alléger en faisant des efforts tous les deux?

Personnellement, j'ai beaucoup de mal à faire en sorte que mon mari (qui fait beaucoup côté tâches ménagères, cad la lessive et les courses, surtout), se sente aussi concerné par les rhumes, les devoirs et les vacances des enfants. J'ai pris en charge cet aspect parce que j'étais plus disposée à prendre la question à bras le corps et parce que j'ai plus de souplesse dans mon travail. Maintenant c'est un peu... installé!

nathalie

Je suis toujours un peu étonnée par cette histoire de culpabilité. Est ce vraiment le bon terme ? Pour moi on ressent de la culpabilité quand on néglige quelque chose que l'on devrait faire, et qu'on n'a pas envie de faire, pour quelque chose de plus agréable.
Pour ma part j'ai plutôt ressenti de la culpabilité à l'égard de mon travail (arriver tard, m'arranger pour partir plus tôt, prendre un temps partiel...) et simplement de la frustration à devoir laisser mes enfants. Par contre, ceux-ci n'ont jamais fait de remarque du style "je ne veux pas que tu travailles", peut être parce qu'ils comprenaient que j'étais triste de devoir les laisser ?

carine

@sandrine, ben si tu lui réponds que si maman ne travaille pas, il n'y a pas de maison, ça devrait le calmer.

Moi j'ai attendu d'avoir une vie professionnelle pour avoir une vie familiale (et je pense que c'est courant chez la génération Y), alors la question ne se pose même pas.

Leona

Ce livre a l'air très intéressant, je vais me le procurer.

J'ai de la "chance" en la matière, tous les copains-copines de mes filles ont des mamans qui travaillent, donc je pense que mes filles ne se rendent même pas compte qu'il est possible qu'une maman ne travaille pas :-D

Je ne ressens aucune culpabilité à travailler. J'ai bossé très dur pour arriver à mon job actuel, et je tiens à donner à mes filles le "modèle" d'une femme qui ne dépend de personne financièrement (je gagne même un peu + que mon époux), et qui a un cercle de connaissances qui va au-delà des parents d'élèves et de la famille, même si c'est très dur d'avoir l'impression d'enchaîner deux "journées" de travail chaque jour. Je crois en l'idée du "ce n'est pas tant la quantité de temps qu'on passe avec les enfants qui compte pour eux, c'est la qualité".

tanis

Si un enfant dit "papa je veux pas que tu travailles" la réponse est toute trouvée . alors pourquoi les femmes se sentent elles inquiètes de cette question? On bosse parce qu'il faut gagner sa vie et si possible être bien dans son boulot, c'est tout! Les enfants aussi auront à bosser un jour. Plus de réalisme et moins de niaiserie ce serait bien dans l'éducation des enfants. J'ai 3 enfants et j'ai toujours travaillé. ...

Jo

Je viens de finir ce livre car je vais bientôt retravailler, mon congé parental prend fin. J'adore les livres d' Isabelle Filliozat sur l'éducation bienveillante. Mais là, je suis un peu "indécise" sur ce livre. Il y a beaucoup de choses vraies mais aussi beaucoup de choses perturbantes...A savoir qu'à la lecture de ce livre, on ressent beaucoup de rancoeur, de colère, face aux hommes, à la société concernant le statut des femmes...Devient-on vraiment "une servante" le jour où l'on se marie ? Si l'on reste un peu à la maison, somme nous donc des mères surprotectrices, étouffantes, qui ne donnent pas le bon exemple à ses enfants puisqu'elle est "inactive" ? L'homme est totalement réduit à un goujat qui fuit ses responsabilités et préfère son boulot et sa télé à sa famille et qui le sait !! puisqu'il utilise sa femme comme une femme de ménage... Pendant ma lecture, je me suis plutôt senti révolté, pas du tout apaisé ni rassuré...J'ai même eu l'impression d'être une mauvaise mère puisque je ne travaille pas...

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