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Mon enfant pleure le matin quand je le dépose : comment faire ? 12 pistes de solutions

Vous avez un ou plusieurs enfant/s, un ou plusieurs travail/aux, en conséquence de quoi vous déposez votre chérubin à l'école, chez la nounou ou à la crèche chaque matin pour vous rendre au turbin (ça rime). Mais voilà, vous avez un gros problème: votre enfant pleure. Que faire ? Maman travaille a posé la question... et trouvé des réponses.

La scène: vous, plus ou mons habillée, une seule jambe épilée et un soeul oeil maquillé, avez réussi à vous préparer dans les délais qui vous étaient impartis. Vous avez encore le générique de "Dino Train" dans la tête, et vous pensez enchaîner directement avec un brief sur les rétrocommissions de l'après-loi Sapin quand, ô surprise, comme hier, avant-hier, avant-avant-hier et tous les autres jours, votre enfant se met pleurer.

Il pleure, donc, crie, s'accroche à vous, vous dites quelque chose de stupide comme "il est déjà 8 h14 mon lapin", la maîtresse / les assistantes maternelles / les parents vous regardent de travers et murmurent des choses à l'oreille de leur enfant en vous montrant du doigt, votre enfant se tape la tête sur un muret ou sur le sol, rampe vers vous, crie "maman... maman..." (ou "mmmmmm" s'il ne parle pas encore) fait une bouche à l'envers, vous le reprenez dans vos bras, vous avez aussi les larmes aux yeux et à 8 heures 50, la directrice vous arrache le bébé des bras, vous met dehors à coups de pieds et vous allez pleurer en cachette dans le local à poussettes. (Non, ce n'est pas du vécu).

Alors comment régler ce problème ? D'où viennent ces pleurs ? Une fois la cause trouvée, il sera plus facile d'agir sur sa conséquence. Est-ce que votre enfant est malheureux ? On l'embête à l'école ? Il est épuisé ? Dans "Le pédopsy de poche", Stéphane Clerget émet l'hypothèse que l'enfant pleurerait pour rassurer une mère trop fusionnelle, pour lui dire "mais non maman, je n'ai pas envie de te quitter ne t'inquète pas". Bien sûr, il peut y avoir dix mille autres raisons, que nous allons explorer...

 

1. Arriver plus tôt

Votre enfant est peut-être angoissé par l'arrivée sur son lieu de garde ou à l'école. Trop de cris ? trop d'enfants ? Trop de monde d'un coup ? Si vous pouvez arriver une quinzaine de minutes plus tôt, ça lui permettra de s'approprier la classe en petit comité ou de profiter seul/e de la personne en charge de sa garde. Pour ma part, j'ai remarqué que mon deuxième enfant déteste arriver tard à la crèche: si un bébé pleure, elle va pleurer aussi. Arriver quand seuls deux ou trois bébés sont déjà présents diminue le risque de pleurs...

2. Modifier le rituel du coucher

Si votre bébé ou votre enfant pleure le matin, c'est peut-être du à une mauvaise nuit ? Claire, assistante maternelle, nous conseille de renforcer le petit moment du soir: "Pour bien dormir, l'enfant a besoin d'être accompagné jusqu'à un certain âge. Pour un bébé, un petit bain ou une toilette au lait, pour un grand, un brossage des dents et des mains, dans tous les cas une chambre non surchauffée et un temps calme permettent de mieux s'endormir... et donc, de mieux se réveiller, moins énervé !"

3. Lever l'enfant plus tôt le matin

C'est mon sage-femme qui m'avait fait remarquer qu'une quantité incroyable de parents hurlent sur leurs enfants de bon matin parce qu'ils sont en retard. Pourtant, se lever 15 minutes plus tôt suffit parfois à améliorer toute une organisation ! Notamment, les bébés ont besoin d'avoir leur "dose" de sécurité affective. Se réveiller plus tôt pour prendre le temps d'un bon câlin ou mieux, d'un mini massage de bébé, adoucit tout de suite l'ambiance. Pour les plus grands, ça leur permet de prendre leur petit-déjeuner tranquillement et de ne pas faire leurs adieux sur la digestion... donc, parfois, de moins pleurer.

4. Préciser l'organisation de la journée

" Certains enfants sont dans l'incertitude, pour eux le déroulé de la journée n'est pas clair et les angoisse..." relate Anne, 34 ans, professeure des écoles à Paris. "L'idéal, c'est de revoir avec eux le matin ce qui va se passer, leur programme: maman te dépose, tu manges à la cantine, la nounou vient te chercher, et papa te retrouve à la maison pour le dîner", par exemple. Plus rassurés et en parfaite connaissance de leur planning, ils peuvent s'apaiser" note Claire. Pour la cantine, lisez le menu avec votre enfant en soulignant ce qu'ils aiment.

5. Vérifier l'absence de gros problème

Si les pleurs s'éternisent ou se focalisent sur un sujet en particulier - Marine est méchante, j'ai peur de l'animateur, je ne veux pas aller à la cantine... - vérifiez avec votre enfant et l'équipe éducative que tout se passe bien à ce niveau-là, et communiquez avec votre enfant pour le rassurer: oui, vous prenez bien en compte ses demandes.

6. Positiver sa journée à lui - ou elle

Le matin, j'avais tendance à me justifier auprès de mes enfants en leur disant "désolée, je vais travailler, j'ai des rendez-vous..." jusqu'à ce que ma soeur, enseignante, me fasse remarquer que c'était un peu égocentrique. (Enfin, elle l'a dit plus gentiment, mais c'était l'idée). Clairement, que j'ai des rendez-vous professionnels ou que j'aille au spa, mes enfants s'en moquent comme de leur première couche. Ils veulent savoir pourquoi EUX vont à l'école ou à la garderie. Essayez donc de remplacer le "Maman va travailler..." par "Bébé va s'amuser..." ou "Tu vas apprendre des choses..."

7. Ne pas éterniser pas le départ

On voit toujours des parents qui s'attardent... en petite section de maternelle, je me souviens d'une mère qui ne partait pas tant que sa fille ne pleurait pas ! C'était insupportable et même la maîtresse n'en pouvait plus, j'ai l'impression. Elle posait sa fille à l'entrée de la classe, lui faisait un bisou, disait au revoir, revenait, restait un peu, demandait "Ca va ? t'es sûre ? vraiment ?" et in fine évidemment, la petite fille pleurait... Dites clairement au-revoir une bonne fois, et partez. Ne soyez pas sadique en revenant.

8. Changer votre façon de dire au-revoir

Autre souci: l'au revoir mal organisé. Au début, j'arrivais, je faisais un bisou à mon bébé, je la posais, je faisais les transmissions, je lui disais au revoir et je partais -> et là c'est le drame. Sur les recommandations des puéricultrices, j'arrive, je lui fais un bisou, je lui dis au revoir, je vais faire les transmissions et je pars. Si elle joue, je n'attire pas son attention sur moi: on s'est déjà dit au revoir plus tôt.

9. Changer de parent accompagnant

Parfois, les enfants répondent à une demande de leurs parents, ou sentent un parent plus fragile, plus anxieux... tentez dans ce cas de modifier l'accompagnant. "Sur les conseils de ma psy, j'ai cessé d'accompagner mon fils à l'école, c'est son papa qui l'amène et je vais le chercher. Avec lui, il ne pleure jamais ! En fait il culpabilisait de me laisser "seule", alors que son père, pas du tout." raconte Lauriane, 28 ans, mère d'Ethan, 4 ans.

10. Demander de l'aide à l'équipe éducative

Un bébé ou un enfant ont besoin de se sentir en sécurité: pour cela, n'hésitez pas à solliciter l'équipe éducative en soulignant que votre enfant aurait besoin d'un accueil un peu plus chaleureux, d'un câlin, d'un bisou, d'un mot gentil, ou tout simplement d'un bonjour.

11. Créer un rituel du matin

Comme il existe un rituel du coucher, n'hésitez pas à mettre en place un rituel matinal. "Le soir, c'est la course et le matin, ma fille de 9 ans a très envie de me raconter ses journées. On se voit 30 minutes par soir, c'est trop peu. Du coup tous les matins, nous partons elle et moi pour un petit déjeuner au café en face de son école. Nous buvons un chocolat chaud et mangeons un croissant, et après ce moment de détente mère-fille nous filons sans crise ! J'ai mis 6 ans à trouver ce truc... une copine accompagne ses enfants à l'école en vélos, c'est leur rituel..." comme cette jeune maman, à vous de voir comment organiser vos matinées pour les ritualiser.

12. Ne pas avoir envie de pleurer, soi

Nos enfants sont loin d'être stupides et ils sentent quand nous sommes tendus, stressés, à fleur de peau. Commencer par prendre soin de soi - une douche, des habits qui nous plaisent, un sac prêt, une boisson chaude... - permet d'être plus détendue et donc, d'avoir moins envie de pleurer. "Je me réveille 10 minutes plus tôt et je réveille mes fils 10 minutes plus tard" raconte Sonia, 36 ans. "Ainsi, j'ai 20 minutes pour moi seule avec mon thé, je me relaxe et je n'a plus envie de pleurer quand je les dépose... J'ai aussi beaucoup relativiser: ne plus culpabiliser permet de confier ses enfants le coeur léger !"

 

Avec ces 12 pistes, espérons que vous sortirez vite de cette mauvaise passe... qui ne dure qu'un temps: rares sont les lycéens de 18 ans qui pleurent et s'accrochent à leur maman pour ne pas aller à l'école...

Commentaires

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manhattan27

Hélas il y aussi des cas où explorer des 12 pistes ne suffit pas... il faut alors chercher, chercher encore. Et finir par admettre parfois qu'il n'y a aucune explication, aucune raison rationnelle. Ma cadette a sangloté tous les matins pendant quasiment toute sa première année de maternelle. Tous les matins. Sans exception. Alors qu'à la crèche l'arrivée le matin se passait bien, une petite larme les premières semaines et ensuite plus rien. Nous avons tout essayé. Partir un peu plus tôt, arriver en premier dans la classe, emporter un doudou à l'école, la faire accompagner par sa grande sœur qui, elle, adore aller à l'école, discuter avec la maîtresse, avec l'ATSEM, avec la psychologue de l'école (plusieurs rendez-vous), avec le pédiatre... ça a été absolument horrible. Tous les matins, celui de nous deux qui l'emmenait à l'école savait qu'ensuite il aurait le ventre noué pendant tout le trajet école-bureau.

La seule explication que j'ai fini par trouver est une sorte d'hyper-sensibilité au bruit : le bruit fort et constant de 28 gamins dans la classe (à la crèche ils n'étaient que 10 dans son groupe), puis le bruit terrible dans la cantine, dans le préau, dans la cour... qui oblige souvent l'équipe adulte à élever la voix... ma fille a toujours été extrêmement sensible aux bruits forts. Peut-être que ça l'a amenée à avoir peur d'aller à l'école ? Ce qui m'a mise "sur la piste", c'est qu'il lui arrivait de pleurer aussi dans la journée, sans réclamer papa-maman mais juste en allant demander un câlin (un abri ? un peu de calme ?) à l'ATSEM pendant la récréation ou la séance de sport dans le préau. Finalement je ne saurai jamais si c'était bien une des raisons. Cette année, l'arrivée du matin se passe nettement mieux, heureusement. Bon courage à ceux et celles qui traversent ce genre de situation pendant des mois...

Rodami

Bonjour,

et merci pour ce post. Pour ma part le livre d'Elisabeth Pantely m'as beaucoup aidé a trouver et appliquer des astuces pour calmer les angoisses de séparation avec mon fils de 2ans et demi. Apres avoir fait un poster qui explique la journée qu'il va passer et l'avoir regardé pendant quelques jours ca allait deja mieux. Les bisous dans sa main, en stoque illimité a s'appliquer pendant la journée l'ont aidé aussi.

Bon courage a toutes qui traversent ce moment difficile.

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